ANDRE BUZIN
Oiseaux
Année 2002
PIGEON COLOMBIN
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André BUZIN


Impression des pages d'album pour le pigeon colombin
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Carte maximum blanco


3069
Papier :
Fluorescent,
gomme jaunâtre


PHOTO EMISE A L'OCCASION DU
25ème ANNIVERSAIRE
CARTE EMISE A L'OCCASION DE
DE PHILABOURSE 2002



LE PIGEON COLOMBIN















Nom scientifique : Columba oenas
Famille : Columbidae
Taille : 32 à 34 cm
Envergure : 63 à 69 cm
Poids : 250 à 340 grammes

Aspect

Le pigeon colombin est le plus petit membre appartenant au genre columba en Europe. Son plumage est à dominante bleutée et gris violet, avec un éclat métallique typique sur le cou. Les pattes sont rouge-corail vif et soutenu. Le blanc sur les côtés du cou et le bord des ailes, caractéristique du pigeon ramier, et le croupion d'un blanc éclatant typique du pigeon biset ou de ses descendants domestiqués sont absents chez le colombin. En Europe, on pourrait le confondre avec le pigeon biset, uniquement en Méditerranée où niche ce dernier. D'autre part, l'Europe est peuplée de pigeons sauvages, qui peuvent s'orner des mêmes couleurs que le pigeon colombin. Ces pigeons nichent essentiellement en ville, mais peuvent également faire des incursions dans les terres dégagées, à la recherche de nourriture, dans les mêmes endroits que ceux fréquentés par le colombin, accroissant encore les risques de confusion lors de l'identification.

Comportement

Après la saison de reproduction, il se mêle souvent aux pigeons ramiers, aux corbeaux freux et aux choucas des tours, mais on le voit parfois vivre en groupe spécifique d'une petite vingtaine d'individus. Le mâle parade en volant lentement, bat amplement des ailes et claque les pointes des primaires sur son dos. Il plane ensuite, la queue étendue et les ailes levées souvent d'arbre en arbre ou en tournoyant pour revenir au perchoir initial. Les espèces vivant en Europe Occidentale sont sédentaires alors que les populations du nord et de l'est migrent à l'ouest et au sud.


Habitat

Le pigeon colombin préfère les bois non exploités de feuillus ou d'essences mixtes, mais s'installe aussi parfois dans les grands parcs. Cependant, il n'est pas limité aux bois et aux cultures : il apprécie les falaises, les flancs de montagne et les à-pics plutôt dans les terres que sur la côte, occupant des carrières et s'envolant bruyamment si on le dérange. Il est typique des fermes très arborées de plaines et de lisières de bois, surtout quand il peut nicher dans les gros trous de vieux arbres. L'abattage des vieux arbres renfermant des cavités est probablement la cause principale de sa régression partout sur son aire de répartition. Celle-ci couvre l'ensemble de l'Europe, excepté l'extrême nord et la Grèce, et s'étend à travers l'Asie-Mineure, l'Asie Centrale et la Sibérie Occidentale.

Aire de répartition

Migrateur dans le nord, sédentaire ailleur.


Le vert correspond aux régions où l'espèce existe toute l'année
Le rouge aux régions où la présence est rare ou occasionnelle

Reproduction

Période de nidification : fin mars à août
Nombre de couvaisons : 2 à 4 couvées.
Nombre d'œufs : 2 œufs blancs.
Incubation : 16 et 18 jours.
Nid : Le pigeon revient relativement tôt au printemps et attire l'attention par le roucoulement que le mâle émet pour séduire la femelle et marquer son territoire. Le pigeon colombin est le seul membre de l'ordre des colombiformes à nicher presque exclusivement dans les trous d'arbres ou de nichoirs. La cavité prévue pour le nid est parfois tapissée sans grand soin de brindilles et de paille. premiers jours, les parents nourrissent les petits avec une substance rappelant le lait caillé, qu'ils sécrètent dans leur jabot. Puis, de quantités toujours plus importantes de graines trouvées dans les champs et en forêt sont incorporées au menu. Vers la fin de la période de nidification, les jeunes ne reçoivent plus que des graines, que les adultes humidifient et ramollissent dans leur jabot.
Envol : 20 à 30 jours
Plumage juvénile : moins d'un mois


Migration

Sa migration prénuptiale est plus diffuse et plus discrète que celle du pigeon ramier avec lequel il est souvent confondu. En France, pays critique en raison d'un effondrement des populations, il est partiellement sédentaire. Pour les migrateurs, la migration commence aux environs du 15 février (50% des oiseaux ont été observés le 5 mars et 99% le 4 avril). La période proposée par le rapport «Ornis» (2001) est la 3e décade de février, date retenue par l’Observatoire national de la faune sauvage et de ses habitats comme début de la migration prénuptiale.

Voix

Hou-wou caverneux.

Nourriture naturelle

Il picore surtout des graines, des feuilles, des tiges et des bourgeons sur le sol, en marchant lentement ou à l'arrêt. Il préfère les terrains plus ou moins dénudés et s'alimente près de l'eau (pour s'abreuver souvent) ou dans les arbres.


Etat des populations

Non menacé en Europe, il est en forte régression en France depuis 30 ans au moins, où il est "à surveiller", semble-t-il parce que son habitat l'est aussi, et en raison de la chasse; plus de 50.000 pigeons colombins seraient tués par les chasseurs annuellement en France, rien que dans le sud-ouest (pour un effectif nicheur estimé à 1.000 à 10.000 couples pour toute la France, par Yeatman en 1976). Il est en fort déclin dans ce pays (- 57 % en 1976) bien que considéré comme non menacé au niveau européen (où il est néanmoins classé en annexe 2 de la Directive oiseaux et en annexe III de la Convention de Berne) et alors que le nombre d'hivernants serait de 100.000 à 200.000 colombins en France

. Les nicheurs semblent avoir disparu du Sud-Ouest du pays. Et moins de 10 % de l'effectif nicheur européen y est représenté, alors que plus de 10 % des hivernants y sont présents.

Une expérience consistant à poser des nichoirs, dans certaines forêts a pour objet d'y freiner sa régression, mais il ne bénéficie pas en France de mesure de protection ni de moratoire pour la chasse.

Ses effectifs sont pourtant encore importants et en augmentation au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, et ils sont importants et stables en Russie, Allemagne, Espagne, Bélarus et Roumanie. Les effectifs se sont légèrement reconstitués en Belgique, au Danemark et en Irlande. En Espagne les populations migratrices sont en déclin bien plus net que les populations sédentaires.




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