|
Oiseaux Année 1994 JASEUR BOREAL André BUZIN Impression des pages d'album pour le jaseur boréal |

| 2534 | ||
|---|---|---|
| Papier : Polyvalent phosphorescent, gomme verdâtre |
||
| PHOTO A L'OCCASION DU 25ème ANNIVERSAIRE | ||
|---|---|---|

Nom scientifique : Bombycilla garrulus.
Famille : bombycillidés.
Taille : 18-20 cm.
Envergure : 32-35 cm.
Poids : 40-68 grammes.
Âge maximum : 13 ans.
Aspect
Le jaseur boréal est l’un de nos hôtes les plus rares mais aussi l’un des plus beaux.
De la taille d’un étourneau, sa silhouette trapue est parfaitement reconnaissable à un
bandeau noir sur la tête, ainsi qu’une bavette noire sur la gorge. Il porte une large
huppe pointue de couleur ocre-roux qui est bien visible et qui peut être dressée à la
verticale. Sa courte queue noire se termine par une bande jaune. Le dessous de sa queue
est roux vif. Son plumage a l’aspect de la soie. Le dessus est brun gris et le dessous
gris rosé avec bas-ventre roux marron. Son croupion est gris. Il se reconnaît aussi
aisément aux extrémités cireuses ou vivement colorées des rectrices, des rémiges et
des couvertures primaires. Les rémiges primaires noirâtres sont bordées de jaune et de
blanc. Repliées, les ailes présentent des traces de rouge cireux. Il se distingue aussi
par les extrémités rouges de ses rémiges secondaires. La femelle adulte est comme le
mâle adulte mais parfois avec des chevrons incomplets au bout des primaires. Sa bavette
a un bord inférieur indécis. Elle a une barre caudale jaune plus étroite et souvent chez
les jeunes femelles, les petites pointes rouges sur les secondaires sont absentes ou
moins nombreuses et plus longues que chez le mâle adulte. Le jeune à une face pâle,
avec stries aux flancs et au ventre et l’immature est sans jaune aux primaires ni rouge
aux secondaires.
En vol, une troupe de jaseurs ressemble assez bien à un groupe
d’étourneaux. Leurs vols rectilignes avec de brefs planés et de longues ondulations
peu amples, rappellent assez celui d’une bande d’étourneaux. Cependant le vol du jaseur
est plus rapide, et son profil est plus gracieux et plus élancé. Il vole aussi en
groupes en formation serrée.
Comportement
Grégaires et généralement peu craintifs, on les voit souvent au bord des routes ou dans
les jardins. Ils se montrent tout à fait confiants et se soucient peu des observateurs
lorsqu’ils entreprennent d’exploiter une haie ou un buisson garni de baies dans un
parc et un jardin. Ils se regroupent en bandes pour se nourrir et ils cueillent les
baies ou les fruits avec des postures acrobatiques. Les Jaseurs boréaux se perchent
souvent sur des endroits proéminents et aiment beaucoup se désaltérer. Entre deux
séances de nourrissage, ils se reposent. Espèce erratique.

Habitat
Le Jaseur boréal vit dans la taïga et dans les forêts de résineux et de bouleaux de
l’hémisphère Nord. Il fréquente aussi les bocages, les jardins et les parcs également
en Europe du sud, mais uniquement en hiver, de manière irrégulière et en nombre variable.
Aire de répartition
Circumpolaire dans l’hémisphère Nord, on le rencontre du nord de l’Eurasie, entre
l’atlantique et le Pacifique. Il vit aussi en Alaska et au Canada. En été, il niche
dans la taïga de l’extrême Nord-Est des Pays Scandinaves au nord de la Russie. En
hiver, fréquent dans le Nord de la Scandinavie, irrégulier dans le Sud de la
Scandinavie et l’Est de l’Europe.
Reproduction
Période de nidification : Juin-juillet.
Nombre de couvaisons : une ponte.
Nombre d'œufs : 5-6 œufs.
Incubation : 14-15 jours (femelle).
Nid : les jaseurs cachent leurs nids dans le feuillage dense des conifères,
entre 3 et 15 m au-dessus du sol. Le nid de brindilles, d’herbes et de lichen, garni
de poils et duvets, est construit par les deux adultes. Seules les femelles couvent,
mais les deux parents nourrissent les petits avec des insectes, surtout des moustiques
qui sont extrêmement abondants dans la taïga.
Jeunes : nidicoles.
Envol : 14-15 jours.
Emancipation : délai inconnu.
Plumage juvénile : 3 mois.
Première nidification : un an ?

Migration
Hôtes d’hiver occasionnels, les jaseurs boréals sont observés certaines années en
Europe occidentale. Leur nombre varie fortement d’année en année et peut atteindre
parfois un effectif considérable. Parfois on peut en compter des milliers d’individus
et tandis que d’autres années, ils sont quasi absents. En hiver les jaseurs migrent
vers le sud, en direction de l’Allemagne du Nord, de la Belgique et des Pays-Bas;
quelques-uns vont jusqu’en Grande-Bretagne. Lors de ces irruptions, le Jaseur boréal
peut gagner le nord-est de la France. Environ une fois tous les 10 ans, les années où
la nourriture est beaucoup plus rare dans le Nord, un plus grand nombre de jaseurs va
plus au sud, en France et même en Italie. Ces années exceptionnelles sont celles où la
reproduction a été réussie mais où une mauvaise fructification automnale oblige les
jaseurs à se déplacer vers le Sud et l’ouest, en quête de ressources alimentaires,
car ces oiseaux sont des frugivores spécifiques. Les jaseurs se nourrissent
habituellement de baies de sorbier, et quand ces baies manquent, ils s’envolent à la
recherche de leur nourriture. Ces sortes de mouvements sont le fait d’espèces
dépendantes d’une source de nourriture dont la quantité peut varier fortement d’une
année sur l’autre. En Belgique, en France et en Suisse, l’espèce apparaît
irrégulièrement en décembre et janvier, mais lors des invasions périodiques, elle est
observée en plus grand nombre de début novembre à fin mars ou même avril, époque où ils
partent vers le nord pour se reproduire. Les grandes invasions sont exceptionnelles et
n’ont été enregistrées que cinq fois sur l’ensemble du siècle passé (hivers 1903/1904,
1941/1942, 1963/1964, 1965/1966 et 1988/1989 et 2004/05).
Selon l’ornithologue
genevois, Paul Géroudet «les apparitions irrégulières des jaseurs ont souvent frappé
l’imagination populaire. Ces oiseaux inconnus et bariolés […] ont été considérés plus
d’une fois comme messagers de malheurs annonçant la guerre, la peste ou les grands
froids».
Voix
Le cri est une trille calme, souvent émise par plusieurs oiseaux à la fois.
Le chant est un doux mélange de trilles et de sifflements.

Nourriture naturelle
Pendant la période de nidification, le jaseur boréal se nourrit principalement
d’insectes, capturés en vol à la façon des guêpiers. En hiver, il se nourrit de baies
et petits fruits (gui, aubépine, sorbier, cotonéaster, églantiers…), mais aussi de
pommes, etc. Les fruits n’étant pas très nourrissants, cet oiseau absorbe souvent son
poids de baies en quelques heures seulement. On estime qu’un seul oiseau, se nourrissant
dans un cotonéaster, dévore entre 600 et 1000 baies en une seule journée, c’est-à-dire
plus de deux fois son propre poids !
Mangeoires
Visiteur occasionnel, cet oiseau peu farouche visite aussi les parcs et les jardins.
Si un jaseur boréal arrive dans votre jardin, il va se gorger de baies, dénudant
complètement l’arbuste avant d’envoler vers le suivant. Dans les jardins, il mange
des pommes, des fruits de pyracantha et de cotonéaster. Si l’hiver est assez doux, on
pourra l’observer en train d’attraper des insectes volants, ce qui est son régime d’été.
Lorsque les ressources en baies sont limitées, ils fréquentent occasionnellement les
mangeoires lorsqu’il y trouve des baies séchées ou des fruits à pépins.
Etat des populations
Statut Espèce non menacée.
| Carte maximum blanco |
Carte maximum BRUSSEL-BRUXELLES |
Carte maximum BRUXELLES-BRUSSEL |
Carte maximum BRUSSEL-BRUXELLES Pince et loupe |
Carte maximum BRUXELLES-BRUSSEL Pince et loupe |
|---|---|---|---|---|
| F.D.C. BRUSSEL-BRUXELLES |
F.D.C. BRUXELLES-BRUSSEL |
|---|---|
|
|