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GRAND DUCHE DE LUXEMBOURG Année 2008 CHEVREUIL André BUZIN Impression des pages d'album pour le chevreuil |
| 1760 |
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| 1760 - Feuillet de 9 timbres |
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| Invitation à l'Exposition "La vie en forêt" Couverture |
Invitation à l'Exposition "La vie en forêt" Page intérieure gauche |
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| Invitation à l'Exposition "La vie en forêt" Page intérieure droite |
Invitation à l'Exposition "La vie en forêt" Dos de couverture |
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| Carte pour envoi sous enveloppe Type 1 - Blanco |
Carte pour envoi sous enveloppe Type 1 - Préoblitérée |
Carte pour envoi sous enveloppe Type 2 - Blanco |
Carte pour envoi sous enveloppe Type 2 - Préoblitérée |
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| Carte pour envoi sous enveloppe Type 1 - Blanco |
Carte pour envoi sous enveloppe Type 1 - Préoblitérée |
Carte pour envoi sous enveloppe Type 2 - Blanco |
Carte pour envoi sous enveloppe Type 2 - Préoblitérée |
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| Carte maximum blanco | Carte maximum "LUXEMBOURG", type 1 | Carte maximum "LUXEMBOURG", type 2 |
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| Souhaits de la Poste | Carte souvenir de l'expo |
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![]() Cris et images de chevreuils Un chevreuil attaque un homme |
Nom scientifique : Capreolus capreolus
Règne : Animalia
Embranchement : Chordata
Sous-embranchement : Vertebrata
Classe : Mammalia
Sous-classe : Theria
Infra-classe : Eutheria
Ordre : Artiodactyla
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Famille : Cervidae
Sous-famille : Capreolinae
Genre : Capreolus
Description
C'est un animal agile et rapide, à la robe brunâtre et à la face plutôt grise, qui peut atteindre 63 à 68 cm
(femelles) et 66 à 73 cm (mâles) de hauteur au garrot, 95 à 135 cm de long, 13 à 22 kg pour les femelles contre 17
à 30 kg pour les mâles (35 dans un habitat très riche), et vivre jusqu'à 15 ans (la plupart ne dépassant toutefois
pas 6 ou 7 ans). À âge égal, le mâle pèse 2 à 3 kg de plus que la femelle.
Il porte des bois caducs (qui tombent chaque année) et plutôt courts. Le chevreuil est dit anoure (c'est-à-dire
sans queue) et artiodactyle (il marche sur deux doigts porteurs, à chaque membre).
Pelage : celui du faon est tacheté durant deux mois. Le chevreuil subit deux mues par an, au printemps (le pelage
devient roux vif) et en automne (le pelage vire au gris-brun), avec une mue plus précoce chez les jeunes. En hiver,
certains chevreuils ont la base du cou ornée d'une ou deux taches claires, dites serviette.
La tache claire et érectile qui orne le fessier est dite miroir ou rose; d'un blanc pur en hiver, elle devient
jaunâtre en été.
Dimorphisme sexuel : le brocard a un corps plus trapézoïdal, au centre de gravité porté vers l’avant. Hormis en
novembre-décembre, ses refaits et ses bois le distinguent de la femelle. En hiver, son miroir en forme de rein ou
de haricot (alors que celui de la femelle a une forme de cœur) le distingue, de même que son pinceau pénien (de
profil). La chevrette a un centre de gravité porté vers l'arrière et ne porte pas de bois.
L'âge est déterminé par l'observation des dents de la mâchoire inférieure :
- de 0 à 4 mois (4 incisives, 3 prémolaires, dont la troisième est trilobée);
- au 4e mois, la 1re molaire apparaît;
- de 10 à 12 mois, une 3e molaire (trilobée) apparaît;
- de 12 à 14 mois, les prémolaires remplacent les laits (la 3e prémolaire définitive est bilobée);
- à 15 mois, la denture est complète (32 dents, dont 4 incisives, 3 prémolaires, 3 molaires).
La mâchoire supérieure est normalement dépourvue d’incisives, mais chez certains sujets une voire deux canines
"reliques" apparaissent (vestiges d’anciennes défenses encore présentes chez le cerf (on les appelle crochets ou
fleurs de lys).

Appellations et espèces voisines
Le mâle est appelé brocard (à un an le mâle porte des "broches" d'où le nom de brocard); la femelle, chevrette; le
jeune avant 6 mois, faon; le jeune entre la mue d'automne et un an, chevrillard. Le chevreuil est parfois appelé
cabrol.
En français canadien, le mot chevreuil peut désigner aussi le cerf de Virginie.
Répartition et habitat
Le chevreuil fréquente surtout des régions ayant une densité de 50 % de feuillus et 50% de conifères. Le chevreuil
est présent en Europe et en Asie où il peut atteindre 20 à 30 têtes pour 100 hectares.
Il vit dans des milieux variés : bois, forêts de feuillus ou de conifères, bosquets à végétation herbacée variée
ou clairières. Les taillis sous futaie avec espaces dégagés lui sont favorables. On le trouve aussi dans des
champs et des prairies, ainsi que dans des parcs et réserves fauniques. Il est sédentaire, sauf dans la période du
rut où le mâle se déplace pour aller féconder le plus grand nombre de femelles sur son territoire. Ses mœurs sont
surtout crépusculaires, mais il est aussi visible en plein jour. Il peut vivre en solitaire, par couple ou en
groupes familiaux (hardes) composés d'une ou plusieurs femelles et de leurs faons. En général, les troupes de 10
à 15 têtes se forment seulement en automne et en hiver. En dehors du rut, les mâles sont plutôt solitaires.
Excellent coureur et sauteur, le chevreuil nage aussi très bien, mais il ne choisit cette option que lorsqu'il y
est obligé ou lorsqu'il est menacé. En présence d'un danger, les faons sont souvent «abandonnés» provisoirement
par les femelles. Plus âgés, au cours de la fuite, ils suivent leur mère.

Régime alimentaire
Il consomme des plantes mais peut aussi consommer des bourgeons, feuilles et jeunes branches d'arbres (ces dégât
sont dits «abroutissements», pour les distinguer des frottis qui sont un marquage du territoire.
C'est un animal réellement forestier, dont le système digestif digère peu ou mal les foins et graminées sèches qui
sont les plantes les plus fréquentes en milieu non forestier (sauf au printemps et sauf dans certains milieux
cultivés)[1]. Néanmoins, depuis quelques décennies, les chevreuils ont modifié leurs comportements et se font
nombreux et fréquents dans les champs où ils profitent notamment des cultures d'hiver.
La diminution de la présence humaine en milieu rural, liée à l'exode rural et à la mécanisation agricole, pourrait
avoir favorisé ce phénomène, de même que le recul des prairies et du bocage.
Au printemps et en été, le chevreuil consomme en forêt les feuilles de nombreux arbres feuillus (chêne, charme,
érable, cornouiller...), beaucoup de graminées, et quelques dicotylédones. En hiver, il consomme les ronces, la
bruyère callune, le lierre sur les troncs et quelques autres végétaux ou champignons. Il mange aussi des glands,
des faînes, et parfois n'hésite pas à consommer certaines cultures d'hiver (luzerne notamment). Friands de sel,
les chevreuils lèchent les blocs de sel dès leur mise en place par les chasseurs qui peuvent ainsi fixer une
population.
Comportement
Depuis les plans de chasse et l'agrainage qui l'ont beaucoup favorisé, et en l'absence de prédateurs naturels, le
chevreuil est devenu le mammifère herbivore sauvage le plus commun en forêt, dans de nombreux pays de l'hémisphère
nord. Il reste pourtant très discret. Ses populations sont donc difficiles à dénombrer, d'autant qu'il est
essentiellement forestier. S'il s'approche volontiers des habitations proches des lisières tôt le matin ou la nuit,
il fuit le contact de l'homme et est gêné par des dérangements répétitifs. Sa musculature et son système
circulatoire sont adaptés à la fuite immédiate et aux bonds lui permettant de franchir les clôtures basses et les
buissons en une fuite rapide en forêt dense ou au milieu des ronciers [2], mais s'épuise rapidement à la course en
milieu ouvert.

Vitesse de déplacement
Les chevreuils ont une morphologie adaptée à la course et aux bonds. Ils ont une musculature sèche, concentrée
près du corps avec de longues pattes fines et légères. Leurs sabots frêles sont serrés et très pointus. Les
chevreuils peuvent bondir à près de 2 mètres de haut, jusqu'à 6 mètres en longueur. Ils peuvent courir sur de
longues distances. En cas de danger, ils peuvent courir très vite et atteindre une vitesse de pointe d'environ 70
km/h, qu'ils maintiennent sur plusieurs centaines de mètres. Ils sont beaucoup plus rapides que leurs prédateurs.
Cependant en l'absence de prédateurs naturels comme les loups et les lynx, les chevreuils se déplacent moins et
sont moins musclés.
Comportement social
Il est grégaire et peut former des groupes de plus de 10 individus en milieu ouvert en hiver. La cellule sociale
de base du chevreuil est matriarcale, associant une chevrette et sa progéniture de l’année (jusqu’au 10e-11ème mois,
après quoi les jeunes sont repoussés par la femelle). L'adulte est sédentaire en forêt sur un territoire enforesté
de 30 à 60 voire 100 hectares, qu'il conserve durant toute sa vie. Comme le cerf élaphe, il passe environ 50 % de
son temps à se reposer et dispose donc de réseaux de zones de repos sur son territoire. Il exploite aussi
occasionnellement les abords des forêts.
L'adulte communique surtout par des postures, et à distance par un cri dit aboiement parce qu'il évoque un
aboiement de chien, alors que le faon émet de faibles piaulements.
Certains individus plus aventuriers migrent et s'intègrent dans d'autres groupes, entretenant la diversité
génétique des populations locales au sein de métapopulations régionales, à condition que les forêts ne soient pas
trop isolées les unes des autres par des phénomènes d'insularisation écologique et de fragmentation écopaysagère.
Son comportement est modifié en l'absence de prédateurs naturels (loup, lynx); il se déplace moins et est moins
musclé.

Comportement territorial
Chez les mâles, il est caractérisé sept mois par an (de février à août) par une activité de marquage hormonal
et/ou odorant du territoire, par «frottis» et «grattis» (on parle de «régalis» quand un frottis est associé à un
gratti). Ce comportement pose problème pour la régénération forestière là où les populations sont denses. Une
étude a porté en France sur des plants de chêne sessile de 3 ans exposés au chevreuil en conditions contrôlées
(avec suivi de l'état des arbres durant 3 ans). Après 3 ans, 39 % des plants étaient morts (c'est plus que le taux
naturel de mortalité qui est élevé chez les jeunes chênes). 51 % ont eu une perte de hauteur importante par rapport
à leur hauteur initiale (supérieure à 20 cm) et 10 % ont seulement se sont normalement développés (comme les plants
témoins non «frottés»). Cette étude a également montré que les blessures faites au printemps (montée de sève,
feuilles plus fragiles..) sont deux fois plus importantes, «à comportement égal du chevreuil».
Ces résultats pourraient être tempérés par deux éléments qui restent des hypothèses, à ce jour non scientifiquement
démontrées (mais qui ne semblent pas avoir fait l'objet d'études) :
1. plus les chevreuils sont nombreux, plus ils tendent à marquer leur territoire;
2. les chevreuils semblent plus activement marquer leur territoire là où ils sentent l'odeur de l'homme (et des
chiens ?), leurs dégâts étant alors amplifiés sur les plants issus de pépinières puis replantés en forêt, ou dans
les parcelles fortement gérées par l'homme. Néanmoins leurs dégâts ne peuvent être niés là où ils sont très nombreux
(la clôture d'une parcelle suffit à y favoriser fortement la régénération naturelle).
Pour limiter les dégâts sur les arbres, les forestiers demandent aux chasseurs de respecter un «équilibre
sylvo-cynégétique» qui n'est pas toujours consensuel. Les forestiers ne veulent pas non plus se priver des
chevreuils qui font partie de l'écosystème forestier et qui, avec les autres "grands gibiers ", contribuent au
revenu de la forêt souvent à hauteur de 50 % environ, voire plus.
Reproduction
- En période de rut (du 15 juillet au 15 août), les mâles ont un comportement territorial spécifique : ils frottent
leur bois contre des arbres, déposent la sécrétion odorante de leurs glandes frontales et grattent la terre. Avant
l'accouplement, le mâle qui suit une femelle emprunte souvent un itinéraire circulaire dit «rond de sorcière» (à ne
pas confondre avec les ronds de champignons également dénommés rond de sorcière) ou ayant la forme d'un 8 parfois.
l’œstrus de la chevrette ne dure que 24 à 48 heures.
- la gestation dure 280 jours, soit 9 mois et demi; après la fécondation, l'embryon ne se fixe par «gestation
différée» qu'au bout de 4 mois, fin décembre-début janvier.
- La gestation directe dure 5 mois, soit au total 41 semaines (soit 9 mois 1/2 ou 280 jours).
- Un rut secondaire (appelé à tort «faux rut») a lieu entre octobre et décembre. À cette occasion, un petit nombre
de femelles sont fécondées; leur gestation sera alors directe et leurs faons seront mis bas en mai-juin.
- La portée comprend en moyenne 2 petits (de 1 à 3). Chaque faon pèse de 1 à 2 kg à la naissance. L’allaitement
dure de 2 à 3 mois (jusqu’au 15 novembre). Le sevrage est achevé au 5e ou 6e mois (en octobre-novembre).
-Le jeune s’émancipe à la fin de la 1re année de vie. La maturité sexuelle survient dès la seconde année de vie.

Prédateurs et régulation
Les prédateurs du chevreuil sont les loups, les chiens errants, le lynx, le glouton, le renard roux pour les faons,
l'homme. Les groupes denses de chevreuil sont aussi régulés par diverses maladies, favorisées par la promiscuité,
et éventuellement par des pullulations de tiques.
Importance écologique
En tant qu'herbivore, le chevreuil contrôle la densité de la végétation au sein de son écosystème, soit par
broutage, soit par les frottis et les blessures qu'il occasionne aux jeunes arbres pour marquer son territoire. Il
contribue à l'entretien de zones de clairières ou de milieux semi-ouverts et parfois de corridors intra- ou
inter-forestiers. Comme pour d'autres animaux, son piétinement peut endommager les sols fragiles (pentes, sables,
etc.) mais aussi contribuer à enfouir des graines, ou au contraire mettre au jour des graines anciennement enfouies,
leur permettant de germer. C'est néanmoins un animal léger qui n'est pas réputé endommager les sols.
Dans un système naturel, il est lui-même contrôlé par ses prédateurs (loup, lynx) et par les maladies et le
parasitisme qui se développent plus rapidement quand ses populations se densifient.
Comme de nombreux animaux, il joue un rôle de diffusion pour certaines espèces (dont les parasites) en transportant
des graines et diverses propagules (spores de champignons, œufs, larves ou petits animaux) dans son pelage, sous
ses sabots et dans son tube digestif.
Enfin, dans les forêts où les grands prédateurs carnivores ont survécu, il constitue une proie importante pour ces
derniers. Quand il meurt de mort naturelle (maladie, parasitisme), ou des suites de blessure de chasse ou d'autres
causes (roadkill, empoisonnement, etc.), son cadavre reste une source d'alimentation pour les invertébrés et
animaux nécrophages.
Ses ossements et surtout ses bois peuvent être rongés par d'autres animaux (écureuil en particulier) qui semblent
y récupérer des sels minéraux (notamment dans les régions naturellement acides et pauvres en calcium), et peut-être
aussi aiguiser leurs dents. Dans les forêts polluées par des métaux lourds (plomb en particulier) issus de séquelles
de guerre ou industrielles, ou par les retombées du passage du nuage de Tchernobyl, le cadavre et le squelette du
chevreuil peuvent être une source de polluants qui retournent directement dans la chaîne alimentaire.

Maladies
Le chevreuil est d'autant plus sensible à diverses maladies parasitaires que ses populations sont denses et qu'il
est en situation de promiscuité forcée, renforcée par la fragmentation et l'isolement de nombreux boisements, par
la raréfaction des mares et par les dispositifs d'agrainage et de pierre à sel qui les concentrent et tendent à les
sédentariser. Cet animal est très souvent infesté par les tiques, de plus en plus présentes en forêt, et qu'il
contribue sans doute, avec le cerf et le sanglier, à colporter. Ces tiques sont vectrices de diverses zoonoses
transmissibles à l'Homme, dont la maladie de Lyme. Le Chevreuil est considéré comme espèce-réservoir de
l'anaplasmose. Une étude italienne a par exemple analysé par PCR échantillons de rates de chevreuil; 19,8 % d'entre
eux étaient porteurs d'A. phagocytophila, agent responsable de l'anaplasmose humaine.
L'œstridiose, la douve et/ou la strongylose (infestation parasitaire, par des vers dits strongles pulmonaires)
affectent aussi de nombreux chevreuils, notamment dans les cheptels sous-alimentés ou affaiblis par l'hiver.
Le chevreuil et l'homme
En l'absence de prédateurs naturels (lynx et loup) ou face à la grande rareté de ces derniers, et en raison des
plans de chasse et de tir «rationnel», les populations de chevreuil ont très fortement augmenté au XXe siècle, en
Allemagne et en France notamment. À l'heure actuelle, hormis dans les régions où le lynx est présent, seuls le
renard roux ou des chiens errants exercent une pression sélective par la prédation, sur les très jeunes individus.
Les études de l'ONCFS, basées sur l'analyse du contenu stomacal ou des crottes montrent que le chevreuil constitue
une infime part de l'alimentation du renard (des films infrarouges faits de nuit montrent le devenir d'un cadavre
de chevreuil (ou sanglier). On y voit que le renard a volontiers un comportement nécrophage, comme d'ailleurs
certains mustélidés qui n'avaient pas cette réputation; le fait qu'un renard mange un cadavre, ou qu'on trouve des
traces de pattes de renard près d'un cadavre de chevreuil ne signifie nullement qu'il a attaqué l'animal). Des
chiens errants peuvent tuer ou blesser des chevrettes pleines, et déranger l'animal en le «décantonnant» par leurs
poursuites, imités en cela par des chiens courants égarés.
Le roadkill (animaux tués sur les routes) est à l'origine de la mort d'un nombre croissant de chevreuils, surtout
dans les régions forestières très fragmentées par des autoroutes non clôturées. Il est arrivé, dans certains
districts d'Allemagne fédérale, que le plan de tir soit annulé purement et simplement, les accidents de la route
ayant effectué le prélèvement destiné aux chasseurs. Des écoducs sont construits depuis les années 1980, et
diverses méthodes préventives aident à diminuer ce type de mortalité (clôtures électrifiées, engrillagements,
répulsifs ou produits destinés à cantonner les chevreuils loin de ces routes.
À l'époque de la fenaison et des moissons, malgré l'adjonction de dispositifs destinés à effrayer le chevreuil
pour le faire fuir, les faucheuses modernes tuent de jeunes animaux qui restent instinctivement tapis au sol pour
se protéger.

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