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FAITS MARQUANTS ANNEE 1916

18 janvier - Modification au sein du gouvernement.
14 février - Les Alliés renouvellent leur soutien.
1 avril - Vous allez voir comment meurt une Belge.
28 mai - Proposition française d'union douanière.
11 juillet - Rik Wouters, victime d'un cancer de l'oeil.
4 août - Guerre en couleurs.
12 septembre - Saisie des marks de la Banque Nationale.
Septembre - Belles victoires belges en Afrique.
3 octobre - La résistance en Belgique occupée.
25 octobre - Deux sections pour un seul ministère.
Octobre - Von Bissing contre les déportations.
27 novembre - Mort accidentelle d'Emile Verhaeren.
1916 - Premier bilan matériel de la guerre.
1916 - Permeke et la torture constante.
1916 - Les obus allemands pleuvent sur le front.
1916 - Le Pallieter du Lierrois Timmermans.
1916 - Daels : un médecin flamingant au front.
Autres dates importantes.



Modification au sein du gouvernement.

18 janvier 1916.

L e gouvernement belge en exil au Havre vient de connaître d’impor-tantes modifications : les ministres d’Etat Hymans, Goblet et Vander-velde ont été nommés ministres sans portefeuille et seront plus étroi-tement mêlés aux travaux du cabinet que par le passé.

Il s’agit donc d’un tournant important dans l’évolution politique de notre pays.

Lors de l’invasion, le gouvernement était exclusivement composé de catholiques et, dès les premiers jours du conflit, des personnalités de premier plan des partis d’opposition avaient été nommées ministres d’Etat. C’était le cas du socialiste Vandervelde et des libéraux Goblet et Hymans.

Emile Vandervelde, dit le Patron


 Mais cette nomination ne leur donnait jus-  qu’ici qu’une voix consultative.

 Leur désignation comme ministres leur don-  ne un poids politique plus important.

 L’union nationale de tous les partis contre  l’occupant a donc franchi un pas de plus.

 Les conséquences risquent d’être importan-  tes. Ainsi, le dirigeant socialiste a posé des  conditions claires à sa nomination : une  université flamande devrait être créée et le  suffrage universel pur et simple introduit,  deux points fort débattus avant la guerre.



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Les Alliés renouvellent leur soutien.

14 février 1916.

C e lundi, les ministres des trois puissances garantes accrédités près du roi Albert se sont présentés au ministère des Affaires étrangères à Sainte-Adresse près du Havre.

Le prince Koudacheif, au nom de la Russie, de la France et de l’An-gleterre, a fait au baron Beyens la notification suivante : "Les puis-sances alliées et garantes de la neutralité de la Belgique ont décidé de renouveler les engagements qu’elles ont pris envers votre pays et dé-clarent que, le moment venu, le gouvernement belge sera appelé à participer aux négociations de paix, et qu’elles ne mettront pas fin aux hostilités sans que la Belgique soit rétablie dans son indépendance politique et économique, et indemnisée des dommages subis.

Elles prêteront leur aide à la Belgique pour assurer son relèvement commercial et financier".


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Vous allez voir comment meurt une Belge.

1 avril 1916.

L es Allemands ont fusillé Gabrielle Pètit, âgée de 22 ans. Lorsque la guerre a éclaté, elle a rejoint les services Secrets.

Sa tâche principale était de faire passer la frontière à des soldats en direction des Pays-Bas.

Elle avait adopté un nom de guerre : mademoiselle Legrand.

Le 20 janvier, des soldats Allemands l’ont arrêtée. Depuis lors, elle s’est conduite en héroïne et a fait preuve d’un courage incommen-surable.

Malgré les tortures et les intimidations, elle n’a pas parlé et ce, "par haine contre le régime allemand et surtout par amour pour le roi et pour la patrie".

Devant le peloton d’exécution, elle a refusé qu’on lui bande les yeux et s’est écriée : "Vous allez voir comment meurt une femme belge". "Vive la Belgique! Vive le..."


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Proposition française d'union douanière.

28 mai 1916.

C e matin, au Havre, le Comité d’entente économique franco-belge s’est à nouveau réuni.

Parmis les thèmes abordés, la délégation française a soumis un projet d’union douanière entre la Belgique et la France.

Outre le fait que seul le Parlement serait habilité à accepter une telle union, on peut douter des chances de réussite d’un tel projet. Attaché à sa politique de neutralité malgré les circonstances actuelles, on voit mal le gouvernement accepter une telle alliance, ne fût-ce qu’en raison des servitudes militaires qu’elle pourrais entraîner.


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Rik Wouters, victime d'un cancer de l'oeil.

11 juillet 1916.

D écédé aujourd’hui, Rik Wouters était né à Malines en 1882, au sein d’une famille d’ébéniste. Il avait fait ses études à l’académie de sa ville natale, puis à celle de Bruxelles.

Sa carrière aura été brève et lumineuse, comme un instant de chaleur évaporée qui glisse sur la peau d’un visage, s’appesantit sur la matière d’une nappe multicolore, nuage de taches colorées qui éclaire l'espace.

Portrait de Rik au bandeau

 La vie de Rik Wouters a été indissoluble-  ment liée à celle de Nel, sa compagne. C’est  à travers elle surtout que son art unique  s’est exprimé. Un art de liberté fait de la  joie de la couleur des fauves, de la vibra-  tion de la lumière des impressionnistes et  du souci de construction, propre aux cu-  bistes.

 Une liberté qui se retrouve dans ses  sculptures fortes, construites mais libérées  de la matière par des accents de lumière,  laissés par le pouce nerveux de l’artiste.

 Sa profonde personnalité, son amour de la  vie font de lui un astre lumineux de l’histoire de l’art. Cet amour de la vie, on le retrouve dans des peintures comme La Dame en bleu devant la glace, Le Flutiste et dans des sculptures comme La Danseuse folle ou Les Soucis domestiques.


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Guerre en couleurs.

4 août 1916.

S ous l'occupation, pour fêter les grands anniversaires, les Belges ont recours aux stratagèmes les plus variés.

L’an dernier, pour le premier anniversaire de l’invasion, ils arbo-raient du vert (chapeaux, cravates, écharpes, etc.) en signe d’espéran-ce. Cette année-ci, ils ont changé de couleur et adopté le brun.

Le gouverneur général baron von Bissing lui-même, ayant constaté qu’un chemisier bruxellois présentait six cravates brunes dans sa vitrine, l’a fait arrêter et condamner à 20.000 marks d’amende.


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Saisie des marks de la Banque nationale.

12 septembre 1916.

L es Allemands ont enlevé aujourd’hui les marks détenus par la Ban-que nationale. Ces billets s’étaient accumulés dans les caisses à la suite des occupations bancaires normales sans que l’occupant réagisse. C’était en quelque sorte l’équivalent d'une créance sur l’Allemagne.

Mais l’augmentation régulière de la circulation fiduciaire provoquait des inquiétudes à Berlin.

Les Allemands voulaient rapatrier les billets non utilisés, que notre Banque nationale refusait de livrer de son libre gré.

C’est donc par la force que l’opération a eu lieu ce matin.

Notons que, du point de vue monétaire, cette mesure est sans effet, car les billets qui ne circulent pas sont sans action inflatoire.


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Belles victoires belges en Afrique.

Septembre 1916.

E n Afrique orientale, les troupes coloniales belges ont remporté une importante victoire sur les Allemands.

Après un siège de 18 jours, la ville de Tabora a été prise d’assaut. Le général Tombeur a ainsi couronné une avance pleine de succès.

Dès 1914, les premiers heurts avaient eu lieu au Congo avec des troupes allemandes près de Mokolobu et Lukuga. Les troupes de police du lieutenant-colonel Henry avaient repoussé ces attaques.

Le 25 avril dernier, après de longs préparatifs, Tombeur avait entrepris de riposter en colonie allemande.

Venue du nord, une brigade conduite par le colonel Molitor avait fait irruption au Ruanda.

Dans le sud, le colonel Olsen avait marché sur I’Urundi.

Après avoir conquis quelques bourgades, les deux brigades ont encerclé la ville de Tabora avec les résultats que l’on sait.

Une grande partie de la ligne de chemin de fer Dar-es-Salaam et du lac Tanganyika est ainsi entre les mains des troupes belges. Une autre division a combattu dans la colonie allemande du Cameroun.

Le 28 janvier, elle y a conquis Yaoundé.


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La résistance en Belgique occupée.

3 octobre 1916.

L orsque, il y a deux ans, le ministère de Broqueville installa ses péna-tes à Sainte-Adresse, station balnéaire proche du Havre, il laissait la population belge dans l’obligation de se débrouiller seule face à l’oc-cupant.

Le 3 décembre 1914, alors que le baron Moritz von Bissing prenait ses fonctions de gouverneur-général et s’installait à Trois-Fontaines, près de Bruxelles, le cardinal Mercier refusa de reconnaître son autorité et devint l’âme de la résistance au pouvoir étranger.

Dans sa lettre pastorale de Noël, il déclara aux civils belges qu’ils ne devaient "ni estime, ni attachement, ni obéissance" à l’autorité alle-mande. Mais il leur recommandait "de s’abstenir d’actes d’hostilité envers l’armée ennemie".

Depuis, la Belgique a dû subir des réquisitions et payer une énorme "contribution de guerre".

Le rythme des déportations de personnalités vers l’Allemagne s’est rapidement accru; les condamnations à mort, aux travaux forcés ou à la prison se sont multipliées.

Certains compatriotes s’évertuent cependant à faire parvenir aux alliés des renseignements militaires.

Parmi les résistants condamnés et fusillés l’an dernier, rappelons Philippe Baucq et Edith Cavell.

Cette année-ci, c’est Gabrielle Petit qui a été passée par les armes.


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Von Bissing contre les déportations.

Octobre 1916.

D ésormais, les travailleurs belges doivent affronter une épreuve nou-velle. Les Allemands, qui ont un besoin urgent de main-d’oeuvre, ont décidé de les employer - si besoin par la contrainte - dans leurs usines d’outre-Rhin.

Comme leur officine d’embauche, le Deustche Industriebüro n’a raccolé qu’un nombre restreint de volontaires, l’autorité occupante, pressée par le ministère de la Guerre, avait décrété, le 15 août dernier, que les chômeurs qui refuseraient d’accepter le travail qu’on leur présen-terait, seraient passibles d’une peine d’emprisonnement de 14 jours à 6 mois.

Le 15 mai, elles ont franchi un pas de plus en avisant les chômeurs récalcitrants qu’ils pourraient être conduits de force à leur lieu de travail.

Le général von Bissing

 Fort décrié, le gouverneur général von  Bissing ne serait pourtant pas responsable  de ces mesures et les aurait combattues au  Grand quartier général.

 Non par philanthropie, mais par esprit po-  litique.

 Ces mesures contrecarrent son plan d’an-  nexion de la Belgique qu’il mène en s’ap-  puyant sur les activistes flamands.

 Or, il ne veut pas se mettre l'opinion fla-  mande à dos.

Von Bissing a présenté sa démission qui a été refusée. Les premières déportations ont commencé.


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Premier bilan matériel de la guerre.

1916.

L e bilan des dégâts occasionnés par la guerre est dès à présent parti-culièrement élevé.

Dans la première phase du conflit, les destructions ont eu lieu sur l’ensemble du territoire. Dinant et Louvain ont été très lourdement touchées en 1914.

Maintenant que la zone de front s'est stabilisée, c’est la Flandre Occidentale qui est la plus atteinte.

Ypres et Nieuport qui sont toutes deux très près de la Zone de front, subissent des dégâts particulièrement lourds. Mais de manière globale, l'ensemble du territoirc belge est touché par la guerre.

Le beffroi d'Ypres se détache sur les flammes de la ville martyre

De vastes zones de culture restent en friche ou ont été ravagées : près d’un tiers du bétail a été perdu, du fait des réquisitions allemandes et des destructions.

Les transports sont également atteints puisqu’un tiers du réseau de chemin de fer est inutilisable.

L’industrie n’est pas épargnée et l’occupant est directement responsa-ble des destructions opérées dans ce secteur.

Seules les mines continuent de fonctionner.


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Permeke et la torture constante.

1916.

E st-ce le déchirement d’avoir été arraché à sa terre natale, de sentir son pays souffrir sous le joug ennemi ? Est-ce d’avoir été, à 28 ans, un homme brisé physiquement par un obus sur la route de Duffel, invalide pour un temps et moralement abandonné ? Est-ce le dénuement financier et la guerre qui rendent aujourd’hui Constant Permeke tellement sauvage et brutal ?

Les tons bruns, terreux, cuivrés s’étalent en traces épaisses et larges sur la toile, ébauchant rageusement les contours de ses personnages.

C’est à Chardtock, en Angleterre que Permeke a peint ses dernières toiles expressionnistes, traversées par une violence exacerbée : Le Buveur de cidre, masse torturée par l’ivresse, Le Boucher, dont la rage s’acharne sur les quartiers de viande, et L’Etranger, être effrayant qui se découpe dans la porte du logis d’une humble famille paysanne, forçant l’entrée et apportant avec lui son désarroi.


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Les obus allemands pleuvent sur le front.

1916.

S i de violents combats se déroulent sur la Somme et autour de Ver-dun, le front belge s’est enlisé dans une déconcertante guerre d’usure.

Nos tranchées sont bombardées sans relâche par quelque 345 canons allemands, qui vomissent chaque jour environ 500 obus. Mais, parfois, il en tombe plus de mille sur les cagnas des soldats abasourdis.

On estime à 16.000 le nombre des mitrailleuses Maxim crachant pres-que sans relâche vers les lignes belges.

La longue et mortelle attente sur le front de l'Yser

Profitant des trop rares accalmies, les Belges tentent de reconstituer leurs forces et d’augmenter leur capacité offensive.

C’est ainsi que les nouveaux lance-grenades conçus par l’ingénieur Delattre et des mortiers de tranchées, dessinés par le major du génie Van Deuren contribuent désormais à équilibrer le dantesque affron-tement, face aux Minnenwerfers allemands.

Une mauvaise nouvelle cependant vient de jeter la consternation : l’offensive lancée par les franco-britanniques a échoué.


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Le Pallieter du Lierrois Timmermans.

1916.

L' écrivain lierrois Félix Timmermans, né en 1886, vient de publier sa première oeuvre d’envergure en prose. Pallieter est plutôt une succession d’anecdotes pittoresques et de descriptions de paysages qu’un véritable roman. Le jeune Pallieter jouit de la vie avec enthousiasme. Il aime la nature, boire, manger et faire de bonnes blagues.

Pourtant, ce roman est plus qu’un livre naïf et populaire. Le vitalisme de Félix Timmermans a une incontestable dimension religieuse. Certains le soupçonnent même de panthéisme.

Grâce à Pallieter, Timmermans se révèle un virtuose du langage et de la plume comme la littérature flamande n’en avait pas encore connu jusqu’ici.

Timmermans a fait ses débuts alors qu’il n’avait que vingt et un ans en publiant, sous le pseudonyme de Polleke van Mher, un recueil de poésies intitulé Door de dagen (A travers les jours). Trois ans plus tard, il avait publié Schemeringen, un recueil de récits fantastiques.


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Daels : un médecin flamingant au front.

1916.

L e médecin gantois Frans Daels se montre très actif au front où on l’apprécie tant pour ses qualités personnelles que professionnelles.

Etant donné la misère que connaissent les soldats au front, il a organisé une action sociale, inspirée des principes de christianisme : Frans Daels est le fondateur du secrétariat des étudiants catholiques flamands.

Outre les possibilités d’étude, cette organisation fait campagne contre la dissolution des moeurs et stimule les convictions flamandes et chrétiennes des soldats.

Daels a également pris la plume et publie notamment un journal radical flamand destiné au front, Ons Vaderland.

Il a aussi pris l’initiative d’un "hommage aux héros" : grâce aux fonds qu’il peut réunir, il veille à la commémoration des soldats flamands morts sur le front et leur élève même des "Heldenhuldezerken" (pierres tombales).

En dépit des nombreuses oppositions au sein du commandement de l’armée belge, il ne cesse de lutter pour l’amélioration du sort des soldats flamands au front.


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Autres dates importantes.


- 6 janvier : Louis Franck, Maurice Sabbe, Philippe Van Isacker et August Vernieylen font savoir au gouverneur général von Bissing qu’ils s’opposent à la flamandisation de l’université de Gand. Ils estiment que les activistes discréditent le mouvement flamand et ne veulent pas appuyer leurs revendications.


- 18 janvier : Les trois ministres d’Etat Paul Hymans (libéral), Goblet d’Alviella (libéral) et Emile Vandervelde (socialiste) entrent au gouvernement du Havre comme ministres sans portefeuille.


- 28 janvier : Entrée des troupes belges et françaises au Caineroun, colonie allemande. Le général français Aymerich rendra hominage "à la bravoure au feu et à la ténacité" des troupes belges.


- 12 février : Le journal clandestin La Libre Belgique est diffusé à 25.000 exemplaires.


- 27 février : Décès de Georges Buysse, peintre luministe. Né à Gand, le ler février 1864, il était le neveu de l’écrivain Cyriel Buysse.


- 24 mars : Sur le front de Nieuport, le soldat-brancardier français Teilhard de Chardin termine son ouvrage intitulé La vie cosmique.


- 16 avril : Les Britanniques attaquent les Allemands au Ruanda-Urundi. Les régiments belgo-congolais franchissent la frontière.


- 15 mai : La flamandisation de l’université de Gand est effective.


- 21 juillet : Pour la première fois, la fète nationale belge est célébrée à l’étranger : elle se déroule au jardin des Tuileries, à Paris. Des milliers de personnes massées autour de l’église Sainte-Gudule à Bruxelles et malgré l’interdiction la Brabançonne est jouée à l’orgue.


- 22 juillet : Le gouvernement allemand condamne l’agglomération bruxelloise à une amende d’un million de marks pour avoir laissé se dérouler les manifestations patriotiques de la veille.


- 25 septembre : Des activistes flamands manifestent devant le palais royal, alors que Fratta Van Cauwelaert rencontre le roi Albert au Havre et l’entretient des problèmes linguistiques dans l’armée.


- 27 septembre : Deux avions anglais survolent Evere. Les Allemands essaient de les abattre mais leurs obus tombent avenue Georges Henri où ils causent d’importants dégâts et font plusieurs victimes.


- 28 septembre : Le gouverneur-général von Bissing prend la décision d’envoyer les chômeurs belges travailler en Allemagne.


- 19 octobre : A Malines, le cardinal Mercier déclare publiquement son indignation devant la déportation des travailleurs belges en Allemagne.


- 24 octobre : Réouverture officielle, par le général von Bissing, de l’université de Gand.


- 1916 : Le professeur gantois Frans Daels fonde un Cercle d’étude pour les étudiants catholiques flamands. But : aider les soldats flamands du front à poursuivre des études supérieures.


- 1916 : Le pilote belge Willy Coppens utilise des fusées pour abattre les ballons d’observation allemands (Drachen).


- 1916 : Création de la "Heldenhulde" (Hommage aux héros), dont le but est de financer la construction d’un mémorial aux soldats flamands tombés au front.


- 1916 : Parution à Calais, sous la direction de Frans Daels, du journal pour soldats Ons Vaderland.


- 1916 : Les chevaux, toujours davantage réquisitionnés par les Allemands, sont remplacés par des boeufs par les marchands de charbons et les brasseurs.


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© Chronique de la Belgique.
1987 Editions Chronique S.C. - Rue Champ de Pihot, 84 - 4510 SAIVE-LIEGE (Belgique).