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FAITS MARQUANTS ANNEE 1899

24 janvier 1899 - La gauche réclame le suffrage universel.
4 février 1899 - Le brillant réalisme d'Eugène Laermans.
14 mars 1899 - Le "Belgica" de retour de l'Antarctique.
3 avril 1899 - La Maison du Peuple de Horta à Bruxelles.
19 avril 1899 - Vandenpeereboom condamne les libéraux.
29 avril 1899 - Jenatzy dépasse les 100 km/h en voiture.
Mai 1899 - Une retraite pour artistes à Laethem.
5 août 1899 - Echec du projet Vandenpeereboom.
24 novembre 1899 - La représentation proportionnelle.
24 novembre 1899 - Des ambulances pour les Boers.
27 novembre 1899 - Guido Gezelle : du séminaire à l'écriture.
27 décembre 1899 - Le sens du caché d'Henri Evenepoel.
1899 - Les investissements belges en Russie.
1899 - Bruxelles en est à son neuvième bourgmestre.
Autres dates importantes.



La gauche réclame le suffrage universel.

24 janvier 1899.

D epuis le lendemain des élections de 1898, faussées par le scrutin à deux tours, la question électorale secoue le monde politique. Le libéral Vanderkindere s'est dit prêt à "pactiser avec le diable" pour débarrasser le pays du parti clérical et l'on a beaucoup discuté des différentes formes de scrutin.

L'émeute est dans la rue

 Un groupe représentatif des trois  partis a créé une Ligue Nationale  pour la représentation proportion-  nelle. Si, au début de l'année,  l'unionisme paraissait l'emporter  au sein de la majorité, une crise  ministérielle a provoqué la démis-  sion de de Smet de Naeyer et  d'Albert Nyssen.

 A l'occasion du remaniement, c'est  le ministre de la Guerre, Jules  Vandenpeereboom qui a hérité de  la présidence du Conseil. Il a an-  noncé sa décision de saisir le  Parlement d'un projet de réforme  électorale, mais a refusé d'en li-  vrer les grandes lignes.

 Sans attendre, les députés de gau-  che, libéraux et socialistes, ont  lancé un manifeste réclamant le  suffrage universel.


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Le brillant réalisme d'Eugène Laermans.

4 février 1899.

A ujourd'hui a eu lieu, au salon de la Toison d'Or à Bruxelles, l'inauguration d'une exposition des oeuvres du peintre Eugène Laermans. Cet artiste ne nous est pas inconnu car déjà, en 1891, il exposa pour la première fois au cercle Voorwaarts.

"Soir de grève", par Eugène Laermans (1893)

Eugène Laermans est resté sourd et muet des suites d'une méningite. Surmontant cet handicap, il apprit ses premières notions de dessin à l'école de dessin de Molenbeek et s'est ensuite inscrit à l'académie de Bruxelles.

Dès ses débuts, il s'est révélé un peintre du présent, manifestant un réalisme vigoureux à tendance sociale et humanitaire. c'est ce que l'on peut encore constater dans les oeuvres présentées, qui toutes dépeignent des personnages de la vie ouvrière et rurale.


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Le "Belgica" de retour de l'Antarctique.

14 mars 1899.

P arti il y a deux ans, le Belgica vient de rentrer en Belgique après avoir exploré la Terre de Feu, où Cook et Racovitza étudièrent la faune et la flore, ainsi que les moeurs et les caractères anthropo-logiques des autochtones.

Le Belgica avait atteint le continent antarctique dès le 23 juillet 1897. Un temps clément a permis à l'expédition de dresser une carte détaillée des environs de la Terre de Graham et ce relevé rend obsolète la carte de l'amirauté britannique, établie sur base des récits de chasseurs de phoques.

C'est tout un chapelet d'îles inconnues, séparées de la Terre de Graham par un profond détroit, qui a été exploré. Bien que prise par les glaces dès février 1898, l'expédition n'en a pas moins poursuivi ses recherches, en dépit des efforts physiques qui ont coûté la vie au Belge Emile Danco, terassé par une crise cardiaque. En outre, plusieurs marins ont souffert de troubles mentaux (folie à des degrés divers) qui ont été, pour la première fois, décrits scientifiquement.

Au cours de leur longue dérive dans le pack (eau glacée qui enserrait le Belgica) l'équipe a doublé, voire triplé le nombre des spécimens connus de la flore antarctique et découvert une microfaune, dont une mouche aptère, le Belgica antarctica.

Une commission va établir le rapport de cette expédition.


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Inauguration de la Maison du Peuple de Horta à Bruxelles.

3 avril 1899.

L a Maison du Peuple de Bruxelles a été inaugurée le jour de Pâ-ques ! "Pâques rouges" titre l'éditorialiste du Peuple, qui consacre un numéro spécial à l'événement.

Construit sur un plan en arbalète, le nouveau bâtiment, dont les travaux de terrassement ont commencé à la fin de 1895, donne de face sur la rue Stevens et latéralement sur la rue des Pigeons et la rue de la Samaritaine.

Affiche de Jules van Biesbroek

Le chantier, confié à des coopéra-  tives, dont l'Atelier des Menui-  siers, d'une part et, de l'autre,  l'Union des Peintres de Bruxelles,  a réclamé 8.500 mètres carrés de  dessins, 600.000 kilos de fer, 2.000  mètres cubes de maçonnerie, 250  mètres cubes de pierre blanche et  150 mètres cubes de pierre bleue.

Son architecte, Victor Horta, a  passé six mois à l'élaboration des  plans préparatoires et trois mois  pour les mettre à l'échelle.

Avec la Maison du Peuple, il  donne une des plus belles réali-  sations de l'Art Nouveau en Belgi-  que.



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Vandenpeereboom condamne les libéraux.

19 avril 1899.

B ien que, le 5 février, l'Association conservatrice de Bruxelles se soit prononcée en faveur de la représentation proportionnelle, Jules Vandenpeereboom a déposé aujourd'hui un projet par lequel il maintient le système majoritaire dans les arrondissements nommant moins de six députés et trois sénateurs, mais établissant le suffrage universel dans les autres.

Les deux gauches libérales et socialistes, immédiatement réunies pour délibérer en commun ont décidé de se refuser à discuter pareil projet. Celui-ci semble avoir été élaboré pour satisfaire les deux courants qui se partagent la majorité : les partisans de la représentation propor-tionnelle obtiennent satisfaction dans les grands arrondissements et ses adversaires voient maintenir le statu quo dans les petites cir-conscriptions.

Le projet Vandenpeereboom favorise surtout le Parti Catholique - le sien - et les socialistes qui peuvent ainsi espérer conserver leurs positions à Mons, Soignies, Verviers, Namur et Thuin, voire à Charleroi, Liège, Bruxelles, Anvers et Gand. Mais les libéraux sont sacrifiés.


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Jenatzy dépasse les 100 km/h en voiture.

29 avril 1899.

A u volant d'un véhicule CITA à propulsion électrique de sa fabrication, Camille Jenatzy vient, après trois tentatives, de pulvériser deux records mondiaux : celui de vitesse départ arrêté (75,39 km/h) et celui de vitesse départ lancé (105,882 km/h).

Camille Jenatzy effectue sa performance sur la "Jamais Contente"

Son véhicule, à la coque en aluminium longue de quatre mètres en forme de torpille, ne possède pas de direction. Le nouveau record a été réalisé sur la route centrale du Parc agricole d'Achères, ligne droite longue de 2 km.

Fils aîné de Constant Jenatzy qui, il y a 30 ans, fonda la première usine de caoutchouc en Belgique (à Bruxelles, où il fabriqua les premiers bandages pour véhicules hippomobiles), Camille Jenatzy a fait de solides études d'ingénieur.

Trente exemplaires d'un autre type d'engin, commandés par une société parisienne, ont déjà été fabriqués à l'usine Jenatzy de Boulogne-sur-Seine.


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Une retraite pour artistes à Laethem.

Mai 1899.

A près le peintre Valérius De Saedeleer et le sculpteur Georges Minne, ce sont les deux frères Van de Woestijne, Karel (le poète) et Gustave (le peintre), qui se sont laissés prendre au charme du pittoresque village de Laethem-Saint-Martin, dans la campagne gantoise.

Rassemblés sous la houlette du secrétaire communal Albin Van den Abeele, un peintre et écrivain du dimanche, ils n'ont d'autre ambition que de vivre à l'écart des discussions intellectuelles, en se conformant au précepte énoncé par Maurice Maeterlinck dans Le Trésor des Humbles : "Pour savoir ce qui existe réellement, il faut cultiver le silence".

Nul doute que Georges Minne rendu célèbre par la Fontaine aux Agenouillés, et Valère De Saedeleer, qui est en train de devenir, à 32 ans, un paysagiste néo-impressionniste hors pair, auront une influence déterminante sur les cadets, Gustave (18 ans) qui rêve d'égaler les anciens, et Karel, dont les 21 ans baignent dans la poésie symboliste.

Liés par les mêmes valeurs morales, les quatre artistes de Laethem iront sans doute loin. Peut-être formeront-ils une école.


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Echec du projet Vandenpeereboom.

5 août 1899.

P aul de Smet de Naeyer a pris aujourd'hui la tête d'un nouveau cabinet catholique homogène. Il a annoncé son intention de retirer le projet électoral de son prédécesseur Vandenpeereboom et d'en déposer un autre, fondé sur la représentation proportionnelle, mais pré-sentant, pour l'opposition, des failles inacceptables.

Le projet du 19 avril a donc fait long feu face à la résistance des socialistes, des libéraux mais aussi des démocrates chrétiens, qui avaient organisé le 29 juin une imposante manifestation sur la Grand-Place de Bruxelles.

La foule y avait applaudi Georges Lorand, l'abbé Daens et Emile Vandervelde. L'atmosphère s'était tendue deux jours plus tôt lorsque, à la Chambre, l'attitude arrogante de Jonghe d'Ardoye se retourna contre le chef du cabinet.

L'opposition, reforcée par les éléments conservateurs du Parti Catholique menés par Charles Woeste, cria : "Démission ! Démission !" et chanta : "O Vandenpeereboom ! O Vandenpeereboum ! boum !".


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La représentation proportionnelle est applicable partout dans le pays.

24 novembre 1899.

L a représentation proportionnelle, qui a été votée aujourd'hui par la Chambre, est applicable au pays tout entier, sans distinction entre petits bourgs et grandes villes.

C'est en avril que le cabinet catholique Vandenpeereboom avait déposé un projet de loi organisant la représentation proportionnelle des partis, mais seulement dans les arrondissements de Bruxelles, Liège, Anvers, Gand-Eekloo, Charleroi, Mons et enfin, Louvain.

Selon lui, le scrutin uninominal devait subsister dans les petits arrondissements électoraux. Cette formule, qui était destinée à assurer le maintien à perpétuité de la majorité catholique au Parlement, était non seulement injuste mais maladroite car elle rapprocha les libéraux des socialistes, et l'union des deux partis de gauche parvint à entraîner la chute du chef de cabinet.

On parla d'"insurrection parlementaire" et, le 29 juin, des bagarres inquiétantes se déroulèrent dans les rues de Bruxelles, faisant plus de casse que de blessés. Le gouvernement n'était sûr que des gendarmes. Il n'osait recourir à l'armée (recrutée parmi les défavorisés), ni à la garde civique dont la majorité partageait les opinions des manifes-tants.

La garde civique ou la participation du citoyen à l'ordre public

Vandenpeereboom, auquel un député socialiste avait lancé en pleine séance l'invective savamment graduée de "scélérat, tigre altéré de sang, vieux cornichon !", a démissionné et c'est sous le cabinet de Smet de Naeyer que le vote de la représentation vient d'intervenir.


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Des ambulances pour les Boers.

24 novembre 1899.

I l y a quelques semaines, un comité s'était formé au sein de la section anversoise de la Croix-Rouge. Emus par le déclenchement des hostilités en Afrique du Sud, où les Boers - anciens colons hollandais - luttent contre la suzeraineté anglaise, quelques volontaires avaient pris la décision de constituer une colonne d'ambulances et d'apporter leur aide au Transvaal.

L'appel fut très largement entendu. Trente hommes et six femmes s'inscrivirent comme volontaires et, au terme d'un examen, quatorze infirmiers et six infirmières furent retenus.

Aujourd'hui, cette équipe médicale, à la tête de laquelle on trouve un médecin-chef, son adjoint et un pharmacien, a quitté Anvers à destination d'Amsterdam, où elle doit s'embarquer à bord du Herzog, navire battant pavillon allemand.

La cérémonie du départ a eu lieu en présence notamment du bourgmestre et du secrétaire à la légation du Transvaal. Au cours d'une courte allocution, ce dernier a remercié les promoteurs de cette initiative.


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Guido Gezelle : du séminaire à l'écriture.

27 novembre 1899.

G uido Gezelle s'est éteint au couvent anglais de Bruges, dont il était le recteur. Né le 1er mai 1830 à Bruges, il devint professeur au petit séminaire de Roulers en 1854, avant d'être chargé des étudiants Anglais au grand séminaire de Bruges en 1860, puis de la paroisse Sainte-Walburge en 1865.

Guido Gezelle


 Ses Kerkhofblommen, les premiers  Dichtoefeningen (1858), Kleenge-  dichtjes (1860) et les Gedichten, Ge-  zangen en Gebeden (1862) révélè-  rent un grand talent lyrique.

 En 1872, les difficultés morales et  les oppositions rencontrées à Bru-  ges avaient entraîné son déplace-  ment à Courtrai.

 Sa production lyrique ne reprit  qu'en 1886 avec la traduction du  Hiawatha de Henry Longfellow.  Tijdkrans, puis Rijmsnoer ont  couronné, en 1893 et 1897, une  oeuvre poétique où l'idéal spirituel  et l'amour de la nature sont par-  tout associés.


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Le sens du cché d'Henri Evenepoel.

27 décembre 1899.

L e peintre et graveur Henri Evenepoel est mort de la fièvre ty-phoïde à Paris, chez les frères de Saint-Jean-de-Dieu. Né à Nice le 3 octobre 1872, il avait été, à partir de 1893, l'élève de Gustave Moreau.

Sur les conseils de son maître, il présenta l'année suivante, au Salon des artistes français, le Portrait de sa cousine Louise en deuil, le premier d'une série de portraits dont Henriette, la fille de Louise, allait être le sujet privilégié.

L'Espagnol à Paris
(Evenepoel)


Les années 1895 à 1897, passées à Paris,  donnèrent lieu à une abondante production de  portraits, de paysages ou de scènes quoti-  diennes, dont en 1896 La Petite Matisse, Le  Petit Charles (son fils, né deux ans plus tôt),  Ouvriers revenant du travail, Le Caveau du  Soleil d'Or, et en 1897 Le Café d'Harcourt au  Quartier Latin.

Après un séjour en Algérie, dont il ramena  entre autres La fête nègre, Evenepoel s'était  remis cette année au portrait. Celui du peintre  Iturrino, L'Espagnol à Paris, a obtenu un  grand succès et vient d'être acheté par la ville  de Gand.



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Les investissements belges en Russie : des placements rentables.

1899.

L a présence économique belge en Russie a atteint un sommet jamais égalé cette année : 130 sociétés belges ayant ensemble un capital de 630 millions de francs s'y sont installées. Cela fait quelque temps que les investisseurs belges étaient à la recherche d'un placement rentable à l'étranger.

Depuis quelques années, la Russie constitue un pôle d'attraction particulier. La firme Cockerill a donné un exemple stimulant. En 1886, elle avait fondé la "Société Métallurgique Dniéprovienne du Midi de la Russie" qui a obtenu d'excellents résultats. La cotation en bourse de ses actions s'était multiplié par cinq en peu de temps et les dividendes qu'elle paie sont particulièrement élevés.

Cet exemple a incité d'autres firmes à investir en Russie dans les secteurs les plus divers : la métallurgie, le verre, la chimie, le pétrole, le transport, etc. lA Russie est actuellement en pleine expansion, ce qui explique que de nombreux financiers européens veulent tirer profit des possibilités apparemment inépuisables de cet immense pays.

Les Belges se trouvent d'ailleurs dans le peloton de tête pour les investissements. A elle seule, la "Dniéprovienne" ne concentre pas moins de 10 % de la production de fonte en Russie. Mais tous les spécialistes n'envisagent pas l'avenir avec un même optimisme. Certains parlent de légèreté et de manque de préparation de bon nombre de ces société qui veulent user ou abuser des possibilités qu'offre la Russie.

Les "affaires belges" connaissent un succès auprès du public belge. Certains se demandent si la vague de spéculation sur les actions russes ne pourraient avoir des conséquences négatives sur le plan boursier à plus longue échéance.


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Bruxelles en est à son neuvième bourgmestre.

1899.

A vant l'actuel Emile de Mot, docteur en droit, Bruxelles a eu jusqu'ici huit bourgmestres, dont le premier, Nicolas Rouppe, avait déjà été maire de la ville sous le régime français. Il fut remplacé en 1838, par le jurisconsulte Van Volxem, auquel succéda, en 1840, le chevalier Wyns de Raucourt. Charles de Brouckère, élu en 1848, a vainement tenté d'annexer les communes de l'agglomération à la capitale. Ses successeurs furent successivement A.N. Fontainas (1860), Jules Anspach (1863), qui, inspiré par Haussmann, fit voûter la Senne et percer les boulevards du centre. A sa mort en 1879, l'intérimaire Félix Vanderstraeten démissionna en 1880 au profit de Charles Buls. Ce pionnier dans le domaine de l'enseignement et de l'esthétique urbaine a permis la sauvegarde et la restauration des maisons de la Grand-Place.


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Autres dates importantes.


- Février : La Libre Esthétique organise une rétrospective d'hommage à Félicien Rops.


- 5 octobre : Faute d'argent Guillaume Apollinaire et son frère cadet quittent Stavelot où ils séjournaient depuis le 25 juillet, sans régler leur note.


- 1899 : Le journal libéral liégeois La Meuse devient un quotidien d'information neutre.


- 1899 : On évalue à 300 millions de francs l'exportation de capitaux belges en Russie.


- 1899 : La durée moyenne de vie en Belgique, qui était de 31 ans et 5 mois en 1830, est maintenant de 47 ans et 1 mois.


- 1899 : Le neveu de Guido Gezelle, Frank Lateur, dit Stijn Streuvels, publie à Maldegem, son premier recueil de contes, Lenteleven.


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© Chronique de la Belgique.
1987 Editions Chronique S.C. - Rue Champ de Pihot, 84 - 4510 SAIVE-LIEGE (Belgique).