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24 janvier 1899.
D
epuis le lendemain des élections de 1898, faussées par le scrutin à deux tours, la
question électorale secoue le monde politique. Le libéral Vanderkindere s'est dit
prêt à "pactiser avec le diable" pour débarrasser le pays du parti clérical et l'on
a beaucoup discuté des différentes formes de scrutin.
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L'émeute est dans la rue |
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Un groupe représentatif des trois partis a créé une Ligue Nationale pour
la représentation proportion- nelle. Si, au début de l'année, l'unionisme
paraissait l'emporter au sein de la majorité, une crise ministérielle a
provoqué la démis- sion de de Smet de Naeyer et d'Albert Nyssen.
A l'occasion du remaniement, c'est le ministre de la Guerre, Jules Vandenpeereboom
qui a hérité de la présidence du Conseil. Il a an- noncé sa décision de
saisir le Parlement d'un projet de réforme électorale, mais a refusé d'en
li- vrer les grandes lignes.
Sans attendre, les députés de gau-
che, libéraux et socialistes, ont lancé un manifeste réclamant le suffrage
universel.
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4 février 1899.
A
ujourd'hui a eu lieu, au salon de la Toison d'Or à Bruxelles, l'inauguration d'une
exposition des oeuvres du peintre Eugène Laermans. Cet artiste ne nous est pas
inconnu car déjà, en 1891, il exposa pour la première fois au cercle Voorwaarts.
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"Soir de grève", par Eugène Laermans (1893) |
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Eugène Laermans est resté sourd et muet des suites d'une méningite. Surmontant cet
handicap, il apprit ses premières notions de dessin à l'école de dessin de Molenbeek et
s'est ensuite inscrit à l'académie de Bruxelles.
Dès ses débuts, il s'est révélé
un peintre du présent, manifestant un réalisme vigoureux à tendance sociale et humanitaire.
c'est ce que l'on peut encore constater dans les oeuvres présentées, qui toutes dépeignent
des personnages de la vie ouvrière et rurale.
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14 mars 1899.
P
arti il y a deux ans, le Belgica vient de rentrer en Belgique après avoir
exploré la Terre de Feu, où Cook et Racovitza étudièrent la faune et la flore, ainsi
que les moeurs et les caractères anthropo-logiques des autochtones.
Le Belgica
avait atteint le continent antarctique dès le 23 juillet 1897. Un temps clément a permis
à l'expédition de dresser une carte détaillée des environs de la Terre de Graham et ce
relevé rend obsolète la carte de l'amirauté britannique, établie sur base des récits
de chasseurs de phoques.
C'est tout un chapelet d'îles inconnues, séparées de la
Terre de Graham par un profond détroit, qui a été exploré. Bien que prise par les glaces
dès février 1898, l'expédition n'en a pas moins poursuivi ses recherches, en dépit des
efforts physiques qui ont coûté la vie au Belge Emile Danco, terassé par une crise
cardiaque. En outre, plusieurs marins ont souffert de troubles mentaux (folie à des
degrés divers) qui ont été, pour la première fois, décrits scientifiquement.
Au cours de leur longue dérive dans le pack (eau glacée qui enserrait le Belgica)
l'équipe a doublé, voire triplé le nombre des spécimens connus de la flore antarctique
et découvert une microfaune, dont une mouche aptère, le Belgica antarctica.
Une commission va établir le rapport de cette expédition.
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3 avril 1899.
L
a Maison du Peuple de Bruxelles a été inaugurée le jour de Pâ-ques ! "Pâques rouges"
titre l'éditorialiste du Peuple, qui consacre un numéro spécial à l'événement.
Construit sur un plan en arbalète, le nouveau bâtiment, dont les travaux de
terrassement ont commencé à la fin de 1895, donne de face sur la rue Stevens et latéralement
sur la rue des Pigeons et la rue de la Samaritaine.
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Affiche de Jules van Biesbroek |
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Le chantier, confié à des coopéra- tives, dont l'Atelier des Menui- siers,
d'une part et, de l'autre, l'Union des Peintres de Bruxelles, a réclamé
8.500 mètres carrés de dessins, 600.000 kilos de fer, 2.000 mètres cubes
de maçonnerie, 250 mètres cubes de pierre blanche et 150 mètres cubes de
pierre bleue.
Son architecte, Victor Horta, a passé six mois à l'élaboration
des plans préparatoires et trois mois pour les mettre à l'échelle.
Avec la Maison du Peuple, il donne une des plus belles réali- sations de
l'Art Nouveau en Belgi- que.
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19 avril 1899.
B
ien que, le 5 février, l'Association conservatrice de Bruxelles se soit prononcée en
faveur de la représentation proportionnelle, Jules Vandenpeereboom a déposé aujourd'hui
un projet par lequel il maintient le système majoritaire dans les arrondissements nommant
moins de six députés et trois sénateurs, mais établissant le suffrage universel dans les
autres.
Les deux gauches libérales et socialistes, immédiatement réunies pour
délibérer en commun ont décidé de se refuser à discuter pareil projet. Celui-ci semble
avoir été élaboré pour satisfaire les deux courants qui se partagent la majorité : les
partisans de la représentation propor-tionnelle obtiennent satisfaction dans les grands
arrondissements et ses adversaires voient maintenir le statu quo dans les petites
cir-conscriptions.
Le projet Vandenpeereboom favorise surtout le Parti Catholique
- le sien - et les socialistes qui peuvent ainsi espérer conserver leurs positions à
Mons, Soignies, Verviers, Namur et Thuin, voire à Charleroi, Liège, Bruxelles, Anvers
et Gand. Mais les libéraux sont sacrifiés.
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29 avril 1899.
A
u volant d'un véhicule CITA à propulsion électrique de sa fabrication, Camille Jenatzy
vient, après trois tentatives, de pulvériser deux records mondiaux : celui de vitesse
départ arrêté (75,39 km/h) et celui de vitesse départ lancé (105,882 km/h).
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Camille Jenatzy effectue sa performance sur la "Jamais Contente" |
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Son véhicule, à la coque en aluminium longue de quatre mètres en forme de torpille, ne
possède pas de direction. Le nouveau record a été réalisé sur la route centrale du Parc
agricole d'Achères, ligne droite longue de 2 km.
Fils aîné de Constant Jenatzy
qui, il y a 30 ans, fonda la première usine de caoutchouc en Belgique (à Bruxelles, où
il fabriqua les premiers bandages pour véhicules hippomobiles), Camille Jenatzy a fait
de solides études d'ingénieur.
Trente exemplaires d'un autre type d'engin, commandés
par une société parisienne, ont déjà été fabriqués à l'usine Jenatzy de Boulogne-sur-Seine.
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Mai 1899.
A
près le peintre Valérius De Saedeleer et le sculpteur Georges Minne, ce sont les deux
frères Van de Woestijne, Karel (le poète) et Gustave (le peintre), qui se sont laissés
prendre au charme du pittoresque village de Laethem-Saint-Martin, dans la campagne
gantoise.
Rassemblés sous la houlette du secrétaire communal Albin Van den
Abeele, un peintre et écrivain du dimanche, ils n'ont d'autre ambition que de vivre
à l'écart des discussions intellectuelles, en se conformant au précepte énoncé par
Maurice Maeterlinck dans Le Trésor des Humbles : "Pour savoir ce qui existe
réellement, il faut cultiver le silence".
Nul doute que Georges Minne rendu
célèbre par la Fontaine aux Agenouillés, et Valère De Saedeleer, qui est en train
de devenir, à 32 ans, un paysagiste néo-impressionniste hors pair, auront une influence
déterminante sur les cadets, Gustave (18 ans) qui rêve d'égaler les anciens, et Karel,
dont les 21 ans baignent dans la poésie symboliste.
Liés par les mêmes valeurs
morales, les quatre artistes de Laethem iront sans doute loin. Peut-être formeront-ils
une école.
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5 août 1899.
P
aul de Smet de Naeyer a pris aujourd'hui la tête d'un nouveau cabinet catholique
homogène. Il a annoncé son intention de retirer le projet électoral de son prédécesseur
Vandenpeereboom et d'en déposer un autre, fondé sur la représentation proportionnelle,
mais pré-sentant, pour l'opposition, des failles inacceptables.
Le projet du
19 avril a donc fait long feu face à la résistance des socialistes, des libéraux mais
aussi des démocrates chrétiens, qui avaient organisé le 29 juin une imposante manifestation
sur la Grand-Place de Bruxelles.
La foule y avait applaudi Georges Lorand, l'abbé
Daens et Emile Vandervelde. L'atmosphère s'était tendue deux jours plus tôt lorsque,
à la Chambre, l'attitude arrogante de Jonghe d'Ardoye se retourna contre le chef du
cabinet.
L'opposition, reforcée par les éléments conservateurs du Parti Catholique
menés par Charles Woeste, cria : "Démission ! Démission !" et chanta : "O Vandenpeereboom
! O Vandenpeereboum ! boum !".
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24 novembre 1899.
L
a représentation proportionnelle, qui a été votée aujourd'hui par la Chambre, est
applicable au pays tout entier, sans distinction entre petits bourgs et grandes villes.
C'est en avril que le cabinet catholique Vandenpeereboom avait déposé un projet
de loi organisant la représentation proportionnelle des partis, mais seulement dans les
arrondissements de Bruxelles, Liège, Anvers, Gand-Eekloo, Charleroi, Mons et enfin,
Louvain.
Selon lui, le scrutin uninominal devait subsister dans les petits
arrondissements électoraux. Cette formule, qui était destinée à assurer le maintien à
perpétuité de la majorité catholique au Parlement, était non seulement injuste mais
maladroite car elle rapprocha les libéraux des socialistes, et l'union des deux partis
de gauche parvint à entraîner la chute du chef de cabinet.
On parla d'"insurrection
parlementaire" et, le 29 juin, des bagarres inquiétantes se déroulèrent dans les rues
de Bruxelles, faisant plus de casse que de blessés. Le gouvernement n'était sûr que
des gendarmes. Il n'osait recourir à l'armée (recrutée parmi les défavorisés), ni à
la garde civique dont la majorité partageait les opinions des manifes-tants.
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La garde civique ou la participation du citoyen à l'ordre public |
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Vandenpeereboom, auquel un député socialiste avait lancé en pleine séance l'invective savamment graduée de "scélérat, tigre altéré de sang, vieux cornichon !", a démissionné et c'est sous le cabinet de Smet de Naeyer que le vote de la représentation vient d'intervenir.
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24 novembre 1899.
I
l y a quelques semaines, un comité s'était formé au sein de la section anversoise de la
Croix-Rouge. Emus par le déclenchement des hostilités en Afrique du Sud, où les Boers
- anciens colons hollandais - luttent contre la suzeraineté anglaise, quelques volontaires
avaient pris la décision de constituer une colonne d'ambulances et d'apporter leur
aide au Transvaal.
L'appel fut très largement entendu. Trente hommes et six
femmes s'inscrivirent comme volontaires et, au terme d'un examen, quatorze infirmiers
et six infirmières furent retenus.
Aujourd'hui, cette équipe médicale, à la
tête de laquelle on trouve un médecin-chef, son adjoint et un pharmacien, a quitté
Anvers à destination d'Amsterdam, où elle doit s'embarquer à bord du Herzog,
navire battant pavillon allemand.
La cérémonie du départ a eu lieu en présence
notamment du bourgmestre et du secrétaire à la légation du Transvaal. Au cours d'une
courte allocution, ce dernier a remercié les promoteurs de cette initiative.
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27 novembre 1899.
G
uido Gezelle s'est éteint au couvent anglais de Bruges, dont il était le recteur. Né
le 1er mai 1830 à Bruges, il devint professeur au petit séminaire de Roulers en 1854,
avant d'être chargé des étudiants Anglais au grand séminaire de Bruges en 1860, puis
de la paroisse Sainte-Walburge en 1865.
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Guido Gezelle |
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Ses Kerkhofblommen, les premiers Dichtoefeningen (1858),
Kleenge- dichtjes (1860) et les Gedichten, Ge- zangen en Gebeden
(1862) révélè- rent un grand talent lyrique.
En 1872, les difficultés
morales et les oppositions rencontrées à Bru- ges avaient entraîné son
déplace- ment à Courtrai.
Sa production lyrique ne reprit qu'en
1886 avec la traduction du Hiawatha de Henry Longfellow. Tijdkrans,
puis Rijmsnoer ont couronné, en 1893 et 1897, une oeuvre poétique où
l'idéal spirituel et l'amour de la nature sont par- tout associés.
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27 décembre 1899.
L
e peintre et graveur Henri Evenepoel est mort de la fièvre ty-phoïde à Paris, chez les
frères de Saint-Jean-de-Dieu. Né à Nice le 3 octobre 1872, il avait été, à partir de
1893, l'élève de Gustave Moreau.
Sur les conseils de son maître, il présenta
l'année suivante, au Salon des artistes français, le Portrait de sa cousine Louise
en deuil, le premier d'une série de portraits dont Henriette, la fille de Louise,
allait être le sujet privilégié.
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L'Espagnol à Paris (Evenepoel) |
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Les années 1895 à 1897, passées à Paris, donnèrent lieu à une abondante
production de portraits, de paysages ou de scènes quoti- diennes, dont en
1896 La Petite Matisse, Le Petit Charles (son fils, né deux ans plus tôt),
Ouvriers revenant du travail, Le Caveau du Soleil d'Or, et en 1897
Le Café d'Harcourt au Quartier Latin.
Après un séjour en Algérie,
dont il ramena entre autres La fête nègre, Evenepoel s'était remis
cette année au portrait. Celui du peintre Iturrino, L'Espagnol à Paris,
a obtenu un grand succès et vient d'être acheté par la ville de Gand.
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1899.
L
a présence économique belge en Russie a atteint un sommet jamais égalé cette année :
130 sociétés belges ayant ensemble un capital de 630 millions de francs s'y sont
installées. Cela fait quelque temps que les investisseurs belges étaient à la recherche
d'un placement rentable à l'étranger.
Depuis quelques années, la Russie constitue
un pôle d'attraction particulier. La firme Cockerill a donné un exemple stimulant. En
1886, elle avait fondé la "Société Métallurgique Dniéprovienne du Midi de la Russie"
qui a obtenu d'excellents résultats. La cotation en bourse de ses actions s'était
multiplié par cinq en peu de temps et les dividendes qu'elle paie sont particulièrement
élevés.
Cet exemple a incité d'autres firmes à investir en Russie dans les secteurs
les plus divers : la métallurgie, le verre, la chimie, le pétrole, le transport, etc.
lA Russie est actuellement en pleine expansion, ce qui explique que de nombreux financiers
européens veulent tirer profit des possibilités apparemment inépuisables de cet immense
pays.
Les Belges se trouvent d'ailleurs dans le peloton de tête pour les
investissements. A elle seule, la "Dniéprovienne" ne concentre pas moins de 10 % de la
production de fonte en Russie. Mais tous les spécialistes n'envisagent pas l'avenir avec
un même optimisme. Certains parlent de légèreté et de manque de préparation de bon nombre
de ces société qui veulent user ou abuser des possibilités qu'offre la Russie.
Les "affaires belges" connaissent un succès auprès du public belge. Certains se demandent
si la vague de spéculation sur les actions russes ne pourraient avoir des conséquences
négatives sur le plan boursier à plus longue échéance.
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1899.
A
vant l'actuel Emile de Mot, docteur en droit, Bruxelles a eu jusqu'ici huit bourgmestres,
dont le premier, Nicolas Rouppe, avait déjà été maire de la ville sous le régime français.
Il fut remplacé en 1838, par le jurisconsulte Van Volxem, auquel succéda, en 1840, le
chevalier Wyns de Raucourt. Charles de Brouckère, élu en 1848, a vainement tenté
d'annexer les communes de l'agglomération à la capitale. Ses successeurs furent
successivement A.N. Fontainas (1860), Jules Anspach (1863), qui, inspiré par Haussmann,
fit voûter la Senne et percer les boulevards du centre. A sa mort en 1879, l'intérimaire
Félix Vanderstraeten démissionna en 1880 au profit de Charles Buls. Ce pionnier dans le
domaine de l'enseignement et de l'esthétique urbaine a permis la sauvegarde et la
restauration des maisons de la Grand-Place.
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- Février : La Libre Esthétique organise une rétrospective d'hommage à
Félicien Rops.
- 5 octobre : Faute d'argent Guillaume Apollinaire et son frère cadet
quittent Stavelot où ils séjournaient depuis le 25 juillet, sans régler leur note.
- 1899 : Le journal libéral liégeois La Meuse devient un quotidien
d'information neutre.
- 1899 : On évalue à 300 millions de francs l'exportation de capitaux belges
en Russie.
- 1899 : La durée moyenne de vie en Belgique, qui était de 31 ans et 5 mois
en 1830, est maintenant de 47 ans et 1 mois.
- 1899 : Le neveu de Guido Gezelle, Frank Lateur, dit Stijn Streuvels, publie
à Maldegem, son premier recueil de contes, Lenteleven.
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