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FAITS MARQUANTS ANNEE 1896

2 janvier 1896 - Les libéraux perdent Frère-Orban.
11 janvier 1896 - Peintre en bâtiment, puis sur toile.
6 février 1896 - Les tabous artistiques des Rose+Croix.
25 février 1896 - Le cabinet Paul de Smet de Naeyer.
Mars 1896 - L'Eglise catholique et le parti daensiste.
11 mai 1896 - Jean Volders, apôtre du socialisme belge.
1896 - Les missions chrétiennes au Congo.
1896 - Emile Francqui est envoyé en mission en Chine.
1896 - Le tirage au sort est maintenu.
1896 - Un commissaire accusé de meurtre.
1896 - Depuis Paris-Bordeaux-Paris, le virus de l'automobile.
1896 - Hankar et Crespin : l'art dans la rue.
1896 - Hommage est rendu à Alfred Verwee.
Autres dates importantes.



Les libéraux perdent Frère-Orban.

2 janvier 1896.

H ubert-Joseph-Walthère Frère-Orban, ministre d'Etat, est mort ce jeudi matin à Bruxelles. Né à Liège le 24 avril 1812, Hubert dit Walthère Frère avait épousé en 1835 la fille de l'industriel liégeois Henri-Joseph Orban.

Avocat au barreau de Liège, il fut élu conseiller communal de la ville en 1840. Entré dans le ministère Rogier le 12 août 1847, il y reçut le portefeuille des Travaux publics, puis des Finances (1848-1852). Brillant défenseur de la cause libérale, il revint au pouvoir le 9 novembre 1857 pour présider le plus long ministère que la Belgique ait connu, gérant aussi le ministère des Finances.

Rejeté dans l'opposition en 1870, il fut à nouveau chef du cabinet et ministre des Affaires étrangères de 1878 à 1884, au moment de la "loi de malheur".


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Peintre en bâtiment, puis sur toile.

11 janvier 1896.

C e samedi ont eu lieu les funérailles du peintre Guillaume Vogels, décédé jeudi dernier. Avant la cérémonie d'inhumation au cimetière d'Ixelles, Octave Maus a prononcé l'éloge funèbre du peintre, évoquant la finesse et l'acuité de sa perception optique, "merveilleusement apte à saisir les infinies dégradations de la lumière".

"La plage à Ostende" (Vogels)

 Vogels, a rappelé Maus, était  "moins préoccupé du site à  repro-  duire que de l'émotion suscitée en  son âme réceptive par le mirage  du jour diffus qui baigne la natu-  re".

 Né à Bruxelles le 9 juin 1836,  Guillaume Vogels fut d'abord  peintre en bâtiment, puis décora-  teur. Il vint tardivement à l'art, à  partir de 1880.

 Dès l'année suivante, son Canal en  Hollande attira l'attention du  Cercle artistique, puis du Salon de  Paris.

Artiste, il subit l'influence de Boulenger et d'Artan. Membre du groupe des XX et rallié au mouvement impressionniste, il s'est surtout orienté vers la peinture de paysages, de natures mortes et de marines.


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Les tabous artistiques des Rose+Croix.

6 février 1896.

G eorges Dwelshauwers donnera aujourd'hui une conférence sur L'âme dans l'art au Salon d'art idéaliste, qui se tient depuis le 9 janvier et jusqu'au 16 février en la salle Saint-Luc, 10 rue des Finances, à Bruxelles.

La question posée par le conférencier est évidemment au coeur des intentions manifestées par les exposants, parmi lesquels Xavier Mellery et d'autres peintres proches de la Rose+Croix figurent en bonne place. Définie par le Sâr Péladan, la mission de la peinture rosicrucienne est d'"honorer et servir l'Idéal";

Le dernier salon où l'on cause : Verhaeren, Fénéon, Gide et Maeterlinck

Elle lui impose de "renoncer à la représentation des ivrognes et des pierreux, des paysans", car "il n'y a pas d'autre réalité que dieu. Il n'y a pas d'autre vérité que dieu. Il n'y a pas d'autre beauté que dieu".

Le Salon d'art idéaliste veut donc bannir rigoureusement, ainsi que le note son prospectus, "la peinture d'histoire, la peinture militaire, toute représentation de la vie contemporaine privée ou publique, le portrait, les paysanneries, les marines, l'humorisme, l'orientation pittoresque, l'animal domestique ou de sport, les tableaux de fleurs, de fruits et d'accessoires".


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Le cabinet Paul de Smet de Naeyer.

25 février 1896.

J ules de Burlet, en mauvaise santé, souhaitait depuis quelque temps abandonner le rênes de l'Etat, mais il a attendu jusqu'à ce que son successeur Paul de Smet de Naeyer soit à même de présenter une nouvelle équipe catholique homogène.

Le nouveau formateur est certes un homme d'affaires prospère, et si on ne peut guère le considérer comme un intellectuel brillant, il faut lui reconnaître un certain dynamisme. C'est un des barons de l'industrie cotonnière gantoise, membre d'une foule de conseils d'administration.

Le Cabinet qu'il a mis sur pied ne diffère guère du précédent. La principale nouveauté est la présence, au poste des Affaires Etrangères, du Liègeois Paul de Favereau. De Smet de Naeyer s'est réservé le portefeuille de l'Intérieur. Son premier souci : les élections de juillet.


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L'Eglise catholique et le parti daensiste.

Mars 1896.

A u sein du parti catholique belge, l'agitation va bon train. Pour la seconde fois cette année, l'épiscopat s'en est pris à l'abbé Daens, leader du Vlaams Christene Volkspartij - qui regroupe un certain nombre d'intellectuels et quelques milliers d'ouvriers et de paysans dans le sud de la Flandre orientale - et dont l'action inquiète de plus en plus l'aile conservatrice du parti catholique.

Déjà, au mois de février, la Congrégation du Concile avait ordonné à l'abbé Daens de démissionner de son poste de chef de parti. Mais, loin de se soumettre, il demanda et obtint l'affiliation de son mouvement à la Ligue Democratique.

Craignant voir l'électorat catholique se diviser, l'épiscopat - qui vient de reconnaître l'indépendance de la Ligue - a réitéré son opposition aux listes électorales distinctes, visant directement celle de Daens.


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Jean Volders, apôtre du socialisme belge.

11 mai 1896.

N é aux Marolles le 8 octovre 1855 et baptisé en l'église de la Cha-pelle, Jean Volders, atteint depuis des mois de "démence paralytique", a succombé aujourd'hui à une ultime crise. Son corps sera transféré à la Maison du Peuple de la rue de Bavière, où le Parti Ouvrier lui fera des funérailles solennelles.

Jean Volders, fondateur du POB

 Employé par la Banque Nationale,  Volders avait été impliqué dans  une manifestation ouvrière et, de  ce fait, avait dû quitter cette ins-  titution pour travailler au quoti-  dien républicain Le National.

 Il fut de ceux qui, en 1885, fondère  le Parti Ouvrier et, quelques mois  plus tard, il participa, comme ré-  dacteur en chef, au lancement du  journal Le Peuple.

 Orateur exceptionnel, capable de  faire partager son enthousiasme  pour la cause ouvrière, Jean  Volders de santé précaire se dépen-  sa sans compter, jusqu'à ce que la  maladie le terrasse, pour la défen-  se de ses idées, et notamment pour  la conquête du suffrage universel.


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Les missions chrétiennes au Congo.

1896.

L' Eglise catholique de Belgique fêtera cette année les dix années d'activité du séminaire congolais de Louvain, dirigé aujourd'hui par les pères de Scheut. Un hommage sera rendu à cette occasion à l'oeuvre missionnaire belge, dont la reconnaissance officielle est plus ancienne encore : c'est le 11 mai 1888 en effet que fut érigé le Vicariat Apostolique Métropolitain du Congo belge, réservé exclusivement au clergé de Belgique.

Le rôle des missions : le père Emeri Cambier à Luluabourg

Seul le vicariat apostolique du Tanganyika occidental, qui est resté dévolu aux Pères blancs d'Alger, échappe à son ressort. Trois congrégations ont fourni depuis 1888 les missionnaires du vicariat métropolitain : les pères de Scheut, les soeurs de Quatrecht et, depuis 1893, la Compagnie de Jésus.

Deux associations protestantes ont également été reconnues : l'Inter-national Missionnary Alliance, en 1891, et l'American Presbyterian Congo Mission, en 1892.


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Emile Francqui est envoyé en mission en Chine.

1896.

E mile Francqui était rentré au pays cette année, après plusieurs expéditions congolaises dont la dernière ne fut pas la moindre. Il y avait en effet anéanti l'insurrection mahdiste sur le Nil

Emile Francqui, un
condottiere de l'industrie

Or, on apprend dans le même  temps qu'il vient de démissionner  des rangs de l'armée avec le grade  de capitaine au 2è régiment de  ligne. Cela ne veut pas dire qu'E-  mile Francqui prenne sa retraite,  car le roi Léopold II vient de  l'appeller une nouvelle fois à son  service.

Il l'a en effet nommé consul de  Belgique en Chine, avec résidence  à Hankeou. Francqui y aura la  délicate mission de veiller au dé-  veloppement de la présence belge  et de défendre les intérêts des in-  dustries sur un marché qui s'an-  nonce très prometteur.

Il serait tout particulièrement question d'assurer à la Belgique la meilleure part possible dans la construction de la ligne de chemin de fer Pékin-Hankeou.


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Le tirage au sort est maintenu.

1896.

L e service militaire, fondé sur un système de tirage au sort, mais transmissible à autrui moyennant finances est une épineuse question qui fait l'objet depuis quelques années de vives critiques.

Pour d'évidentes raisons d'ordre stratégique, le service militaire obligatoire est déjà généralisé en France et en Allemagne. Sur les plans social et politique, les hommes politiques socialistes, chrétiens-démocrates et libéraux considèrent le système belge profondément injuste.

Lorsque le général Brassine a accédé une fois de plus au poste de ministre de la Guerre, il s'est déclaré disposé à substituer au système du remplacement un service militaire personnel et obligatoire.

Présenté au Parlement au début du mois de novembre 1896, son projet a suscité une vive résistance de la part des associations politiques conservatrices dirigées par Charles Woeste, s'accrochant à leur slogan antimilitariste : "Personne ne doit être contraint d'être soldat".

Le gouvernement, estimant qu'il n'obtiendrait pas la majorité au sein du parti catholique, a de lui-même retiré son projet.

Tirant les conclusions de cette décision, le général-ministre Brassine a jugé qu'il n'y avait pas d'autre choix que la démission. Il est remplacé par Jules Vandenpeereboom, qui va s'efforcer de faire oublier le problème de la conscription.


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Un commissaire accusé de meurtre.

1896.

S ordide scandale à Bruxelles : le commissaire de quartier Alexan-dre Courtois vient d'être arrêté. Il est soupçonné d'avoir cruellement assassiné une riche rentière qui habitait au 56 de la rue de l'Arbre-Bénit à Ixelles.

Un agent communal, ennemi personnel de Courtois, prétend que celui-ci était l'homme déguisé qui avait négocié les titres de la victime. Mais le coffre de celle-ci avait été transporté au loin, ce qui avait fait penser à une bande bien organisée et disposant de moyens importants.

Courtois a déjà commis plusieurs faux en écriture et de plus, Pitje Snot, célèbre voyou du quartier populaire des Marolles et petit escroc connu pour des démêlés variés avec le commissaire, a accusé celui-ci d'être un habitué des passages à tabac.

Par ailleurs, un délinquant de longue date lui attribue même, mais sans en avoir la moindre preuve, le vol des bijoux de la comtesse de Flandre, lors du fastueux bal de la cour donné en 1893.

Son procès est prévu pour le mois de mars prochain et l'on attend encore des révélations.


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Les missions chrétiennes au Congo.

1896.

L' Eglise catholique de Belgique fêtera cette année les dix années d'activité du séminaire congolais de Louvain, dirigé aujourd'hui par les pères de Scheut. Un hommage sera rendu à cette occasion à l'oeuvre missionnaire belge, dont la reconnaissance officielle est plus ancienne encore : c'est le 11 mai 1888 en effet que fut érigé le Vicariat Apostolique Métropolitain du Congo belge, réservé exclusivement au clergé de Belgique.

Le rôle des missions : le père Emeri Cambier à Luluabourg

Seul le vicariat apostolique du Tanganyika occidental, qui est resté dévolu aux Pères blancs d'Alger, échappe à son ressort. Trois congrégations ont fourni depuis 1888 les missionnaires du vicariat métropolitain : les pères de Scheut, les soeurs de Quatrecht et, depuis 1893, la Compagnie de Jésus.

Deux associations protestantes ont également été reconnues : l'Inter-national Missionnary Alliance, en 1891, et l'American Presbyterian Congo Mission, en 1892.


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Depuis Paris-Bordeaux-Paris, le virus de l'automobile a gagné la Belgique.

1896.

L a course automobile Paris-Bordeaux-Paris de l'an dernier a fait la preuve de la supériorité des moteurs à pétrole sur les engins élec-triques ou à vapeur, reléguant ces derniers au musée des antiquités.

En Belgique, nombreux sont ceux qui, depuis, ont fait l'acquisition de voitures étrangères avec l'espoir secret de les améliorer. Ainsi, aux Ateliers Germain de Monceau-sur-Sambre, on démonte et étudie des Panhard, Mors, Delahaye, Bollée et autres Benz.

L'automobile, phénomène de société et objet de curiosité

Le robinettier verviétois Dasse vient de produire un tricycle identique à celui de Benz, équipé d'un moteur arrière de 2,5 chevaux. Vivinus qui, dès 1888, avait fabriqué des engins à vapeur, équipe de moteurs Benz des châssis de sa conception. Il vient aussi de réaliser un mini-moteur pour bicyclette. Leon Nagant a construit une voiturette 2 cylindres à mise en marche automatique. Jules Miesse l'a emporté au kilomètre lancé de Diegem avec sa Torpille au châssis en bois, équipée d'un moteur horizontal à 3 cylindres, et Vincke a été le premier Belge à participer au Paris-Bordeaux-Paris. Il dut hélas abandonner à Poitiers.

La firme Englebert est en plein essor : spécialiste de la fabrication de pneus pour cycles, elle vient de se lancer, avec succès semble-t-il, dans celle des bandages pour automobiles.


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Hankar et Crespin : l'art dans la rue.

1896.

L' architecte Paul Hankar et le peintre-décorateur Adolphe Crespin viennent de remporter, avec la "Boulangerie Timmermans", le concours de "L'art dans la rue" organisé par la commune d'Ixelles.

Les boiseries bleues, l'enseigne dessinée par Hankar et le grand sgraffite de Crespin recouvrant toute la façade répondent aux exigences formulées par le bourgmestre de Bruxelles Charles Buls dans son livre Esthétique des villes : concilier les exigences de la vie moderne (ici, une façade-affiche) avec le souci de conférer à la ville un visage harmonieux et cohérent. De plus, l'art dans la rue répond à des préoccupations sociales : celui qui ne peut s'offrir des oeuvres d'art peut faire son éducation artistique, éprouver des jouissances esthétiques en arpentant les villes.

Le procédé du sgraffite est bien adapté à ces visées : peu coûteux et très décoratif, il consiste à étendre sur un mur de brique une couche d'enduit noir que l'on recouvre ensuite d'un mortier blanc dans lequel on grave des motifs qui apparaissent ensuite teintés de couleurs joyeuses.


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Hommage est rendu à Alfred Verwee.

1896.

K nokke vient de rendre hommage à un peintre de grand talent : Alfred Verwee, décédé l'an dernier. L'inauguration d'un monument dédié à sa mémoire a attiré une foule nombreuse.

Verwee était un personnage fort connu et admiré en Flandre maritime, car cet artiste s'était attaché tout particulièrement à représenter des paysages des environs de Knokke-sur-mer, localité balnéaire dans laquelle il s'était installé.

Souvenons-nous que Verwee, membre de la Société libre des Beaux-Arts, avait fait sensation à Paris lorsqu'il présenta son célèbre taleau intitulé L'embouchure de l'Escaut.

Avant de mourir, le peintre avait effectué un long voyage en Algérie qui, décevant les espoirs de ses admirateurs, ne lui apporta pas la guérison.


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"Les cuisiners dangereux" (Ensor, 1896) :Picard, Maus,
Van Rysselberghe, de Groux, Fétis, Demolder, Lemonnier, Verhaeren, etc.

Autres dates importantes.


- 1 janvier : Inauguration de l'Institut provincial de bactériologie de Liège, le premier du genre en Belgique. En un an, il effectuera plus de 1.200 analyses pour les praticiens de la province.


- 7 février : A Bruxelles, la chambre des Représentants entend un rapport favorable au chemin de fer du Congo qui laisse prévoir un trafic de trente mille tonnes.


- Février : La Congrégation du Concile se prononce sur le "cas Daens" : elle estime que l'abbé alostois, leader du Christene Volkspartij, devrait renoncer à son mandat de député. Daens accepte, à condition d'être remplacé par un candidat démocrate chrétien, Herman de Baets; mais en raison de l'opposition de Woeste, il finit par rester à la Chambre.


- 28 mars : Ouverture du 5è Salon du cycle et de l'automobile. Les automobiles y apparaissent pour la deuxième fois.


- Mars : Ouverture à Bruxelles, 7, Galerie du Roi, du premier cinéma, où sont présentées les "photographies animées électriques" des frères Lumière.


- 15 juin : Le périodique parisien La Plume organise une rétrospective de l'oeuvre de Félicien Rops à l'Hôtel Drouot et lui consacre un numéro entier.


- 15 juin : Une loi ordonne que, dans les entreprises industrielles et commerciales occupant un certain nombre d'ouvriers, un règlement d'atelier indiquant les clauses et conditions du contrat de travail soit arrêté par écrit et affiché dans les locaux.


- 22 juillet : On inaugure les deux cents premiers kilomètres du chemin de fer du Bas-Congo.


- Août : Lors d'un congrès de l'Académie royale de langue et de littérature flamande, présidé par Max Rooses, critique littéraire et historien d'art, est fondée la première commission flamande de l'enseignement secondaire.


- 5 septembre :La cantatrice Jeanne Maubourg fait ses débuts au théâtre Royal de la Monnaie dans Samson et Dalila, de Camille Saint-Saëns.


- 11 décembre : Pour la première fois au monde, le cinématographe est utilisé dans un spectacle en tant que moyen de fiction. A Bruxelles, le théâtre de l'Alcazar intègre des images des frères Lumière (tirées de leur collection Choses Vues) dans une revue typiquement locale intitulée Bruxelles-Kermesse.


- 16 décembre : Un arrêté royal ordonne la création du Service géologique.


- 1896 : A Bruxelles, les premiers tramways électriques à trolley commencent à rouler à côté des omnibus tirés par des chevaux.


- 1896 : Fondation par l'homme d'affaires belge Edouard Empain de la Compagnie russo-française des Chemins de fer et des Tramways.


- 1896 : Un recensement industriel indique que 22 pour cent de la population active travaille plus de 11 heures par jour.


- 1896 : A la galerie l'Age Nouveau, à Paris, une importante exposition consacre la réputation Constantin Meunier.


- 1896 : Maurice Maeterlinck publie Douze Chansons, avec des illustrations de Charles Doudelet, et Le Trésor des Humbles, un recueil d'essais qui connaîtra, en un an, sept éditions successives et contribuera puissamment à la gloire internationale de l'écrivain.


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© Chronique de la Belgique.
1987 Editions Chronique S.C. - Rue Champ de Pihot, 84 - 4510 SAIVE-LIEGE (Belgique).