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2 janvier 1896.
H
ubert-Joseph-Walthère Frère-Orban, ministre d'Etat, est mort ce jeudi matin à Bruxelles.
Né à Liège le 24 avril 1812, Hubert dit Walthère Frère avait épousé en 1835 la fille
de l'industriel liégeois Henri-Joseph Orban.
Avocat au barreau de Liège, il fut
élu conseiller communal de la ville en 1840. Entré dans le ministère Rogier le 12
août 1847, il y reçut le portefeuille des Travaux publics, puis des Finances (1848-1852).
Brillant défenseur de la cause libérale, il revint au pouvoir le 9 novembre 1857 pour
présider le plus long ministère que la Belgique ait connu, gérant aussi le ministère
des Finances.
Rejeté dans l'opposition en 1870, il fut à nouveau chef du cabinet
et ministre des Affaires étrangères de 1878 à 1884, au moment de la "loi de malheur".
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11 janvier 1896.
C
e samedi ont eu lieu les funérailles du peintre Guillaume Vogels, décédé jeudi dernier.
Avant la cérémonie d'inhumation au cimetière d'Ixelles, Octave Maus a prononcé l'éloge
funèbre du peintre, évoquant la finesse et l'acuité de sa perception optique,
"merveilleusement apte à saisir les infinies dégradations de la lumière".
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"La plage à Ostende" (Vogels) |
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Vogels, a rappelé Maus, était "moins préoccupé du site à repro-
duire que de l'émotion suscitée en son âme réceptive par le mirage du
jour diffus qui baigne la natu- re".
Né à Bruxelles le 9 juin 1836,
Guillaume Vogels fut d'abord peintre en bâtiment, puis décora- teur.
Il vint tardivement à l'art, à partir de 1880.
Dès l'année suivante,
son Canal en Hollande attira l'attention du Cercle artistique, puis
du Salon de Paris.
Artiste, il subit l'influence de Boulenger et d'Artan.
Membre du groupe des XX et rallié au mouvement impressionniste, il s'est surtout
orienté vers la peinture de paysages, de natures mortes et de marines.
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6 février 1896.
G
eorges Dwelshauwers donnera aujourd'hui une conférence sur L'âme dans l'art au
Salon d'art idéaliste, qui se tient depuis le 9 janvier et jusqu'au 16 février en la
salle Saint-Luc, 10 rue des Finances, à Bruxelles.
La question posée par le
conférencier est évidemment au coeur des intentions manifestées par les exposants,
parmi lesquels Xavier Mellery et d'autres peintres proches de la Rose+Croix
figurent en bonne place. Définie par le Sâr Péladan, la mission de la peinture rosicrucienne
est d'"honorer et servir l'Idéal";
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Le dernier salon où l'on cause : Verhaeren, Fénéon, Gide et Maeterlinck |
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Elle lui impose de "renoncer à la représentation des ivrognes et des pierreux, des paysans",
car "il n'y a pas d'autre réalité que dieu. Il n'y a pas d'autre vérité que dieu. Il n'y
a pas d'autre beauté que dieu".
Le Salon d'art idéaliste veut donc bannir
rigoureusement, ainsi que le note son prospectus, "la peinture d'histoire, la peinture
militaire, toute représentation de la vie contemporaine privée ou publique, le portrait,
les paysanneries, les marines, l'humorisme, l'orientation pittoresque, l'animal domestique
ou de sport, les tableaux de fleurs, de fruits et d'accessoires".
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25 février 1896.
J
ules de Burlet, en mauvaise santé, souhaitait depuis quelque temps abandonner le rênes
de l'Etat, mais il a attendu jusqu'à ce que son successeur Paul de Smet de Naeyer soit
à même de présenter une nouvelle équipe catholique homogène.
Le nouveau formateur
est certes un homme d'affaires prospère, et si on ne peut guère le considérer comme un
intellectuel brillant, il faut lui reconnaître un certain dynamisme. C'est un
des barons de l'industrie cotonnière gantoise, membre d'une foule de conseils
d'administration.
Le Cabinet qu'il a mis sur pied ne diffère guère du précédent.
La principale nouveauté est la présence, au poste des Affaires Etrangères, du Liègeois
Paul de Favereau. De Smet de Naeyer s'est réservé le portefeuille de l'Intérieur. Son
premier souci : les élections de juillet.
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Mars 1896.
A
u sein du parti catholique belge, l'agitation va bon train. Pour la seconde fois
cette année, l'épiscopat s'en est pris à l'abbé Daens, leader du Vlaams Christene
Volkspartij - qui regroupe un certain nombre d'intellectuels et quelques milliers
d'ouvriers et de paysans dans le sud de la Flandre orientale - et dont l'action
inquiète de plus en plus l'aile conservatrice du parti catholique.
Déjà, au
mois de février, la Congrégation du Concile avait ordonné à l'abbé Daens de démissionner
de son poste de chef de parti. Mais, loin de se soumettre, il demanda et obtint
l'affiliation de son mouvement à la Ligue Democratique.
Craignant voir l'électorat
catholique se diviser, l'épiscopat - qui vient de reconnaître l'indépendance de la
Ligue - a réitéré son opposition aux listes électorales distinctes, visant directement
celle de Daens.
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11 mai 1896.
N
é aux Marolles le 8 octovre 1855 et baptisé en l'église de la Cha-pelle, Jean Volders,
atteint depuis des mois de "démence paralytique", a succombé aujourd'hui à une ultime
crise. Son corps sera transféré à la Maison du Peuple de la rue de Bavière, où le
Parti Ouvrier lui fera des funérailles solennelles.
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Jean Volders, fondateur du POB |
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Employé par la Banque Nationale, Volders avait été impliqué dans une
manifestation ouvrière et, de ce fait, avait dû quitter cette ins- titution
pour travailler au quoti- dien républicain Le National.
Il
fut de ceux qui, en 1885, fondère le Parti Ouvrier et, quelques mois plus
tard, il participa, comme ré- dacteur en chef, au lancement du journal
Le Peuple.
Orateur exceptionnel, capable de faire partager son
enthousiasme pour la cause ouvrière, Jean Volders de santé précaire se
dépen- sa sans compter, jusqu'à ce que la maladie le terrasse, pour la
défen- se de ses idées, et notamment pour la conquête du suffrage universel.
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1896.
L'
Eglise catholique de Belgique fêtera cette année les dix années d'activité du séminaire
congolais de Louvain, dirigé aujourd'hui par les pères de Scheut. Un hommage sera rendu
à cette occasion à l'oeuvre missionnaire belge, dont la reconnaissance officielle est plus
ancienne encore : c'est le 11 mai 1888 en effet que fut érigé le Vicariat Apostolique
Métropolitain du Congo belge, réservé exclusivement au clergé de Belgique.
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Le rôle des missions : le père Emeri Cambier à Luluabourg |
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Seul le vicariat apostolique du Tanganyika occidental, qui est resté dévolu aux Pères
blancs d'Alger, échappe à son ressort. Trois congrégations ont fourni depuis 1888 les
missionnaires du vicariat métropolitain : les pères de Scheut, les soeurs de Quatrecht
et, depuis 1893, la Compagnie de Jésus.
Deux associations protestantes ont
également été reconnues : l'Inter-national Missionnary Alliance, en 1891, et l'American
Presbyterian Congo Mission, en 1892.
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1896.
E
mile Francqui était rentré au pays cette année, après plusieurs expéditions congolaises
dont la dernière ne fut pas la moindre. Il y avait en effet anéanti l'insurrection
mahdiste sur le Nil
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Emile Francqui, un condottiere de l'industrie |
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Or, on apprend dans le même temps qu'il vient de démissionner des rangs de
l'armée avec le grade de capitaine au 2è régiment de ligne. Cela ne veut
pas dire qu'E- mile Francqui prenne sa retraite, car le roi Léopold II
vient de l'appeller une nouvelle fois à son service.
Il l'a en effet
nommé consul de Belgique en Chine, avec résidence à Hankeou. Francqui y
aura la délicate mission de veiller au dé- veloppement de la présence
belge et de défendre les intérêts des in- dustries sur un marché qui s'an-
nonce très prometteur.
Il serait tout particulièrement question d'assurer à la
Belgique la meilleure part possible dans la construction de la ligne de chemin de fer
Pékin-Hankeou.
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1896.
L
e service militaire, fondé sur un système de tirage au sort, mais transmissible à
autrui moyennant finances est une épineuse question qui fait l'objet depuis quelques
années de vives critiques.
Pour d'évidentes raisons d'ordre stratégique, le
service militaire obligatoire est déjà généralisé en France et en Allemagne. Sur les
plans social et politique, les hommes politiques socialistes, chrétiens-démocrates
et libéraux considèrent le système belge profondément injuste.
Lorsque le général
Brassine a accédé une fois de plus au poste de ministre de la Guerre, il s'est déclaré
disposé à substituer au système du remplacement un service militaire personnel et
obligatoire.
Présenté au Parlement au début du mois de novembre 1896, son projet
a suscité une vive résistance de la part des associations politiques conservatrices
dirigées par Charles Woeste, s'accrochant à leur slogan antimilitariste : "Personne ne
doit être contraint d'être soldat".
Le gouvernement, estimant qu'il n'obtiendrait pas
la majorité au sein du parti catholique, a de lui-même retiré son projet.
Tirant les conclusions de cette décision, le général-ministre Brassine a jugé qu'il
n'y avait pas d'autre choix que la démission. Il est remplacé par Jules Vandenpeereboom,
qui va s'efforcer de faire oublier le problème de la conscription.
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1896.
S
ordide scandale à Bruxelles : le commissaire de quartier Alexan-dre Courtois vient
d'être arrêté. Il est soupçonné d'avoir cruellement assassiné une riche rentière qui
habitait au 56 de la rue de l'Arbre-Bénit à Ixelles.
Un agent communal, ennemi
personnel de Courtois, prétend que celui-ci était l'homme déguisé qui avait négocié les
titres de la victime. Mais le coffre de celle-ci avait été transporté au loin, ce qui
avait fait penser à une bande bien organisée et disposant de moyens importants.
Courtois a déjà commis plusieurs faux en écriture et de plus, Pitje Snot, célèbre voyou
du quartier populaire des Marolles et petit escroc connu pour des démêlés variés avec
le commissaire, a accusé celui-ci d'être un habitué des passages à tabac.
Par
ailleurs, un délinquant de longue date lui attribue même, mais sans en avoir la moindre
preuve, le vol des bijoux de la comtesse de Flandre, lors du fastueux bal de la cour
donné en 1893.
Son procès est prévu pour le mois de mars prochain et l'on attend
encore des révélations.
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1896.
L'
Eglise catholique de Belgique fêtera cette année les dix années d'activité du séminaire
congolais de Louvain, dirigé aujourd'hui par les pères de Scheut. Un hommage sera rendu
à cette occasion à l'oeuvre missionnaire belge, dont la reconnaissance officielle est plus
ancienne encore : c'est le 11 mai 1888 en effet que fut érigé le Vicariat Apostolique
Métropolitain du Congo belge, réservé exclusivement au clergé de Belgique.
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Le rôle des missions : le père Emeri Cambier à Luluabourg |
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Seul le vicariat apostolique du Tanganyika occidental, qui est resté dévolu aux Pères
blancs d'Alger, échappe à son ressort. Trois congrégations ont fourni depuis 1888 les
missionnaires du vicariat métropolitain : les pères de Scheut, les soeurs de Quatrecht
et, depuis 1893, la Compagnie de Jésus.
Deux associations protestantes ont
également été reconnues : l'Inter-national Missionnary Alliance, en 1891, et l'American
Presbyterian Congo Mission, en 1892.
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1896.
L
a course automobile Paris-Bordeaux-Paris de l'an dernier a fait la preuve de la supériorité
des moteurs à pétrole sur les engins élec-triques ou à vapeur, reléguant ces derniers
au musée des antiquités.
En Belgique, nombreux sont ceux qui, depuis, ont fait
l'acquisition de voitures étrangères avec l'espoir secret de les améliorer. Ainsi, aux
Ateliers Germain de Monceau-sur-Sambre, on démonte et étudie des Panhard, Mors, Delahaye,
Bollée et autres Benz.
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L'automobile, phénomène de société et objet de curiosité |
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Le robinettier verviétois Dasse vient de produire un tricycle identique à celui de Benz,
équipé d'un moteur arrière de 2,5 chevaux. Vivinus qui, dès 1888, avait fabriqué des
engins à vapeur, équipe de moteurs Benz des châssis de sa conception. Il vient aussi de
réaliser un mini-moteur pour bicyclette. Leon Nagant a construit une voiturette 2 cylindres
à mise en marche automatique. Jules Miesse l'a emporté au kilomètre lancé de Diegem
avec sa Torpille au châssis en bois, équipée d'un moteur horizontal à 3 cylindres,
et Vincke a été le premier Belge à participer au Paris-Bordeaux-Paris. Il dut hélas abandonner
à Poitiers.
La firme Englebert est en plein essor : spécialiste de la fabrication
de pneus pour cycles, elle vient de se lancer, avec succès semble-t-il, dans celle des
bandages pour automobiles.
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1896.
L'
architecte Paul Hankar et le peintre-décorateur Adolphe Crespin viennent de remporter,
avec la "Boulangerie Timmermans", le concours de "L'art dans la rue" organisé par la
commune d'Ixelles.
Les boiseries bleues, l'enseigne dessinée par Hankar et le
grand sgraffite de Crespin recouvrant toute la façade répondent aux exigences formulées
par le bourgmestre de Bruxelles Charles Buls dans son livre Esthétique des villes
: concilier les exigences de la vie moderne (ici, une façade-affiche) avec le souci de
conférer à la ville un visage harmonieux et cohérent. De plus, l'art dans la rue répond
à des préoccupations sociales : celui qui ne peut s'offrir des oeuvres d'art peut faire
son éducation artistique, éprouver des jouissances esthétiques en arpentant les villes.
Le procédé du sgraffite est bien adapté à ces visées : peu coûteux et très
décoratif, il consiste à étendre sur un mur de brique une couche d'enduit noir que l'on
recouvre ensuite d'un mortier blanc dans lequel on grave des motifs qui apparaissent
ensuite teintés de couleurs joyeuses.
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1896.
K
nokke vient de rendre hommage à un peintre de grand talent : Alfred Verwee, décédé
l'an dernier. L'inauguration d'un monument dédié à sa mémoire a attiré une foule
nombreuse.
Verwee était un personnage fort connu et admiré en Flandre maritime,
car cet artiste s'était attaché tout particulièrement à représenter des paysages des
environs de Knokke-sur-mer, localité balnéaire dans laquelle il s'était installé.
Souvenons-nous que Verwee, membre de la Société libre des Beaux-Arts, avait fait
sensation à Paris lorsqu'il présenta son célèbre taleau intitulé L'embouchure de
l'Escaut.
Avant de mourir, le peintre avait effectué un long voyage en Algérie
qui, décevant les espoirs de ses admirateurs, ne lui apporta pas la guérison.
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"Les cuisiners dangereux" (Ensor, 1896) :Picard, Maus, Van Rysselberghe, de Groux, Fétis, Demolder, Lemonnier, Verhaeren, etc. |
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- 1 janvier : Inauguration de l'Institut provincial de bactériologie de
Liège, le premier du genre en Belgique. En un an, il effectuera plus de 1.200
analyses pour les praticiens de la province.
- 7 février : A Bruxelles, la chambre des Représentants entend un rapport
favorable au chemin de fer du Congo qui laisse prévoir un trafic de trente mille
tonnes.
- Février : La Congrégation du Concile se prononce sur le "cas Daens" :
elle estime que l'abbé alostois, leader du Christene Volkspartij, devrait renoncer
à son mandat de député. Daens accepte, à condition d'être remplacé par un candidat
démocrate chrétien, Herman de Baets; mais en raison de l'opposition de Woeste, il
finit par rester à la Chambre.
- 28 mars : Ouverture du 5è Salon du cycle et de l'automobile. Les
automobiles y apparaissent pour la deuxième fois.
- Mars : Ouverture à Bruxelles, 7, Galerie du Roi, du premier cinéma, où sont
présentées les "photographies animées électriques" des frères Lumière.
- 15 juin : Le périodique parisien La Plume organise une rétrospective
de l'oeuvre de Félicien Rops à l'Hôtel Drouot et lui consacre un numéro entier.
- 15 juin : Une loi ordonne que, dans les entreprises industrielles et
commerciales occupant un certain nombre d'ouvriers, un règlement d'atelier indiquant
les clauses et conditions du contrat de travail soit arrêté par écrit et affiché dans
les locaux.
- 22 juillet : On inaugure les deux cents premiers kilomètres du chemin
de fer du Bas-Congo.
- Août : Lors d'un congrès de l'Académie royale de langue et de littérature
flamande, présidé par Max Rooses, critique littéraire et historien d'art, est
fondée la première commission flamande de l'enseignement secondaire.
- 5 septembre :La cantatrice Jeanne Maubourg fait ses débuts au théâtre
Royal de la Monnaie dans Samson et Dalila, de Camille Saint-Saëns.
- 11 décembre : Pour la première fois au monde, le cinématographe est
utilisé dans un spectacle en tant que moyen de fiction. A Bruxelles, le théâtre
de l'Alcazar intègre des images des frères Lumière (tirées de leur collection
Choses Vues) dans une revue typiquement locale intitulée Bruxelles-Kermesse.
- 16 décembre : Un arrêté royal ordonne la création du Service géologique.
- 1896 : A Bruxelles, les premiers tramways électriques à trolley commencent
à rouler à côté des omnibus tirés par des chevaux.
- 1896 : Fondation par l'homme d'affaires belge Edouard Empain de la
Compagnie russo-française des Chemins de fer et des Tramways.
- 1896 : Un recensement industriel indique que 22 pour cent de la population
active travaille plus de 11 heures par jour.
- 1896 : A la galerie l'Age Nouveau, à Paris, une importante exposition
consacre la réputation Constantin Meunier.
- 1896 : Maurice Maeterlinck publie Douze Chansons, avec des illustrations
de Charles Doudelet, et Le Trésor des Humbles, un recueil d'essais qui
connaîtra, en un an, sept éditions successives et contribuera puissamment à la
gloire internationale de l'écrivain.
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