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FAITS MARQUANTS ANNEE 1892

10 mars 1892 - Khnopff et Delville font sensation chez les Rose-croix.
14 juin 1892 - La droite handicapée.
Juin 1892 - L'amour de Pelléas et Mélisande.
2 août 1892 - Joseph Stevens, l'amour des chiens.
Septembre 1892 - Les découvertes de Jules Cornet.
17 octobre 1892 - 5.000 morts pour 15,4 km de voie ferrée.
26 novembre 1892 - Deux Belges pris en otages par les Arabes.
1 décembre 1892 - De Bruyne et Lippens sont assassinés.
Décembre 1892 - Francqui devance les Anglais au Congo.
1892 - Le barogyroscope du professeur Gilbert.
1892 - Création à Rillaar d'une caisse rurale de prêts.
1892 - Bruges-la-Morte de Rodenbach.
1892 - Le Salon des XX et les arts appliqués.
Autres dates importantes.



Khnopff et Delville font sensation chez les Rose-Croix.

10 mars 1892.

L e premier Salon de la Rose-Croix s'est ouvert aujourd'hui, à la Galerie Durand-Ruel, rue Le Pelletier, à Paris. Quelque soixante-neuf artistes ont volontiers répondu à l'appel du Sâr Merodack Péladan, hiérarque de l'Ordre de la Rose-Croix esthétique, affublé pour la circonstance d'un pourpoint titanesque avec des chausses collantes et des gants à la crispin, comme le note Remy de Gourmont dans sa chronique du Mercure de France.

"Les trésors de Satan", par Delville,
le grand-prêtre du symbolisme

Parmi les deux cent cinquante oeuvres inscrites au catalogue, on trouve représentés quelques artistes belges : Georges Minne et Jean Delville notamment, dont le public parisien a apprécié L'idole de la perversité, et surtout Fernand Khnopff, dont l'envoi fort curieux, surtout la Sphinge, qui semble peinte sur la glace d'un miroir.

Fernand Khnopff : "L'Art, les caresses ou le sfinx"

Les femmes se voient dedans, la face aux genoux, et, en se dressant un peu arrivent à fondre l'image de leur front avec l'image du sexe de la Sphinge, "reposant ainsi, par un naïf instinct, leur pensée dans son véritable organe".


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La droite handicapée.

14 juin 1892.

A près le vote du Parlement en faveur du principe de la révision de la Constitution, intervenu les 10 et 20 mai dernier, les Chambres ont été dissoutes par un arrêté royal qui a paru au Moniteur du 24 mai. C'est pourquoi les électeurs censitaires (qui sont cent mille sur sept millions de Belges) sont allés aux urnes aujourd'hui pour se prononcer sur le problème révisionniste.

La propagande religieuse

 Au départ, les positions étaient  claires. Les catholiques sont en  majorité hostiles à la révision et,  surtout, au suffrage universel  qu'elle risque d'impliquer. Ils sont  au pouvoir depuis huit ans, s'y  trouvent bien et comptent bien y  rester le plus longtemps possible.

 Pour la gauche libérale-socialiste,  le problème était d'empêcher que  les catholiques ne disposent des  deux tiers des voix à la Consti-  tuante, ce qui leur eût permis de  faire la révision à la sauce  catholique et conservatrice, si bien  que tout aurait alors été à recom-  mencer.

C'est donc au terme d'un suspense que l'on a appris les résultats. Pour la Chambre, 92 catholiques et 60 libéraux ont été élus. Pour le Sénat, la proportion a été de 46 à 30. Si les catholiques sont encore majoritaires et si le gouvernement reste en place, celui-ci ne dispose pas des deux tiers de voix. Pour faire la révision, il faudra qu'il compte sur la gauche et qu'il s'entende avec elle.


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L'amour de Pelléas et Mélisande.

Juin 1892.

P elléas et Mélisande, drame lyrique de Maurice Maeterlinck sort de presse à Bruxelles. Théâtre de la Fatalité, comme l'étaient La Princesse Maleine (1889), L'Intruse et Les Aveugles (1890), Pelléas et Milisande évoque, à sa façon, le mythe de Tristan et Yseult.

Au royaume d'Allemonde, le prince Golaud, qui est veuf, a recueilli près d'une fontaine une jeune fille en larmes, Mélisande. Celle-ci consent à l'épouser. Mais dans la sombre tristesse du château d'Arkël, roi d'Allemonde, la jeunesse de Pelléas (demi-frère de Golaud) conquiert dans son innocence le coeur de la princesse. Au moment où Pelléas songe à s'éloigner pour toujours, Golaud surprend les amants et tue son frère. Mélisande ne lui survit pas.


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Joseph Stevens, l'amour des chiens.

2 août 1892.

L e peintre animalier Joseph Stevens est mort aujourd'hui à Bruxelles

"Le chien au miroir"
(Joseph Stevens)

Né le 26 novembre 1816, il apprit  le dessin auprès de Louis Robbe et  fut, dès ses débuts en peinture,  fortement influencé par Alexan-  dre Decamps.

C'est de l'animalier français qu'il  semble avoir hérité sa passion  presque exclusive pour les chiens.  La bonne Mère (1854), Le Chien à  l'os (1856), Le Chien à la mouche  (1856) et Le Chien au miroir (1861)  figurent parmi ses pages maî-  tresses.

Fixé à Paris à partir de 1862,  Stevens avait obtenu une belle  place à l'Exposition Universelle de  1867, aux côtés de son frère.  Rentré en mai 1869 à Bruxelles, il  a néanmoins terminé sa carrière dans un relatif oubli.


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Les découvertes de Jules Cornet.

Septembre 1892.

L a quatrième expédition organisée par la Compagnie du Katanga, connue sous le nom d'expédition Bia, pourrait bien s'inscrire dans nos mémoires sous le nom d'expédition Bia-Cornet. Tout au moins si l'on en juge par l'importance des découvertes que vient d'effectuer le géologue Jules Cornet.

Le choc des civilisations :
l'Europe vue par le Congo

 Ainsi, entre le 8 août et le 12  septembre, ce savant aurait fait la  découverte, au Katanga, de gise-  ments métallifères parmi les plus  riches du monde. Cela au cours de  deux prospections, l'une en compa-  gnie du commandant Bia, l'autre  avec le Docteur Amerlinck.

 Parti de Tenke à la recherche de  "l'or de M'Siri", qui s'est révélé  n'être que de l'orichalque, il  découvrit deux premiers gisements  cuprifères à Likasi et Shiburu, au  nord de la Panda. Le 12 août, il  atteignait pour la seconde fois le  gisement de Kambove, qu'il réexa-  mina minutieusement. Dès le 21,  après un bref retour à Tenke, il  repartit vers le Katanga, accom-  pagné du Docteur Amerlinck. Il  parvint le 25 à la riche mine de cuivre de Luishia. En septembre, il découvrit un gîte de fer à Mululu, avant de visiter les mines de cuivre de Kimbwe et de Nambulawa.


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5.000 morts pour 15,4 km de voie ferrée.

17 octobre1892.

A lors que les travaux de construction de la ligne du Bas-Congo ont débuté voici plus de deux ans et devraient être achevés, seuls 15,4 km des 400 km prévus ont été réalisés. En cause, selon les maîtres d'oeuvre, les conditions géographiques extrêmement difficiles auxquelles ils ont été confrontés. En effet, les premiers kilomètres ont dû être creusés dans le roc, à 40 ou 50 m au-dessus du fleuve et de la vallée de la M'Pozzo. Comme la roche dure y affleure presque partout, résistant aux explosifs, c'est suspendus à des cordes que les mineurs ont été contraints d'attaquer la muraille à pic.

Les à-côtés romantiques de la conquête du Congo

A cela s'ajoutent des conditions climatiques effroyables. La fièvre décime cruellement le personnel. Des 7.000 travailleurs engagés, il n'en reste aujourd'hui qu'à peine 2.000 sur les chantiers.

Néanmoins, les organisateurs se montrent résolument optimistes. La ligne vient en effet de quitter la vallée de la M'Pozzo. Il lui reste à s'attaquer à une pente de 195 m sur 7 km avant d'atteindre le col de la Palabala. Elle gagnerait ainsi finalement des plateaux où la progression pourrait s'accélérer.


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Deux Belges pris en otages par les Arabes.

26 novembre 1892.

A près plusieurs années de temporisation, les Arabes du Maniema, violant les traités, sont entrés en lutte ouverte contre l'Etat Indépendant du Congo. Sefu, franchissant le Lomami à la tête de 16.000 arabes, a heureusement été repoussé le 21 novembre par les troupes de Dhanis.

Cette fois, la guerre à outrance est bel et bien engagée contre les esclavagistes de Tippo-Tip. Dhanis a franchi à son tour le Lomami, à la poursuite de Sefu, qui détient en otage Lippens et de Bruyne.

Déjà, au mois de mai, Dhanis avait dû affronter à plusieurs reprises les bandes sauvages de Congo Lutete. Après plusieurs victoires, il avait soumis et rallié à sa cause le nègre affranchi, ce qui déclencha les foudres de Sefu. De ce fait, la rebellion se déclencha, ainsi que les massacres.

La brillante expédition d'Hodister en fit les frais à Riba-Riba : des dix-sept membres qui la composaient, dix ne reverront plus leur pays.


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De Bruyne et Lippens sont assassinés.

1 décembre 1892.

A lors que les troupes de Dhanis, ayant franchi le Lomami à la pour-suite de Sefu, viennent de remporter une nouvelle victoire sur les esclavagistes, on apprend que le résident Lippens et son adjoint De Bruyne ont été assassinés à Kasongo.

Surpris en plein centre du soulèvement arabe, tous deux avaient été faits prisonniers à la fin de l'année dernière. Bien que Sefu eût promis à Tobback de les faire conduire à Lusambo, les deux hommes durent endurer les pires avanies. Le 15 novembre 1892, De Bruyne était envoyé par Sefu au bord du Lomami, afin de faire connaître à Scherlinck les conditions du chef arabe. A cette occasion, le sergent De Bruyne fit preuve d'un très grand courage.

Scherlinck ayant organisé sa libération, il refusa catégoriquement par ces mots héroïques : "Non, merci, je ne puis abandonner Lippens". Après avoir reçu quelques vivres et des étoffes, il partit se remettre aux mains de Sefu. Quinze jours plus tard, Dhanis ayant refusé les conditions des esclavagistes, Lippens et de Bruyne tombaient sous le poignard des séides de Sefu.


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Francqui devance les Anglais au Congo.

Décembre 1892.

M algré la mort du commandant Bia, décédé le 30 août des suites d'une attaque d'hématurie, la quatrième expédition de la Compagnie du Katanga se solde par un franc succès. En effet, désormais, les droits de l'Etat Indépendant sur le Katanga ne semblent plus pouvoir être contestés.

L'expédition Bia-Francqui

Au cours de l'expédition partie de  Belgique en mai 1891, l'exploration  de la région aura été poursuivie,  la situation politique dans l'ancien  empire de M'Siri rétablie et l'auto-  rité de l'Etat assurée par la sou-  mission de nombreuses tribus.

Sur les vastes régions, s'étendant  de Lusamba à Bunkeya, du lac  Moëro au lac Bangweolo et des  sources du Lualaba aux gorges du  Zilo, flotte aujourd'hui le drapeau  étoilé de l'Etat Indépendant. Grace  au raid effectué à l'est et au sud,  où l'expédition devança de justesse  une colonne anglaise, les frontières  du Katanga s'étendent à présent  jusqu'aux lacs Mofwé et Tanganyika. Francqui mena courageusement sa caravane jusqu'aux sources du Lualaba. Au retour, apprenant que Dhanis était aux prises avec les sultans du Maniema, il remonta jusqu'à Gandu pour lui porter au plus vite secours.


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Le barogyroscope du professeur Gilbert.

1892.

N é il y a 60 ans à Beauraing, Louis-Philippe Gilbert vient de mettre au point un appareil baptisé barogyroscope. Son principe repose sur la rotation très rapide d'un tore de bronze, dont l'inclinaison est d'autant plus marquée que le lieu de l'expérience tourne plus rapidement, c'est-à-dire qu'il est plus proche de l'équateur.

Cet appareil de forme compacte démontre ainsi mécaniquement que la Terre tourne bien et ne présente pas le défaut principal du pendule de Foucault, qui est certes plus simple, mais fort encombrant.

L.P. Gilbert est professeur à Louvain depuis 37 ans, auteur de plusieurs ouvrages de référence importants, et correspondant de l'Institut de France.


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Création à Rillaar d'une caisse rurale de prêts.

1892.

S' inspirant d'un exemple allemand, l'abbé Jan Mellaerts a fondé à Rillaar, près d'Aerschot, la première "Raiffeisenkas" du Boerenbond. Il s'agit d'une banque rurale de prêt, qui accordera des crédits pour l'agriculture à de petits exploitants. Et ce, à des taux avantageux, en l'occurrence 4 pour cent.

Les notables locaux ont fourni le capital de base. La Raiffeisenkas peut également contracter des emprunts auprès de la CGER et procurera les fonds nécessaires en cas de décès, pour éviter le fractionnement progressif des exploitations agricoles.


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Bruges-la-Morte de Rodenbach.

1892.

G eorges Rodenbach publie son second roman, Bruges-la-Morte, illus-tré d'un frontispice de Fernand Khnopff. Publié en dix feuilletons dans Le Figaro, du 4 au 14 février, le roman a récolté un vif succès à Paris.

Comme l'annonce son Avertissement, la ville est son "personnage essentiel, associé aux états d'âme, qui conseille, dissuade, détermine à agir".

Frontispice de Khnopff
pour le roman de Rodenbach

 Les décors de Bruges, quais, rue  désertes, vieilles demeures, ca-  naux, béguinage, églises, orfèvre-  rie du culte, beffroi sont donc  glissés entre ses pages, sous la  forme de trente-cinq illustrations  photographiques.

 C'est là que l'exigence du deuil a  conduit Hugues Viane à venir  vivre la nostalgie de son amour.  Son épouse, dont il garde la relique  d'une longue natte de cheveux, l'a  quitté, au seuil de la trentaine. Un  soir, la recontre d'une jeune  danseuse, Jane Scott, ressuscite en  lui l'image du bonheur passé. Il  s'en éprend, l'accueille chez lui, l'habille même des vêtements de l'épouse, jusqu'à ce que l'illusion prenne fin.

Pour expier l'outrage, Hugues finit alors par étrangler sa maîtresse avec les cheveux de la morte.


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Le Salon des XX et les arts appliqués.

1892.

C ette année, les arts appliqués ont fait leur entrée en force au Salon des XX. De plus en plus d'artistes s'insurgent contre la périlleuse différence établie entre les Beaux-Arts (architecture, peinture, sculpture) et les arts dits mineurs ou arts appliqués dont le renouveau nous vient d'Angleterre. On sait gré à William Morris - qui a créé tant de dessins pour tissus et papiers-peints dont les motifs floraux viennent embellir nos décors - d'être aussi l'auteur de nouveaux caractères typographiques et de splendides illustrations de livre.

Le peintre Henry van de Velde serait déterminé à suivre cet exemple et à abandonner la peinture, art de la délectation d'un seul, au profit d'un art à portée sociale : celui qui touche à la décoration.


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Autres dates importantes.


- 23 janvier : Une explosion de grisou tue 153 mineurs à Anderlues.


- 23 janvier : La Belgique passe à l'heure de Greenwich.


- 31 janvier : A Bunkeya, arrivée de l'expédition Bia-Francqui. Elle occupe le Fort Bodson bâti par l'expédition Stairs.


- 14 février : Le Cercle de Natation de Bruxelles, fondé en 1890, organise la première réunion de natation du pays.


- 17 février : Le géologue Jules Cornet découvre le gisement de cuivre de Kambove.


- 15 avril : Bia et Francqui partent prendre possession des territoires qui s'étendent du Lualaba au lac Moëro.


- 5 mai : L'avocat Louis Franck et Marie Popelin, qui s'est vu refuser le droit de prêter le serment d'avocat (1889) en raison de son sexe, constituent la Ligue Belge du Droit des Femmes.


- 24 mai : Dissolution du Parlement dix jours après le vote de la révision de la Constitution.


- Mai : Dans le Lualaba, les hommes de la société antiesclavagiste Jouret, Noblesse, Page et le peintre Doré rejoignent le capitaine Tobback et son adjoint Michiels pour tenter de secourir les militaires Lippens et De Bruyne. Mais ils sont empêchés par des Arabes qui les pourchassent sur le Lualaba.


- 12 août : En trois ans, les actions du Chemin de Fer du Bas-Congo sont, petit à petit, tombées de 500 à 200 francs à la suite de la lenteur des travaux.


- 4 septembre : Au Katanga, les anglais Sharpe et John Kydd, à la tête de cent dix hommes, découvrent le drapeau de l'Etat du Congo au bord du lac Moëro. Quoique l'expédition Bia-Francqui soit affaiblie par la mort de son chef et par de nombreuses pertes, les Anglais estiment que les règles du droit leur commandent de s'incliner. Le Katanga est acquis aux intérêts belges.


- 17 octobre : Le chemin de fer du Bas-Congo, qui atteint 15,4 kilomètres, quitte enfin la terrible vallée de la M'Pozzo et attaque les ravins et les falaises qui mènent au plateau de Palabala.


- 8 novembre : Ouverture de la session parlementaire. C'est la dernière du règne de Léopold II à être inaugurée par un discours du trône. Le parti socialiste en profite pour répandre, sur le parcours du cortège royal, des manifestants favorables au suffrage universel et, au Parlement même, le député Paul Janson et dix-huit de ses collègues de la gauche saluent le roi aux cris de "Vive le suffrage universel!".


- 1892 : Verhaeren, qui s'est lié d'amitié avec le leader socialiste Emile Vandervelde, fonde, avec l'aide de Georges Eekhoud, la Section d'Art de la Maison du Peuple, afin d'élever les masses laborieuses par le moyen de l'art.


- 1892 : Construction à Bruxelles, par l'architecte gantois Victor Horta, de l'Hôtel Tassel, qui est considéré comme le point de départ de l'Art Nouveau en Belgique


- 1892 : Le compositeur bruxellois Paul Gilson, qui a obtenu le Prix de Rome en 1889 avec son oratorio Sinaï, compose son chef-d'oeuvre, La Mer, poème symphonique pour grand orchestre.


- 1892 : Création, par un groupe de professeurs de l'université de Gand, des premiers cours d'extension universitaire, destinés à mettre à la portée du grand public les résultats acquis dans les divers ordres des sciences.


- 1892 : Jean Delville fonde avec Emile Fabry et Xavier Mellery le cercle Pour l'Art.


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© Chronique de la Belgique.
1987 Editions Chronique S.C. - Rue Champ de Pihot, 84 - 4510 SAIVE-LIEGE (Belgique).