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FAITS MARQUANTS ANNEE 1885

26 février 1885 - La Conférence de Berlin.
Février 1885 - Meunier a renoué avec la sculpture.
4 avril 1885 - Victor Driessens : le même sort que le grand Molière.
6 avril 1885 - Un nouveau venu sur l'échiquier politique.
30 avril 1885 - "Que Léopold II règne sur son Congo".
12 mai 1885 - Des nègres à l'Exposition d'Anvers.
28 mai 1885 - Un patriote de la première heure.
25 juin 1885 - L'éclairage électrique.
11 octobre 1885 - Une réussite : les coopératives socialistes.
12 octobre 1885 - Le théâtre wallon a pris son envol.
12 décembre 1885 - Le Peuple débute avec des dettes.
1885 - La Belgique dans la course pour l'automobile.
1885 - Premières lignes de trains à vapeur de la SNCV.
Autres dates importantes.



La Conférence de Berlin et l'Etat Indépendant du Congo.

26 février 1885.

L' Acte de Berlin, qui vient d'être signé ce jour, clôture une Conférence qui se tenait depuis trois mois déjà. Il marque un tournant fondamental dans l'histoire de l'Afrique.

La Conférence de Berlin
qui commença en novembre 1884

 Des accords particuliers ont amené la  reconnaissance de l'Etat Indépendant  du Congo. Convoquée à l'initiative du  chancelier Otto von Bismarck, la  Conférence a rassemblé les représen-  tants de la plupart des nations  européennes, à savoir l'Allemagne,  l'Autriche-Hongrie, la Belgique, le  Danemark, l'Espagne, les Etats-Unis, la  France, la Grande-Bretagne, la Hol-  lande, l'Italie, la Norvège, le Portugal,  la Russie, la Suède et la Turquie.

 Le statut du bassin conventionnel du  Congo y a été déterminé et comprend  l'occupation territoriale effective des  parties signataires, la liberté de  navigation sur le fleuve Niger et de commerce dans le bassin du Congo et l'interdiction de l'esclavage.

L'Etat Indépendant du Congo est désormais constitué même si ses limites géographiques ne sont pas encore fixées avec précision.

Le succès de Léopold II est total : il a réussi à faire reconnaître l'EIC et c'est sans hésitation et à l'unanimité qu'il a été désigné comme chef du nouvel Etat.


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Meunier a renoué avec la sculture pour mieux chanter le monde ouvrier.

Février 1885.

C ette année, Constantin Meunier renoue avec la sculpture. En 1851, il s'orientait vers la peinture, fréquentait l'atelier libre Saint-Luc et l'atelier Navez. Jusqu'en 1869, il se consacra à des peintures à thème religieux avant d'aborder le portrait, la scène de genre et même la peinture d'histoire.

"Portrait d'une belle hiercheuse"

La visite qu'il a faite aux usines Cockerill  de Seraing en 1878 suscita son intérêt pour  le monde ouvrier sans modifier fondamen-  talement sa vision de peintre.

En 1882, envoyé par le Gouvernement  belge en Espagne pour copier une Descen-  te de Croix de Pedro Campana, il est la  révélation de la couleur. Sa peinture  devint plus hardie, plus mouvementée.

Il en ramena des toiles vibrantes comme la  Fabrique de tabacs à Séville. De retour en  Belgique, il a parcouru le Borinage et la  région de Liège en compagnie de Xavier  Mellery et de Félicien Rops, à la recherche  de motifs d'illustrations pour La Belgique  de Camille Lemonnier.

Le Puddleur et Le Débardeur exposées au  salon du groupe des XX témoignent de sa  nouvelle orientation : montrer la noblesse  de l'homme au travail, le magnifier dans des sculptures vigoureuses, aux formes amples et équilibrées.


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Victor Driessens : le même sort que le grand Molière.

4 avril 1885.

L e dramaturge et acteur Victor Driessens est décédé aujourd'hui à Anvers. Depuis plusieurs jours, son état de santé laissait présager le pire. Driessens avait été frappé d'un malaise lors de la représentation d'Een beroemd proces, que l'on donnait à Anvers en l'honneur d'Elisa et Philomena Jonkers.

A son partenaire qui tenait le rôle de Chambord, Driessens eut le réflexe de lâcher : "Pak me Chambord" ... (Emmène-moi, Chambord). La foule n'y vit que du feu et lui fit une formidable ovation.

Victor Driessens


 Né à Lille le 6 mai 1820, Victor Driessens  avait débuté comme coiffeur à Anvers,  avant de donner des spectacles de cirque  comme acrobate et écuyer.

 A vingt ans, il créa sa propre troupe dans  le quartier de Saint-André, puis partit pour  Paris, où, depuis le triomphe de Trente ans  ou la vie d'un joueur, de Victor Ducange, le  Théâtre de la Porte Saint-Martin attirait  les foules.

 Frédérick Lemaître, qui passait pour le  meilleur acteur de tous les temps, le  fascina. Rentré en Belgique, Driessens mit  sur pied à Anvers la première troupe de théâtre subventionnée, De Dageraad, en 1850. Cette compagnie donna sa première représentation le 6 octobre 1853, avec De Dronkaard de Pieter Frans van Kerckhoven. Depuis elle a connu de grands succès, malgré les rivalités qui décidèrent Victor Driessens à passer une partie de sa carrière à La Haye.



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Un nouveau venu sur l'échiquier politique : le Parti Ouvrier.

6 avril 1885.

L ongtemps divisés sur la question de savoir si la classe ouvrière devait ou non participer aux luttes politiques qui opposent frénétiquement la bourgeoisie libérale aux cléricaux, les chefs socialistes s'étaient prononcés en 1879 en faveur de cette participation.

Tandis que l'on voit naître, en divers lieux du pays, des coopératives ouvrières et une multitude de "Maisons du Peuple", un parti socialiste semblait s'imposer. Il trouve, en ces années de vaches maigres que vit le pays, un terrain propice. En effet, les salaires sont retombés et, dans les quartiers populaires, la misère frappe à nouveau enfants et adultes.

Mais le mot "socialiste" étant apparu, surtout du côté flamand, susceptible d'encore effrayer les ouvriers, la nouvelle formation qui a été fondée aujourd'hui au local du Cygne, sur la Grand-Place de Bruxelles, s'appelle "Parti Ouvrier Belge", à l'instar du Parti Ouvrier fondé en France par Jules Guesde.

Une centaine de délégués représentant 59 associations ouvrières l'ont portée sur les fonts baptismaux.

Ont pris la tête du Parti Ouvrier Edouard Anseele, de Gand, ainsi que Louis Bertrand, César de Paepe et Jean Volders, de Bruxelles.

On prête au POB l'intention de se doter d'un organe de presse.


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"Que Léopold II règne sur son Congo, ce n'est pas notre affaire".

30 avril 1885.

L éopold II a pris aujourd'hui le titre de souverain de l'Etat Indépendant du Congo, ce qui constitue l'officialisation, en Belgique, de son succès à la Conférence de Berlin. Alors que ce succès diplomatique avait été reconnu par l'Europe entière, la Belgique avait été d'emblée plus réservée. C'est comme si le pays était quelque peu embarrassé du succès personnel de son roi.

L'aventure congolaise :
les conquérants à la chasse à l'hippopotame

Le chef de cabinet Beernaert a d'ailleurs dû user de toute son habileté pour amener les Chambres à voter les déclarations des 28 et 30 avril, arrêtées au terme de l'article 62 de la Constitution qui autorise "S.M. le Roi à être le chef de l'Etat fondé en Afrique par l'Association Internationale du Congo". Ce vote est d'ailleurs un simple vote de courtoisie, sinon de résignation. Il n'engage que le souverain dans "l'aventure congolaise", toutes charges et responsabilités étant déclinées par la Belgique.

Ainsi, seul le roi des Belges, et non la Belgique, est autorisé à être maître de l'EIC. Mais le roi sera-t-il à même de protéger les frontières de son Etat ? Les Français, les Anglais et les Portugais guettent.

Et les guerres, en plus de la mise en place de toute l'infrastructure d'un pays, coûtent particulièrement cher.


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Des nègres à l'Exposition d'Anvers.

12 mai 1885.

U ne tribu de douze nègres, originaires de Vivi, au Congo, a débarqué ce matin à Amsterdam pour figurer dans la section ethnographique de l'Exposition Universelle d'Anvers. Accompagnés de leur chef Massala et d'un nègre qui parle anglais, ils séjourneront à Anvers pendant toute la durée de l'Exposition.

Malgré les retards et l'excitation des préparatifs, celle-ci a été inaugurée par le roi et la reine, le comte et la comtesse de Flandre et le prince Baudouin le 2 mai dernier.

Le clou de l'Exposition d'Anvers : les "Congolans"

La majorité des pavillons nationaux, qui représentent vingt pays du monde entier, sont loin d'âtre terminés. A leurs côtés, l'Exposition, qui veut évoquer l'ensemble des activités des pays invités, depuis le commerce jusqu'aux beaux-arts, rassemble quantité d'autres curiosités. Une des salles abrite une poutrelle de fer de 40 m de long, laminée en une seule pièce. Elle provient des usines de la Providence à Hautmont (France).

La marine néerlandaise y est représentée par deux bâtiments de guerre, le Marnix et le Castor. On verra également avec intérêt l'exposition printanière d'horticulture, l'exposition des beaux-arts et la salle des machines.


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Un patriote de la première heure.

28 mai 1885.

I e président de la Chambre, M. de Lantsheere, a annoncé la mort de Charles Rogier, décédé hier après-midi à son domicile de la rue Galilée. Après que Beernaert, au nom du Cabinet, De Haerne, au nom des catholiques, et Frère-Orban, au nom des libéraux, lui eurent rendu hommage, la Chambre s'est séparée en signe de deuil.

Né à Saint-Quentin le 17 août 1800, Rogier avait d'abord été journaliste au Mathieu Laensbergh, avant de devenir, en 1830, membre du gouvernement provisoire et du Congrès national. Représentant le parti libéral, il fut député de Turnhout (1831-1837), d'Anvers (1837-1854), de Bruxelles, à nouveau d'Anvers et enfin de Tournai, gouverneur de la province d'Anvers (1831-1840), ministre de l'Intérieur (1832-1834), des Travaux publics (1840-1841), et chef de cabinet et ministre de l'Intérieur (1847-1852 et 1857-1861).


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L'éclairage électrique.

25 juin 1885.

L' Exposition de l'Electricité de Paris en 1881 a poussé les industriels belges à s'intéresser à cette nouvelle forme d'énergie. La même année, les usines Cockerill s'équipaient d'une génératrice électrique, la première en Belgique. En 1883, au charbonnage de Bascoup, une dynamo Edison de 5 KW alimentait 70 lampes à incandescence et une dynamo Gramme.

La première centrale de distribution publique a été mise en service au début de l'année à Bruxelles : un moteur à gaz commande une dynamo assurant l'alimentation de lampes disséminées dans les magasins de la rue Neuve. Son succès a fait tache d'huile : banques, restaurants, théâtres et magasins s'équipent de centrales similaires.

Aujourd'hui, le conseil communal a décidé d'éclairer la Grand-Place à l'électricité et d'éclairer de la même manière certaines salles de l'hôtel de ville.


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Une réussite : les coopératives socialistes.

11 octobre 1885.

L a coopérative Vooruit a ouvert à Gand sa première pharmacie. Constituée il y a cinq ans en boulangerie, elle a depuis lors pris un essor extraordinaire. Devenue la société Vooruit en 1881, la boulangerie s'est adjointe en 1882 un magasin, un café et une salle de réunion.

La société coopérative "Le Progèes" de Jolimont

L'année dernière, son hebdomadaire est devenu, à l'instigarion d'Edouard Anseele, le quotidien Vooruit. A ce moment, la coopérative rassemblait pas moins de 1.600 familles. L'exemple gantois a inspiré de nombreuses autres coopératives, dont Le Progrès, fondé à Jolimont l'année dernière.

Les coopératives sont aujourd'hui un des meilleurs atouts du mouvement socialiste. Le coopérateur est d'office membre du parti, du syndicat et de la mutualité.


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Le théâtre wallon a pris son envol.

12 octobre 1885.

L e succès remporté hier soir, au Casino Grétry de Liège, par la comédie en trois actes et en vers d'Edouard Remouchamps, Tâtî l'Perriquî, créée par le Cercle d'agrément, a mis du baume dans le coeur des amateurs.

Les prolongements d'un succès


 Depuis quelque temps, en effet, le théâtre  wallon battait de l'aile. Le liégeois André  Delchef avait bien tenté de la stimuler, en  1858, avec Li galant dèl sièrvante, mais ni  Joseph Demoulin avec Dji vou, Dji n'pou,  en 1858 lui aussi, ni le Marchois A.-J.  Alexandre avec Li pêchon d'avril, en 1859,  n'égalent Edouard Remouchamps. Le  Verviétois J.-F. Xhoffer méritait cependant  une mention pour sa fable politique Les  bièsses, écrite en 1859, mais depuis lors, la  scène dialectale n'a produit que des  vaudevilles de troisième classe.

 Dans le même temps, le goût du public pour  le théâtre n'a cessé de se développer, comme  le prouve la création de sociétés dramati-  ques très dynamiques, qui ont préparé la  voie à Remouchamps.



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Le Peuple débute avec des dettes.

12 décembre 1885.

C e samedi, quelques mois à peine après la fondation du Parti Ouvrier Belge, un quotidien appelé à défendre ses thèses vient de paraître. Il s'intitule Le Peuple et succède à une entreprise avortée, Le National, un hebdomadaire qui n'avait duré que trois numéros.

Au départ, cinq ouvriers ont emprunté à une veuve la somme de 700 francs qu'ils se sont engagés à rembourser à raison de 75 francs par semaine. Une société coopérative a été constituée et deux pièces ont été louées au premier étage d'un cabaret situé au 12 de la rue des Sables, à Bruxelles. L'une accueille la rédaction, l'administration et l'expédition. Dans l'autre se dressent les casses de caractères et le marbre des typos.

L'impression se fait sur les presses de La Réforme. Deux rédacteurs sont payés : Jean Volders et un jeune Parisien, Adolphe Tabarant.

Pour acheter les chaises, le poêle, le charbon et les lampes nécessaires, la coopérative a contracté ses premières dettes. Mais le premier numéro est sorti à 15.000 exemplaires, qui ont été vendus deux centimes pièce. En première page débute en feuilleton Germinal, avec un mot d'encouragement d'Emile Zola.

Dans l'article programme, ces professions de foi : "Nous voulons la transformation de l'ordre social actuel : nous sommes socialistes !" et "Nous réclamons le suffrage universel".


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La Belgique dans la course pour l'automobile.

1885.

I l n'est bruit, à Bruxelles, que des tricycles que construit Charles Palmers de Groote, qui fonctionnent avec des chaudières Dion-Bouton-Trépardoux.

La Belgique est "dans le vent" en matière de traction automobile. Déjà en 1837, le journal Les légendes namuroises de J. Pimpurniaux révélait l'existence d'une "voiture qui manoeuvre sans chevaux", construite par un nommé Hubert Petiaux, né à Namur à la fin du XVIIè siècle et y décédé le 10 janvier 1751. Ajoutons pour mémoire les brevets d'Etienne Lenoir pour le moteur à gaz et à pétrole et l'énorme engin de M. Bède.

Les travaux de Palmers de Groote remontent à 1876 et suscitent de l'intérêt dans les milieux français spécialisés. Son tricycle d'une tonne, roulant à 10 km/h, a été exposé à l'Exposition Universelle de 1880 et l'on a vu circuler sur les routes trois autres de ses véhicules, à quatre roues cette fois.


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Prmières lignes de trains à vapeur de la SNCV.

1885.

R evisée et amendée l'année dernière, la loi sur les chemins de fer vicinaux avait donné officiellement naissance à la Société Nationale des Chemins de Fer Vicinaux (SNCV). Créée afin de réduire les frais qu'aurait l'Etat en rachetant lui-même les nombreuses sociétés privées de transport, la SNCV, qui va unifier le réseau, verra son capital se constituer au fur et à mesure que ses nouvelles lignes seront concédées et établies. Ce capital équivaudra à la somme des dépenses nécessaires à la mise en exploitation de ces lignes. Les actions seront réparties en autant de séries qu'il y aura de lignes et le bénéfice qu'elles rapporteront sera fonction des résultats obtenus sur la ligne concernée.

L'Etat devrait apporter le quart du capital nécessaire à la mise en exploitation, et le reste des fonds serait apporté par les provinces et les communes, les capitaux privés ne pouvant dépasser 5 %.

Les bénéfices escomptés seront en partie réinvestis dans une "caisse de solidarité" destinée à renflouer les lignes déficitaires.

Bien que leurs concessions ne soient pas encore octroyées, les deux premières lignes de trams à vapeur ont déjà été mises en exploitation. Ainsi, la ligne n° 1, qui dessert l'Exposition Universelle d'Anvers, relie Borgerhout à Wijnegem. Longue de 38,5 km, elle se greffe sur le réseau hollandais. Quant à la ligne n° 2, longue de 20 km, elle relie Ostende à Nieuport.


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Léopold II en 1885

Autres dates importantes.


- 25 mai : A Gand, un jeune poète encore inconnu, Charles van Lerberghe, aborde, sur la Place d'Armes, son aîné Georges Rodenbach, à qui il soumet "un gros cahier de sonnets". De ces premiers vers, Georges Rodenbach parlera comme d'"un brouillard frileux dans une aube de Corot".


- 1 juillet : Sir Francis de Winton, qui a succédé à Stanley comme administrateur général du Congo, annonce officiellement, par une proclamation lancée de Banana, la fondation du nouvel Etat.


- 1 août : Léopold II notifie aux Puissances la neutralité de l'Etat Indépendant du Congo.


- 5 octobre : La revue La Jeune Belgique publie des extraits des Chants de Maldoror de l'écrivain français Isidore Ducasse, qui a pris le pseudonyme de comte de Lautréamont.


- 8 novembre : Des représentants de toutes les tendances politiques fondent à Bruxelles la Ligue générale de la presse belge.


- 8 novembre : Disparition du quotidien de tendance socialiste Le National Belge.


- 1885 : Début des liaisons maritimes par paquebot entre Anvers et l'Australie.


- 1885 : Ensor réalise une série de dessins intitulés Les auréoles du Christ ou les sensibilités de la lumière qui marquent la fin de sa "période sombre". De plus, il s'identifie pour la première fois avec la figure du Christ, identification que l'on retrouve dans de nombreuses oeuvres.


- 1885 : Le peintre réaliste Charles Verlat est nommé directeur de l'académie des Beaux-Arts d'Anvers.


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© Chronique de la Belgique.
1987 Editions Chronique S.C. - Rue Champ de Pihot, 84 - 4510 SAIVE-LIEGE (Belgique).