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26 février 1885.
L'
Acte de Berlin, qui vient d'être signé ce jour, clôture une Conférence qui se tenait
depuis trois mois déjà. Il marque un tournant fondamental dans l'histoire de l'Afrique.
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La Conférence de Berlin qui commença en novembre 1884 |
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Des accords particuliers ont amené la reconnaissance de l'Etat Indépendant
du Congo. Convoquée à l'initiative du chancelier Otto von Bismarck, la
Conférence a rassemblé les représen- tants de la plupart des nations
européennes, à savoir l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, la Belgique, le
Danemark, l'Espagne, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Hol-
lande, l'Italie, la Norvège, le Portugal, la Russie, la Suède et la Turquie.
Le statut du bassin conventionnel du Congo y a été déterminé et
comprend l'occupation territoriale effective des parties signataires,
la liberté de navigation sur le fleuve Niger et de commerce dans le bassin du
Congo et l'interdiction de l'esclavage.
L'Etat Indépendant du Congo est
désormais constitué même si ses limites géographiques ne sont pas encore fixées avec
précision.
Le succès de Léopold II est total : il a réussi à faire reconnaître
l'EIC et c'est sans hésitation et à l'unanimité qu'il a été désigné comme chef du
nouvel Etat.
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Février 1885.
C
ette année, Constantin Meunier renoue avec la sculpture. En 1851, il s'orientait vers
la peinture, fréquentait l'atelier libre Saint-Luc et l'atelier Navez. Jusqu'en 1869,
il se consacra à des peintures à thème religieux avant d'aborder le portrait, la scène
de genre et même la peinture d'histoire.
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"Portrait d'une belle hiercheuse" |
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La visite qu'il a faite aux usines Cockerill de Seraing en 1878 suscita son
intérêt pour le monde ouvrier sans modifier fondamen- talement sa vision
de peintre.
En 1882, envoyé par le Gouvernement belge en Espagne pour
copier une Descen- te de Croix de Pedro Campana, il est la révélation
de la couleur. Sa peinture devint plus hardie, plus mouvementée.
Il en
ramena des toiles vibrantes comme la Fabrique de tabacs à Séville. De
retour en Belgique, il a parcouru le Borinage et la région de Liège en
compagnie de Xavier Mellery et de Félicien Rops, à la recherche de motifs
d'illustrations pour La Belgique de Camille Lemonnier.
Le
Puddleur et Le Débardeur exposées au salon du groupe des XX témoignent
de sa nouvelle orientation : montrer la noblesse de l'homme au travail, le
magnifier dans des sculptures vigoureuses, aux formes amples et équilibrées.
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4 avril 1885.
L
e dramaturge et acteur Victor Driessens est décédé aujourd'hui à Anvers. Depuis
plusieurs jours, son état de santé laissait présager le pire. Driessens avait été
frappé d'un malaise lors de la représentation d'Een beroemd proces, que l'on
donnait à Anvers en l'honneur d'Elisa et Philomena Jonkers.
A son partenaire
qui tenait le rôle de Chambord, Driessens eut le réflexe de lâcher : "Pak me Chambord"
... (Emmène-moi, Chambord). La foule n'y vit que du feu et lui fit une formidable ovation.
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Victor Driessens |
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Né à Lille le 6 mai 1820, Victor Driessens avait débuté comme coiffeur à
Anvers, avant de donner des spectacles de cirque comme acrobate et écuyer.
A vingt ans, il créa sa propre troupe dans le quartier de Saint-André,
puis partit pour Paris, où, depuis le triomphe de Trente ans ou la vie
d'un joueur, de Victor Ducange, le Théâtre de la Porte Saint-Martin attirait
les foules.
Frédérick Lemaître, qui passait pour le meilleur
acteur de tous les temps, le fascina. Rentré en Belgique, Driessens mit sur pied
à Anvers la première troupe de théâtre subventionnée, De Dageraad, en 1850. Cette
compagnie donna sa première représentation le 6 octobre 1853, avec De Dronkaard
de Pieter Frans van Kerckhoven. Depuis elle a connu de grands succès, malgré les
rivalités qui décidèrent Victor Driessens à passer une partie de sa carrière à La Haye.
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6 avril 1885.
L
ongtemps divisés sur la question de savoir si la classe ouvrière devait ou non
participer aux luttes politiques qui opposent frénétiquement la bourgeoisie libérale
aux cléricaux, les chefs socialistes s'étaient prononcés en 1879 en faveur de cette
participation.
Tandis que l'on voit naître, en divers lieux du pays, des
coopératives ouvrières et une multitude de "Maisons du Peuple", un parti socialiste
semblait s'imposer. Il trouve, en ces années de vaches maigres que vit le pays, un
terrain propice. En effet, les salaires sont retombés et, dans les quartiers populaires,
la misère frappe à nouveau enfants et adultes.
Mais le mot "socialiste" étant
apparu, surtout du côté flamand, susceptible d'encore effrayer les ouvriers, la nouvelle
formation qui a été fondée aujourd'hui au local du Cygne, sur la Grand-Place de Bruxelles,
s'appelle "Parti Ouvrier Belge", à l'instar du Parti Ouvrier fondé en France par Jules
Guesde.
Une centaine de délégués représentant 59 associations ouvrières l'ont
portée sur les fonts baptismaux.
Ont pris la tête du Parti Ouvrier Edouard
Anseele, de Gand, ainsi que Louis Bertrand, César de Paepe et Jean Volders, de Bruxelles.
On prête au POB l'intention de se doter d'un organe de presse.
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30 avril 1885.
L
éopold II a pris aujourd'hui le titre de souverain de l'Etat Indépendant du Congo,
ce qui constitue l'officialisation, en Belgique, de son succès à la Conférence de
Berlin. Alors que ce succès diplomatique avait été reconnu par l'Europe entière, la
Belgique avait été d'emblée plus réservée. C'est comme si le pays était quelque peu
embarrassé du succès personnel de son roi.
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L'aventure congolaise : les conquérants à la chasse à l'hippopotame |
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Le chef de cabinet Beernaert a d'ailleurs dû user de toute son habileté pour amener
les Chambres à voter les déclarations des 28 et 30 avril, arrêtées au terme de l'article
62 de la Constitution qui autorise "S.M. le Roi à être le chef de l'Etat fondé en
Afrique par l'Association Internationale du Congo". Ce vote est d'ailleurs un simple
vote de courtoisie, sinon de résignation. Il n'engage que le souverain dans "l'aventure
congolaise", toutes charges et responsabilités étant déclinées par la Belgique.
Ainsi, seul le roi des Belges, et non la Belgique, est autorisé à être maître de l'EIC.
Mais le roi sera-t-il à même de protéger les frontières de son Etat ? Les Français, les
Anglais et les Portugais guettent.
Et les guerres, en plus de la mise en place
de toute l'infrastructure d'un pays, coûtent particulièrement cher.
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12 mai 1885.
U
ne tribu de douze nègres, originaires de Vivi, au Congo, a débarqué ce matin à
Amsterdam pour figurer dans la section ethnographique de l'Exposition Universelle
d'Anvers. Accompagnés de leur chef Massala et d'un nègre qui parle anglais, ils
séjourneront à Anvers pendant toute la durée de l'Exposition.
Malgré les
retards et l'excitation des préparatifs, celle-ci a été inaugurée par le roi et la
reine, le comte et la comtesse de Flandre et le prince Baudouin le 2 mai dernier.
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Le clou de l'Exposition d'Anvers : les "Congolans" |
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La majorité des pavillons nationaux, qui représentent vingt pays du monde entier, sont
loin d'âtre terminés. A leurs côtés, l'Exposition, qui veut évoquer l'ensemble des
activités des pays invités, depuis le commerce jusqu'aux beaux-arts, rassemble
quantité d'autres curiosités. Une des salles abrite une poutrelle de fer de 40 m de long,
laminée en une seule pièce. Elle provient des usines de la Providence à Hautmont
(France).
La marine néerlandaise y est représentée par deux bâtiments de guerre,
le Marnix et le Castor. On verra également avec intérêt l'exposition
printanière d'horticulture, l'exposition des beaux-arts et la salle des machines.
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28 mai 1885.
I
e président de la Chambre, M. de Lantsheere, a annoncé la mort de Charles Rogier, décédé
hier après-midi à son domicile de la rue Galilée. Après que Beernaert, au nom du Cabinet,
De Haerne, au nom des catholiques, et Frère-Orban, au nom des libéraux, lui eurent rendu
hommage, la Chambre s'est séparée en signe de deuil.
Né à Saint-Quentin le 17
août 1800, Rogier avait d'abord été journaliste au Mathieu Laensbergh, avant
de devenir, en 1830, membre du gouvernement provisoire et du Congrès national. Représentant
le parti libéral, il fut député de Turnhout (1831-1837), d'Anvers (1837-1854), de Bruxelles,
à nouveau d'Anvers et enfin de Tournai, gouverneur de la province d'Anvers (1831-1840),
ministre de l'Intérieur (1832-1834), des Travaux publics (1840-1841), et chef de cabinet
et ministre de l'Intérieur (1847-1852 et 1857-1861).
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25 juin 1885.
L'
Exposition de l'Electricité de Paris en 1881 a poussé les industriels belges à
s'intéresser à cette nouvelle forme d'énergie. La même année, les usines Cockerill
s'équipaient d'une génératrice électrique, la première en Belgique. En 1883, au
charbonnage de Bascoup, une dynamo Edison de 5 KW alimentait 70 lampes à incandescence
et une dynamo Gramme.
La première centrale de distribution publique a été mise
en service au début de l'année à Bruxelles : un moteur à gaz commande une dynamo
assurant l'alimentation de lampes disséminées dans les magasins de la rue Neuve. Son
succès a fait tache d'huile : banques, restaurants, théâtres et magasins s'équipent de
centrales similaires.
Aujourd'hui, le conseil communal a décidé d'éclairer la
Grand-Place à l'électricité et d'éclairer de la même manière certaines salles de l'hôtel
de ville.
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11 octobre 1885.
L
a coopérative Vooruit a ouvert à Gand sa première pharmacie. Constituée il y a cinq
ans en boulangerie, elle a depuis lors pris un essor extraordinaire. Devenue la
société Vooruit en 1881, la boulangerie s'est adjointe en 1882 un magasin, un café
et une salle de réunion.
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La société coopérative "Le Progèes" de Jolimont |
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L'année dernière, son hebdomadaire est devenu, à l'instigarion d'Edouard Anseele, le
quotidien Vooruit. A ce moment, la coopérative rassemblait pas moins de 1.600
familles. L'exemple gantois a inspiré de nombreuses autres coopératives, dont Le
Progrès, fondé à Jolimont l'année dernière.
Les coopératives sont aujourd'hui
un des meilleurs atouts du mouvement socialiste. Le coopérateur est d'office membre
du parti, du syndicat et de la mutualité.
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12 octobre 1885.
L
e succès remporté hier soir, au Casino Grétry de Liège, par la comédie en trois actes
et en vers d'Edouard Remouchamps, Tâtî l'Perriquî, créée par le Cercle d'agrément,
a mis du baume dans le coeur des amateurs.
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Les prolongements d'un succès |
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Depuis quelque temps, en effet, le théâtre wallon battait de l'aile. Le
liégeois André Delchef avait bien tenté de la stimuler, en 1858, avec
Li galant dèl sièrvante, mais ni Joseph Demoulin avec Dji vou, Dji n'pou,
en 1858 lui aussi, ni le Marchois A.-J. Alexandre avec Li pêchon d'avril,
en 1859, n'égalent Edouard Remouchamps. Le Verviétois J.-F. Xhoffer
méritait cependant une mention pour sa fable politique Les bièsses,
écrite en 1859, mais depuis lors, la scène dialectale n'a produit que des
vaudevilles de troisième classe.
Dans le même temps, le goût du
public pour le théâtre n'a cessé de se développer, comme le prouve la
création de sociétés dramati- ques très dynamiques, qui ont préparé la voie
à Remouchamps.
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12 décembre 1885.
C
e samedi, quelques mois à peine après la fondation du Parti Ouvrier Belge, un quotidien
appelé à défendre ses thèses vient de paraître. Il s'intitule Le Peuple et
succède à une entreprise avortée, Le National, un hebdomadaire qui n'avait
duré que trois numéros.
Au départ, cinq ouvriers ont emprunté à une veuve la
somme de 700 francs qu'ils se sont engagés à rembourser à raison de 75 francs par
semaine. Une société coopérative a été constituée et deux pièces ont été louées au
premier étage d'un cabaret situé au 12 de la rue des Sables, à Bruxelles. L'une
accueille la rédaction, l'administration et l'expédition. Dans l'autre se dressent
les casses de caractères et le marbre des typos.
L'impression se fait sur les
presses de La Réforme. Deux rédacteurs sont payés : Jean Volders et un jeune
Parisien, Adolphe Tabarant.
Pour acheter les chaises, le poêle, le charbon et
les lampes nécessaires, la coopérative a contracté ses premières dettes. Mais le premier
numéro est sorti à 15.000 exemplaires, qui ont été vendus deux centimes pièce. En
première page débute en feuilleton Germinal, avec un mot d'encouragement d'Emile
Zola.
Dans l'article programme, ces professions de foi : "Nous voulons la
transformation de l'ordre social actuel : nous sommes socialistes !" et "Nous réclamons
le suffrage universel".
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1885.
I
l n'est bruit, à Bruxelles, que des tricycles que construit Charles Palmers de Groote,
qui fonctionnent avec des chaudières Dion-Bouton-Trépardoux.
La Belgique est
"dans le vent" en matière de traction automobile. Déjà en 1837, le journal Les
légendes namuroises de J. Pimpurniaux révélait l'existence d'une "voiture qui
manoeuvre sans chevaux", construite par un nommé Hubert Petiaux, né à Namur à la fin
du XVIIè siècle et y décédé le 10 janvier 1751. Ajoutons pour mémoire les brevets
d'Etienne Lenoir pour le moteur à gaz et à pétrole et l'énorme engin de M. Bède.
Les travaux de Palmers de Groote remontent à 1876 et suscitent de l'intérêt dans les
milieux français spécialisés. Son tricycle d'une tonne, roulant à 10 km/h, a été
exposé à l'Exposition Universelle de 1880 et l'on a vu circuler sur les routes trois
autres de ses véhicules, à quatre roues cette fois.
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1885.
R
evisée et amendée l'année dernière, la loi sur les chemins de fer vicinaux avait
donné officiellement naissance à la Société Nationale des Chemins de Fer Vicinaux
(SNCV). Créée afin de réduire les frais qu'aurait l'Etat en rachetant lui-même les
nombreuses sociétés privées de transport, la SNCV, qui va unifier le réseau, verra
son capital se constituer au fur et à mesure que ses nouvelles lignes seront concédées
et établies. Ce capital équivaudra à la somme des dépenses nécessaires à la mise en
exploitation de ces lignes. Les actions seront réparties en autant de séries qu'il y aura
de lignes et le bénéfice qu'elles rapporteront sera fonction des résultats obtenus sur
la ligne concernée.
L'Etat devrait apporter le quart du capital nécessaire à
la mise en exploitation, et le reste des fonds serait apporté par les provinces et les
communes, les capitaux privés ne pouvant dépasser 5 %.
Les bénéfices escomptés
seront en partie réinvestis dans une "caisse de solidarité" destinée à renflouer les
lignes déficitaires.
Bien que leurs concessions ne soient pas encore octroyées,
les deux premières lignes de trams à vapeur ont déjà été mises en exploitation. Ainsi,
la ligne n° 1, qui dessert l'Exposition Universelle d'Anvers, relie Borgerhout à
Wijnegem. Longue de 38,5 km, elle se greffe sur le réseau hollandais. Quant à la
ligne n° 2, longue de 20 km, elle relie Ostende à Nieuport.
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Léopold II en 1885 |
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- 25 mai : A Gand, un jeune poète encore inconnu, Charles van Lerberghe,
aborde, sur la Place d'Armes, son aîné Georges Rodenbach, à qui il soumet "un
gros cahier de sonnets". De ces premiers vers, Georges Rodenbach parlera comme
d'"un brouillard frileux dans une aube de Corot".
- 1 juillet : Sir Francis de Winton, qui a succédé à Stanley comme
administrateur général du Congo, annonce officiellement, par une proclamation
lancée de Banana, la fondation du nouvel Etat.
- 1 août : Léopold II notifie aux Puissances la neutralité de l'Etat
Indépendant du Congo.
- 5 octobre : La revue La Jeune Belgique publie des extraits des
Chants de Maldoror de l'écrivain français Isidore Ducasse, qui a pris le
pseudonyme de comte de Lautréamont.
- 8 novembre : Des représentants de toutes les tendances politiques fondent
à Bruxelles la Ligue générale de la presse belge.
- 8 novembre : Disparition du quotidien de tendance socialiste Le
National Belge.
- 1885 : Début des liaisons maritimes par paquebot entre Anvers et
l'Australie.
- 1885 : Ensor réalise une série de dessins intitulés Les auréoles
du Christ ou les sensibilités de la lumière qui marquent la fin de sa "période
sombre". De plus, il s'identifie pour la première fois avec la figure du Christ,
identification que l'on retrouve dans de nombreuses oeuvres.
- 1885 : Le peintre réaliste Charles Verlat est nommé directeur de
l'académie des Beaux-Arts d'Anvers.
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