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4 février 1884.
L
a première réunion des adhérents de l'Union nationale pour le redressement des griefs
des catholiques belges s'est tenue cet après-midi dans la grande salle du Cercle
catholique de Bruxelles.
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Le cabinet Malou-Jacobs-Woeste |
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L'assemblée a confirmé le bureau provisoire dans ses fonctions, avec
Collinet de De Burlet à la présidence, Verhaegen et Schollaert au secrétarait.
Une assemblée générale affirmera le programme catholique en vue des
pro- chaines élections.
Le manifeste de l'UNPRGCB a servi de
lettre de convocation à la séance. S'opposant au "despotisme libéral", ce
texte reprend les trois points prin- cipaux de la plate-forme électorale
conservatrice énoncée samedi à An- vers par Jacobs, et qui doit être le
fondement à la politique d'un futur gouvernement catholique homogène, à
savoir la réforme scolaire dès la prise de pouvoir, la réforme électorale et
l'extension de l'autonomie provinciale et communale.
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18 mars 1884.
A
ugust Beernaert a accepté la présidence de la nouvelle fédération des cercles catholiques
et des associations conservatrices, en remplacement de M. de Cannart d'Hamale, démissionnaire
et, ipso facto, nommé président d'honneur. Beenaert, député de Tielt, est connu pour
son attachement à la liberté de l'enseignement et dispose d'un grand prestige auprès
de l'électorat catholique.
Alors que les divisions sont de plus en plus évidentes
parmi les libéraux, leurs adversaires semblent donc réunir toutes leurs forces en
prévision des élections législatives du 10 juin prochain.
Comme Charles Woeste
le réclamait déjà en mai 1883, la Fédération des Cercles Catholiques et des associations
conservatrices rassemble les deux sections du mouvement, jusqu'ici séparées : les
associations électorales, créées en 1864, et la Ligue des Cercles Catholiques, fondée
en 1868.
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10 juin 1884.
L
es élections d'aujourd'hui constituent pour les libéraux une sévère défaite. En dépit
de l'agitation de la rue, la masse des électeurs modérés a voté pour les catholiques.
Alors que les indépendants conquièrent d'emblée les 16 sièges de Bruxelles,
les catholiques évincent complètement les libéraux dans la plupart des provinces :
ces derniers perdent un siège dans le Luxembourg, trois dans la province de Namur, un
à Bruges, un à Ostende, un à Anvers et trois à Nivelles. De 79 représentants à la
Chambre, les libéraux tombent à 52, tandis que les catholiques passent de 59 à 70,
sans compter leurs alliés, les seize indépendants.
"Ce n'est pas une dfaite,
c'est un écrasement", écrit La Gazette. Ce résultat confirme les élections
provinciales du mois de mai, brillant succès des catholiques, dû en grande partie à
l'entrée en scène des électeurs capacitaires. Presque tous les ouvriers du chemin de
fer le sont et ont voté contre les candidats libéraux, et plus particulièrement contre
le ministre Olin, très impopulaire.
Le ministre Van Humbeek compte également
parmi les vaincus. L'aboutissement de ces élections est un vrai constat d'échec pour
la politique scolaire anticléricale et la politique financière adoptées par les libéraux.
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10 juin 1884.
"A
vant de voter, électeurs, regardez vos feuilles de contribution !". Telle était le
texte d'une affiche électorale catholique pour les élections communales d'aujourd'hui,
qui ont sanctionné la déconfiture libérale à Bruxelles. Face à un parti libéral divisé,
les catholiques, sans élus à Bruxelles depuis 75 ans, avaient imaginé de faire appel aux
mécontents et aux "dégoutés de la politique des partis" en présentant une liste
faussement "indépendante", dirigée par le prince de Mérode et le comte d'Oultremont.
Cette liste de catholiques déguisés a ravi plusieurs sièges aux libéraux
bruxellois. Comme, ailleurs dans le pays, les libéraux ont essuyé quelques échecs,
c'en est donc fini du ministère Frère-Orban, que les catholiques avaient combattu non
seulement sur le plan confessionnel, mais aussi sous l'angle de la fiscalité.
Ils avaient en outre prétendu que certains députés libéraux s'étaient largement emplis
les poches grâce aux jetons de séance.
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23 juillet 1884.
"D
epuis quelques mois, face à un parti catholique en train de rassembler ses forces pour
lutter contre le "Grand cabinet libéral" fauteur de la "loi de malheur" qui avait
déclenché la guerre scolaire, les libéraux se chamaillaient. Les "radicaux" conduits
par Paul Janson réclamaient l'extension du droit de suffrage et s'opposaient aux
"doctrinaires", tendance Frère-Orban, qui se déclaraient adversaires du suffrage
universel.
Les élections législatives du 10 juin ont tranché en faveur des
catholiques, qui l'ont emporté par 34 sièges. Jules Malou, chargé de former le cabinet,
s'est entouré de coreligionnaires doctrinaires tels Charles Woeste, Victor Jacobs et
Jules Vandenpeereboom. L'un d'eux s'est écrié à la Chambre : "Nous sommes les maîtres".
Comme il fallait s'y attendre, le premier objectif du gouvernement homogène
catholique a été de s'attaquer à la législation scolaire mise en place par Van Humbeeck.
Victor Jacobs a déposé aujourd'hui un projet de loi réorganisant l'enseignement
primaire. L'enseignement religieux devrait à nouveau être inscrit au programme, les
écoles normales redeviendraient libres et la communes pourraient recruter les instituteurs
à leur guise.
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31 août 1884.
L
a Belgique, "terre promise du capitalisme", comme vient de la qualifier Karl Marx,
comptait 45 % d'illettrés lorsque les affiliés à l'Internationale des Travailleurs
entreprirent de publier des journaux dans notre pays.
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Le Vooruit, quotidien ouvrier flamand publié à Gand |
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Ce fut, dès 1867, Le Mirabeau, rédigé par de pauvres tisserands
verviétois, puis, vers le même temps, L'Ami du Peuple, que dirigeait
Mathèwe, un ouvrier tailleur de Liège. En 1868, Philippe Coenen, ouvrier
cordonnier anversois, fondait De Werker et Louis Bertrand, alors
ouvrier marbrier, éditait en 1878 La Voix de l'Ouvrier .
Cette année, c'est le quotidien ouvrier Vooruit qui paraît à Gand. On a
déjà connu beaucoup de ces feuilles - éphé- mères souvent -, comme le
Werkerver- bond, La Cigale, La Tribune du Peuple, L'Economie sociale, La
Trique ou La Voix du Peuple.
Quelques-unes cependant parviennent à se
maintenir au prix de grands sacrifices que s'imposent leurs rédacteurs, leurs éditeurs,
leurs typographes et, parfois, leurs imprimeurs.
A Bruxelles, Le National
Belge est le seul quotidien démocrate ayant quelque renom, mais sa situation est
très critique.
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7 septembre 1884.
L
a semaine dernière, les libéraux défilaient dans les rues de Bruxelles, manifestant
contre le projet de loi organique de l'enseignement primaire proposé par Woeste et
Jacobs. En réponse, les catholiques ont organisé aujourd'hui une contre-manifestation.
Bien que Charles Buls, bourgmestre de la capitale, ait donné sa parole d'honneur
que l'ordre ne serait pas troublé, l'initiative paraît bien téméraire.
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Charles Woeste |
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La population de Bruxelles, foyer du libéralisme belge, reste cruellement
affectée par l'affront des élections du 10 juin. Dès 8 heures du matin, des
trains spéciaux en provenance de tous les coins du pays ont débarqué dans
les différentes gares environ 80.000 manifestants. Dès le début de leur
cortège, les provinciaux ont été confrontés à l'hostilité bruxelloise.
Toutes les députations allant du Nord au Midi, suivant la ligne
des boule- vards ou la rue Neuve, ont été copieusement huées ou siffées.
Bleuet à la boutonnière et sifflet aux lèvres, la grande majorité des
passants, apparte-nant à toutes les classes de la société, provoquaient les manifestants
par leur cri : "A bas la calotte !".
Au fur et à mesure que le cortège avançait,
la tension s'est accrue et on en est rapidement venu aux mains, aux coups de cannes et
de parapluies, sous les yeux impassibles de la garde civique et de la police bruxelloises.
Blessés et courbattus, les manifestants se sont dispersés pour se réfugier dans
les gares, leurs drapeaux lacérés et leurs grosses caisses crevées.
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20 septembre 1884.
A
u cours d'une audience qu'ils avaient obtenue ce 17 septembre, les bourgmestres
libéraux ont tenté de décider le roi de ne pas sanctionner la loi scolaire votée par
les Chambres. En vain. Cette loi, promulguée aujourd'hui et appelée Loi Jacobs, détruit
l'effort centralisateur du libéralisme, en affirmant le caractère communal que doit
avoir l'enseignement primaire.
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L'école du village, désormais aux mains des communes |
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L'Etat s'applique, en matière d'enseignement, à préparer sa destitution. La direction
des écoles est rendue aux communes. Celles-ci sont autorisées à adopter des écoles
privées, c'est-à-dire les subventionner. Elles peuvent aussi se prononcer sur la
question de l'enseignement de la religion et de la morale dans leurs écoles.
Toutefois, si la commune s'y refuse, il suffit d'une demande signée par vingt pères
de famille pour que l'Etat l'oblige à adopter une école privée. En revanche, si vingt
pères de famille l'exigent, l'école communale neutre reste maintenue.
Il semble
que, tant par conviction que par économie, les communes rurales adopteront sans
hésiter l'école catholique.
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26 octobre 1884.
C'
est par solidarité ministérielle que Jules Malou, chef du gouvernement catholique, a
démissionné de sa fonction, suivant ainsi Victor Jacobs et Charles Woeste dans leur
retraite.
Chargé par le roi de reconstituer le ministère, le catholique modéré
August Beernaert a formé un nouveau cabinet. Personne ne semble plus qualifié que lui
pour mener une politique de conciliation et rallier au parti catholique tous les
hésitants dont dépend presque toujours l'issue des scrutins.
Agé de 55 ans, cet
ancien juriste est donc arrivé au faîte de sa carrière. Dès 1873, Jules Malou lui
avait confié le portefeuille des Travaux publics. Il s'est ancré dans la politique en
devenant en 1876 député de Tielt, dans sa province natale. Passé dans l'opposition en
1878, il s'est distingué par le talent, l'ardeur, l'esprit pondéré et équilibré avec
lesquels il a défendu les libertés publiques, spécialement la liberté d'enseignement;
Devenu président de la Fédération des Associations Catholiques, Beernaert fut une grande
figure de la dernière campagne électorale, exposant avec une grande largeur de vues le
programme du parti catholique.
"Nous étonnerons le monde par notre modération",
disait-il.
En devenant chef du cabinet, il prend les Finances; le chevalier
de Moreau obtient les portefeuilles de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics
mais est remplacé aux Affaires étrangères par le prince de Caraman-Chimay. Devolder
succède à Woeste à la Justice et le ministère de l'Intérieur va à Thonissen, professeur
à l'université de Louvain et juriste réputé. Le ministère de la Guerre est confié au
général Pontus et celui des Chemins de fer à Vandenpeereboom.
Ce nouveau cabinet
compte sept ministres contre six dans le précédent.
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Novembre 1884.
L'
Allemagne vient de reconnaître à l'Association Internationale du Congo le statut de
puissance souveraine.
Si la convention signée entre l'empereur d'Allemagne et le
roi des Belges ne comporte qu'une carte ne portant pas mention du Kasai ni du Katanga,
l'évènement est important, puisqu'il consacre une volonté européenne commune.
Le 23 avril, la France avait accepté l'Association (Léopold II lui avait promis un droit
de préemption en cas de vente des territoires acquis dans le bassin du Congo), et les
Etats-Unis, le 22 avril, avaient reconnu le drapeau bleu à étoile d'or comme celui
d'un gouvernement ami.
Une crise a pu être évitée avec le Portugal qui conservait
de son expansion du XVè siècle des droits qu'il jugeait historiques sur l'embouchure
du Congo. Lorsque Londres reconnut ces droits qui privaient les territoires de l'intérieur
de tout débouché naturel sur la mer, la France et l'Allemagne, qui se rapprochaient,
refusèrent d'admettre les prétentions armées de Lisbonne, dont les canonnières croisaient
de Banana à Boma.
Ils firent pression sur l'Angleterre, et le Portugal a donc
dû se contenter de l'enclave de Kabinda.
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18 décembre 1884.
L
e manifeste de la Ligue Libérale, formée des dissidents de l'association de Bruxelles
(dont MM. Buls, Bischoffsheim, Van Humbeek et Vanderkinderen), vient de paraître.
Après la déroute libérale aux élections de juin, un mouvement s'était affirmé
contre l'hégémonie des progressistes de Paul Janson, qui effraie les libéraux catholiques
de province. Les élections communales d'octobre avaient reconduit une majorité libérale à
Bruxelles, mais en novembre, le ton de la polémique avait monté entre La Flandre
Libérale et La Réforme.
Le 26, Van Humbeek, chef de file des doctrinaires,
succédait à Janson à la présidence de l'association bruxelloise et convoquait, pour le
12 décembre à l'Alhambra, une assemblée générale invitée à voter la révision du programme
et des statuts de l'association.
A sa grande surprise, seule une minorité y a
soutenu sa proposition et les progressistes étant restés les maîtres du terrain, il a
démissionné le lendemain. Ses amis doctrinaires l'ont suivi, soutenant que le vote du
12 ne s'est pas effectué dans des conditions démocratiques.
La scission affaiblira
certainement cette formation politique déjà fort éprouvée.
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1884.
L
es expéditions de Stanley, envoyé en Afrique par Léopold II pour le compte de
l'Asociation Internationale du Congo, ont passionné l'opinion publique avide de
descriptions du mystérieux continent noir.
Nul doute que les oeuvres du lieutenant
de la marine marchande Edouard Manduau combleront la curiosité du public belge. Cet
officier a en effet été engagé par cette même association pour servir sous le commandement
du capitaine Hanssens. Arrivé à Boma, il est d'abord parti pour Vivi avant de regagner
Léopoldville, explorer la rivière Djué et diriger le poste de Kimpoko.
Son
dévouement n'étouffe pas son sens artistique. Séduit par l'exubérante nature tropicale,
il l'évoque dans ses toiles avec une justesse non dénuée d'émotion, hissant ses peintures
bien au-dessus de la carte postale exotique.
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1884.
L
e chanoine Jean-Baptiste Carnoy, professeur de botanique et de biologie cellulaire
à l'université de Louvain, publie une nouvelle synthèse de ses travaux, en 300 pages,
chez l'éditeur Van In à Lierre. Le recueil s'intitule La Biologie cellulaire. Etude
comparée de la cellule dans les deux règnes au triple point de vue anatomique, chimique
et physiologique.
Il s'agit d'un état de la question tout à fait original
des recherches menées à Louvain sur la biologie de la cellule.
La revue La
Cellule, créée cette année par le chanoine Carnoy lui-même et quelques-uns de ses
collègues, devrait en enregistrer les prolongements.
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- 2 février : La première exposition du Groupe des XX ouvre ses portes au
Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Félicien Rops provoque un tollé avec La
Tentation de Saint-Antoine où une femme nue se substitue au Christ. Le Groupe
des XX, animé par les avocats et esthètes Edmond Picard et Octave Maus, occupera
le premier plan de l'avant-garde artistique en Belgique et en Europe.
- 28 mai : Une loi crée la Société Nationale des Chemins de Fer Vicinaux,
qui associe l'Etat, les provinces et les communes.
- 9 juillet : L'île Zingatini, aux Stanley Falls, à plus de quatre cents
lieues de l'Atlantique, voit s'installer le premier Belge qui ait été si loin au
coeur de l'Afrique, le mécanicien bruxellois Louis Amelot.
- 4 août : Le gouvernement fait voter par la Chambre les crédits nécessaires
au rétabliqqement de la légation près du Saint-Siège. Les relations diplomatiques
avec le Vatican sont ainsi rétablies.
- 9 août : Les bourgmestres des quatorze villes les plus importantes du
pays forment le "Compromis des communes" et demandent audience au roi, dans
l'espoir d'obtenir de lui qu'il refuse sa sanction à la loi scolaire.
- 16 septembre : Une ligne téléphonique spéciale établie entre le théâtre
de la Monnaie et le palais de Laeken permet à la reine d'entendre tout l'opéra
Guillaume Tell.
- 19 octobre : Prenant prétexte de l'insuccès des catholiques aux élections
communales qui, dans toutes les grandes villes, sauf Bruges, ont profité aux
libéraux, Léopold II laisse entendre aux deux ministres qu'il considère comme
ses ennemis personnels, en raison de leur opposition aux réformes militaires,
Victor Jacobs et Charles Woeste, qu'il ne jouissent plus de la confiance du pays
et doivent donc démissionner.
- 20 octobre : La téléphonie interurbaine interne est inaugurée par la
mise en relation des réseaux téléphoniques de Bruxelles et d'Anvers.
- 22 octobre : Le chef du gouvernement Jules Malou démissionne par solidarité
envers ses deux collègues.
- 8 novembre : Signature d'une convention entre "S.M. l'empereur d'Allemagne
et S.M. le roi des Belges". Elle comporte une carte des frontières du Congo, mais
sans le Kasaï et le Katanga.
- 15 novembre : Début de la Conférence internationale de Berlin présidée
par le prince de Bismarck.
- 1884 : La totalité de la production d'Ensor est refusée au Salon de
Bruxelles.
- 1884 : ULe Liégeois Edouard Remouchamps écrit Tati l'Perriqui
(François le Perruquier), un vaudeville qui obtiendra en Wallonie un succès sans
précédent et qui exercera une influence décisive sur le développement du théâtre
wallon;
- 1884 : James Ensor publie un article satirique intitulé Trois semaines
à l'Académie dans L'Art Moderne, qui est devenu l'organe du Groupe des
XX.
- 1884-1885 : Dépression industrielle en Belgique.
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