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FAITS MARQUANTS ANNEE 1884

4 février 1884 - Les griefs des catholiques belges.
18 mars 1884 - Les catholiques prêts pour les élections.
10 juin 1884 - Elections fatales pour les libéraux.
10 juin 1884 - Les Bruxellois ont été bernés aux élections.
23 juillet 1884 - La revanche du cabinet Jules Malou.
31 août 1884 - Le journal Vooruit paraît à Gand.
7 septembre 1884 - La journée des grosses caisses défoncées.
20 septembre 1884 - Des écoles communales catholiques.
26 octobre 1884 - Changement de tendance : August Beernaert succède à Jules Malou.
Novembre 1884 - L'Allemagne reconnaît l'AIC.
18 décembre 1884 - Zizanie chez les libéraux bruxellois.
1884 - Manduau, le premier peintre colonial.
1884 - Vers une biologie cellulaire ?.
Autres dates importantes.



Les griefs des catholiques belges.

4 février 1884.

L a première réunion des adhérents de l'Union nationale pour le redressement des griefs des catholiques belges s'est tenue cet après-midi dans la grande salle du Cercle catholique de Bruxelles.

Le cabinet Malou-Jacobs-Woeste

 L'assemblée a confirmé le bureau  provisoire dans ses fonctions, avec  Collinet de De Burlet à la présidence,  Verhaegen et Schollaert au secrétarait.  Une assemblée générale affirmera le  programme catholique en vue des pro- chaines élections.

 Le manifeste de l'UNPRGCB a servi de  lettre de convocation à la séance.  S'opposant au "despotisme libéral", ce  texte reprend les trois points prin- cipaux de la plate-forme électorale  conservatrice énoncée samedi à An- vers par Jacobs, et qui doit être le  fondement à la politique d'un futur  gouvernement catholique homogène, à  savoir la réforme scolaire dès la prise de pouvoir, la réforme électorale et l'extension de l'autonomie provinciale et communale.


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Les catholiques prêts pour les élections.

18 mars 1884.

A ugust Beernaert a accepté la présidence de la nouvelle fédération des cercles catholiques et des associations conservatrices, en remplacement de M. de Cannart d'Hamale, démissionnaire et, ipso facto, nommé président d'honneur. Beenaert, député de Tielt, est connu pour son attachement à la liberté de l'enseignement et dispose d'un grand prestige auprès de l'électorat catholique.

Alors que les divisions sont de plus en plus évidentes parmi les libéraux, leurs adversaires semblent donc réunir toutes leurs forces en prévision des élections législatives du 10 juin prochain.

Comme Charles Woeste le réclamait déjà en mai 1883, la Fédération des Cercles Catholiques et des associations conservatrices rassemble les deux sections du mouvement, jusqu'ici séparées : les associations électorales, créées en 1864, et la Ligue des Cercles Catholiques, fondée en 1868.


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Elections fatales pour les libéraux.

10 juin 1884.

L es élections d'aujourd'hui constituent pour les libéraux une sévère défaite. En dépit de l'agitation de la rue, la masse des électeurs modérés a voté pour les catholiques.

Alors que les indépendants conquièrent d'emblée les 16 sièges de Bruxelles, les catholiques évincent complètement les libéraux dans la plupart des provinces : ces derniers perdent un siège dans le Luxembourg, trois dans la province de Namur, un à Bruges, un à Ostende, un à Anvers et trois à Nivelles. De 79 représentants à la Chambre, les libéraux tombent à 52, tandis que les catholiques passent de 59 à 70, sans compter leurs alliés, les seize indépendants.

"Ce n'est pas une dfaite, c'est un écrasement", écrit La Gazette. Ce résultat confirme les élections provinciales du mois de mai, brillant succès des catholiques, dû en grande partie à l'entrée en scène des électeurs capacitaires. Presque tous les ouvriers du chemin de fer le sont et ont voté contre les candidats libéraux, et plus particulièrement contre le ministre Olin, très impopulaire.

Le ministre Van Humbeek compte également parmi les vaincus. L'aboutissement de ces élections est un vrai constat d'échec pour la politique scolaire anticléricale et la politique financière adoptées par les libéraux.


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Les Bruxellois ont été bernés aux élections.

10 juin 1884.

"A vant de voter, électeurs, regardez vos feuilles de contribution !". Telle était le texte d'une affiche électorale catholique pour les élections communales d'aujourd'hui, qui ont sanctionné la déconfiture libérale à Bruxelles. Face à un parti libéral divisé, les catholiques, sans élus à Bruxelles depuis 75 ans, avaient imaginé de faire appel aux mécontents et aux "dégoutés de la politique des partis" en présentant une liste faussement "indépendante", dirigée par le prince de Mérode et le comte d'Oultremont.

Cette liste de catholiques déguisés a ravi plusieurs sièges aux libéraux bruxellois. Comme, ailleurs dans le pays, les libéraux ont essuyé quelques échecs, c'en est donc fini du ministère Frère-Orban, que les catholiques avaient combattu non seulement sur le plan confessionnel, mais aussi sous l'angle de la fiscalité.

Ils avaient en outre prétendu que certains députés libéraux s'étaient largement emplis les poches grâce aux jetons de séance.


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La revanche du cabinet Jules Malou.

23 juillet 1884.

"D epuis quelques mois, face à un parti catholique en train de rassembler ses forces pour lutter contre le "Grand cabinet libéral" fauteur de la "loi de malheur" qui avait déclenché la guerre scolaire, les libéraux se chamaillaient. Les "radicaux" conduits par Paul Janson réclamaient l'extension du droit de suffrage et s'opposaient aux "doctrinaires", tendance Frère-Orban, qui se déclaraient adversaires du suffrage universel.

Les élections législatives du 10 juin ont tranché en faveur des catholiques, qui l'ont emporté par 34 sièges. Jules Malou, chargé de former le cabinet, s'est entouré de coreligionnaires doctrinaires tels Charles Woeste, Victor Jacobs et Jules Vandenpeereboom. L'un d'eux s'est écrié à la Chambre : "Nous sommes les maîtres".

Comme il fallait s'y attendre, le premier objectif du gouvernement homogène catholique a été de s'attaquer à la législation scolaire mise en place par Van Humbeeck. Victor Jacobs a déposé aujourd'hui un projet de loi réorganisant l'enseignement primaire. L'enseignement religieux devrait à nouveau être inscrit au programme, les écoles normales redeviendraient libres et la communes pourraient recruter les instituteurs à leur guise.


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Le journal Vooruit paraît à Gand.

31 août 1884.

L a Belgique, "terre promise du capitalisme", comme vient de la qualifier Karl Marx, comptait 45 % d'illettrés lorsque les affiliés à l'Internationale des Travailleurs entreprirent de publier des journaux dans notre pays.

Le Vooruit, quotidien ouvrier flamand
publié à Gand

Ce fut, dès 1867, Le Mirabeau, rédigé  par de pauvres tisserands verviétois,  puis, vers le même temps, L'Ami du  Peuple, que dirigeait Mathèwe, un  ouvrier tailleur de Liège. En 1868,  Philippe Coenen, ouvrier cordonnier  anversois, fondait De Werker et Louis  Bertrand, alors ouvrier marbrier,  éditait en 1878 La Voix de l'Ouvrier .

Cette année, c'est le quotidien ouvrier  Vooruit qui paraît à Gand. On a déjà  connu beaucoup de ces feuilles - éphé-  mères souvent -, comme le Werkerver-  bond, La Cigale, La Tribune du Peuple,  L'Economie sociale, La Trique ou La  Voix du Peuple.

Quelques-unes cependant parviennent à se maintenir au prix de grands sacrifices que s'imposent leurs rédacteurs, leurs éditeurs, leurs typographes et, parfois, leurs imprimeurs.

A Bruxelles, Le National Belge est le seul quotidien démocrate ayant quelque renom, mais sa situation est très critique.


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La journée des grosse caisses défoncées.

7 septembre 1884.

L a semaine dernière, les libéraux défilaient dans les rues de Bruxelles, manifestant contre le projet de loi organique de l'enseignement primaire proposé par Woeste et Jacobs. En réponse, les catholiques ont organisé aujourd'hui une contre-manifestation.

Bien que Charles Buls, bourgmestre de la capitale, ait donné sa parole d'honneur que l'ordre ne serait pas troublé, l'initiative paraît bien téméraire.

Charles Woeste

 La population de Bruxelles, foyer du  libéralisme belge, reste cruellement  affectée par l'affront des élections du  10 juin. Dès 8 heures du matin, des  trains spéciaux en provenance de tous  les coins du pays ont débarqué dans les  différentes gares environ 80.000  manifestants. Dès le début de leur  cortège, les provinciaux ont été  confrontés à l'hostilité bruxelloise.

 Toutes les députations allant du Nord  au Midi, suivant la ligne des boule- vards ou la rue Neuve, ont été  copieusement huées ou siffées. Bleuet à  la boutonnière et sifflet aux lèvres, la  grande majorité des passants, apparte-nant à toutes les classes de la société, provoquaient les manifestants par leur cri : "A bas la calotte !".

Au fur et à mesure que le cortège avançait, la tension s'est accrue et on en est rapidement venu aux mains, aux coups de cannes et de parapluies, sous les yeux impassibles de la garde civique et de la police bruxelloises.

Blessés et courbattus, les manifestants se sont dispersés pour se réfugier dans les gares, leurs drapeaux lacérés et leurs grosses caisses crevées.


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Des écoles communales catholiques.

20 septembre 1884.

A u cours d'une audience qu'ils avaient obtenue ce 17 septembre, les bourgmestres libéraux ont tenté de décider le roi de ne pas sanctionner la loi scolaire votée par les Chambres. En vain. Cette loi, promulguée aujourd'hui et appelée Loi Jacobs, détruit l'effort centralisateur du libéralisme, en affirmant le caractère communal que doit avoir l'enseignement primaire.

L'école du village, désormais aux mains des communes

L'Etat s'applique, en matière d'enseignement, à préparer sa destitution. La direction des écoles est rendue aux communes. Celles-ci sont autorisées à adopter des écoles privées, c'est-à-dire les subventionner. Elles peuvent aussi se prononcer sur la question de l'enseignement de la religion et de la morale dans leurs écoles.

Toutefois, si la commune s'y refuse, il suffit d'une demande signée par vingt pères de famille pour que l'Etat l'oblige à adopter une école privée. En revanche, si vingt pères de famille l'exigent, l'école communale neutre reste maintenue.

Il semble que, tant par conviction que par économie, les communes rurales adopteront sans hésiter l'école catholique.


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Changement de tendance : August Beernaert succède à Jules Malou.

26 octobre 1884.

C' est par solidarité ministérielle que Jules Malou, chef du gouvernement catholique, a démissionné de sa fonction, suivant ainsi Victor Jacobs et Charles Woeste dans leur retraite.

Chargé par le roi de reconstituer le ministère, le catholique modéré August Beernaert a formé un nouveau cabinet. Personne ne semble plus qualifié que lui pour mener une politique de conciliation et rallier au parti catholique tous les hésitants dont dépend presque toujours l'issue des scrutins.

Agé de 55 ans, cet ancien juriste est donc arrivé au faîte de sa carrière. Dès 1873, Jules Malou lui avait confié le portefeuille des Travaux publics. Il s'est ancré dans la politique en devenant en 1876 député de Tielt, dans sa province natale. Passé dans l'opposition en 1878, il s'est distingué par le talent, l'ardeur, l'esprit pondéré et équilibré avec lesquels il a défendu les libertés publiques, spécialement la liberté d'enseignement; Devenu président de la Fédération des Associations Catholiques, Beernaert fut une grande figure de la dernière campagne électorale, exposant avec une grande largeur de vues le programme du parti catholique.

"Nous étonnerons le monde par notre modération", disait-il.

En devenant chef du cabinet, il prend les Finances; le chevalier de Moreau obtient les portefeuilles de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics mais est remplacé aux Affaires étrangères par le prince de Caraman-Chimay. Devolder succède à Woeste à la Justice et le ministère de l'Intérieur va à Thonissen, professeur à l'université de Louvain et juriste réputé. Le ministère de la Guerre est confié au général Pontus et celui des Chemins de fer à Vandenpeereboom.

Ce nouveau cabinet compte sept ministres contre six dans le précédent.


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L'Allemagne reconnaît l'AIC.

Novembre 1884.

L' Allemagne vient de reconnaître à l'Association Internationale du Congo le statut de puissance souveraine.

Si la convention signée entre l'empereur d'Allemagne et le roi des Belges ne comporte qu'une carte ne portant pas mention du Kasai ni du Katanga, l'évènement est important, puisqu'il consacre une volonté européenne commune.

Le 23 avril, la France avait accepté l'Association (Léopold II lui avait promis un droit de préemption en cas de vente des territoires acquis dans le bassin du Congo), et les Etats-Unis, le 22 avril, avaient reconnu le drapeau bleu à étoile d'or comme celui d'un gouvernement ami.

Une crise a pu être évitée avec le Portugal qui conservait de son expansion du XVè siècle des droits qu'il jugeait historiques sur l'embouchure du Congo. Lorsque Londres reconnut ces droits qui privaient les territoires de l'intérieur de tout débouché naturel sur la mer, la France et l'Allemagne, qui se rapprochaient, refusèrent d'admettre les prétentions armées de Lisbonne, dont les canonnières croisaient de Banana à Boma.

Ils firent pression sur l'Angleterre, et le Portugal a donc dû se contenter de l'enclave de Kabinda.


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Zizanie chez les libéraux bruxellois.

18 décembre 1884.

L e manifeste de la Ligue Libérale, formée des dissidents de l'association de Bruxelles (dont MM. Buls, Bischoffsheim, Van Humbeek et Vanderkinderen), vient de paraître.

Après la déroute libérale aux élections de juin, un mouvement s'était affirmé contre l'hégémonie des progressistes de Paul Janson, qui effraie les libéraux catholiques de province. Les élections communales d'octobre avaient reconduit une majorité libérale à Bruxelles, mais en novembre, le ton de la polémique avait monté entre La Flandre Libérale et La Réforme.

Le 26, Van Humbeek, chef de file des doctrinaires, succédait à Janson à la présidence de l'association bruxelloise et convoquait, pour le 12 décembre à l'Alhambra, une assemblée générale invitée à voter la révision du programme et des statuts de l'association.

A sa grande surprise, seule une minorité y a soutenu sa proposition et les progressistes étant restés les maîtres du terrain, il a démissionné le lendemain. Ses amis doctrinaires l'ont suivi, soutenant que le vote du 12 ne s'est pas effectué dans des conditions démocratiques.

La scission affaiblira certainement cette formation politique déjà fort éprouvée.


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Manduau, le premier peintre colonial.

1884.

L es expéditions de Stanley, envoyé en Afrique par Léopold II pour le compte de l'Asociation Internationale du Congo, ont passionné l'opinion publique avide de descriptions du mystérieux continent noir.

Nul doute que les oeuvres du lieutenant de la marine marchande Edouard Manduau combleront la curiosité du public belge. Cet officier a en effet été engagé par cette même association pour servir sous le commandement du capitaine Hanssens. Arrivé à Boma, il est d'abord parti pour Vivi avant de regagner Léopoldville, explorer la rivière Djué et diriger le poste de Kimpoko.

Son dévouement n'étouffe pas son sens artistique. Séduit par l'exubérante nature tropicale, il l'évoque dans ses toiles avec une justesse non dénuée d'émotion, hissant ses peintures bien au-dessus de la carte postale exotique.


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Vers une biologie cellulaire ?

1884.

L e chanoine Jean-Baptiste Carnoy, professeur de botanique et de biologie cellulaire à l'université de Louvain, publie une nouvelle synthèse de ses travaux, en 300 pages, chez l'éditeur Van In à Lierre. Le recueil s'intitule La Biologie cellulaire. Etude comparée de la cellule dans les deux règnes au triple point de vue anatomique, chimique et physiologique.

Il s'agit d'un état de la question tout à fait original des recherches menées à Louvain sur la biologie de la cellule.

La revue La Cellule, créée cette année par le chanoine Carnoy lui-même et quelques-uns de ses collègues, devrait en enregistrer les prolongements.


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Autres dates importantes.


- 2 février : La première exposition du Groupe des XX ouvre ses portes au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Félicien Rops provoque un tollé avec La Tentation de Saint-Antoine où une femme nue se substitue au Christ. Le Groupe des XX, animé par les avocats et esthètes Edmond Picard et Octave Maus, occupera le premier plan de l'avant-garde artistique en Belgique et en Europe.


- 28 mai : Une loi crée la Société Nationale des Chemins de Fer Vicinaux, qui associe l'Etat, les provinces et les communes.


- 9 juillet : L'île Zingatini, aux Stanley Falls, à plus de quatre cents lieues de l'Atlantique, voit s'installer le premier Belge qui ait été si loin au coeur de l'Afrique, le mécanicien bruxellois Louis Amelot.


- 4 août : Le gouvernement fait voter par la Chambre les crédits nécessaires au rétabliqqement de la légation près du Saint-Siège. Les relations diplomatiques avec le Vatican sont ainsi rétablies.


- 9 août : Les bourgmestres des quatorze villes les plus importantes du pays forment le "Compromis des communes" et demandent audience au roi, dans l'espoir d'obtenir de lui qu'il refuse sa sanction à la loi scolaire.


- 16 septembre : Une ligne téléphonique spéciale établie entre le théâtre de la Monnaie et le palais de Laeken permet à la reine d'entendre tout l'opéra Guillaume Tell.


- 19 octobre : Prenant prétexte de l'insuccès des catholiques aux élections communales qui, dans toutes les grandes villes, sauf Bruges, ont profité aux libéraux, Léopold II laisse entendre aux deux ministres qu'il considère comme ses ennemis personnels, en raison de leur opposition aux réformes militaires, Victor Jacobs et Charles Woeste, qu'il ne jouissent plus de la confiance du pays et doivent donc démissionner.


- 20 octobre : La téléphonie interurbaine interne est inaugurée par la mise en relation des réseaux téléphoniques de Bruxelles et d'Anvers.


- 22 octobre : Le chef du gouvernement Jules Malou démissionne par solidarité envers ses deux collègues.


- 8 novembre : Signature d'une convention entre "S.M. l'empereur d'Allemagne et S.M. le roi des Belges". Elle comporte une carte des frontières du Congo, mais sans le Kasaï et le Katanga.


- 15 novembre : Début de la Conférence internationale de Berlin présidée par le prince de Bismarck.


- 1884 : La totalité de la production d'Ensor est refusée au Salon de Bruxelles.


- 1884 : ULe Liégeois Edouard Remouchamps écrit Tati l'Perriqui (François le Perruquier), un vaudeville qui obtiendra en Wallonie un succès sans précédent et qui exercera une influence décisive sur le développement du théâtre wallon;


- 1884 : James Ensor publie un article satirique intitulé Trois semaines à l'Académie dans L'Art Moderne, qui est devenu l'organe du Groupe des XX.


- 1884-1885 : Dépression industrielle en Belgique.


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© Chronique de la Belgique.
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